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Publié à 12:00 le 6.11.2012 dans 1. ACCUEIL
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1001 Fontaines je participe

 

1 badge = 1 an d'eau potable pour un enfant

 

 

Bonjour à tous,

Cela fait un petit bout de temps que le blog est en sommeil faute au travail et ...aux voyages et cela risque fort de perdurer jusqu'à la fin de l'année mais entre deux avions je tenais absolument à venir vous parler de l'action de l'association 1001 fontaines pour demain qui me tient particulièrement à coeur.

 

En 2012, plus de 1.5 milliards d’humains n’ont pas accès à une eau potable de qualité. C'est intolérable !

Un tiers de l’humanité survit avec moins de 5 litres d’eau par jour. Alors que nous consommons entre 100 et 150 litres par jour en France.

L'eau douce est une denrée rare et 6000 enfants meurent chaque jour pour avoir consommé une eau non potable. 

 

 

Fondée en  2004, l'association 1001 fontaines installe des mini-stations de traitement de l’eau au Cambodge et à Madagascar pour des populations dans des zones reculées. 

Ces fontaines, de la taille d’une grande armoire, traitent 700 litres d’eau par heure aux ultraviolets, ce qui permet d’éliminer tout risque de maladies bactériennes. Ces installations fonctionnent à l’énergie solaire, ce qui les rend autonomes et propres.

 

 


 

Leur prix unitaire est d’environ 15 000 euros, pour le matériel et l’installation.

 

Fin 2011, 48 fontaines alimentaient 60 000 personnes en eau potable au Cambodge et 11 d’entre elles ont été installées à Madagascar. L’objectif de l’association est d’en installer une cinquantaine par an, pour aider 40 à 80 000 personnes.

 

 


 

Ces actions sont en partie financées par le groupe NM Medical qui donne de l’argent à 1001 fontaines à chaque fois qu’un blogueur publie sur son site le logo de l’association. 

Si vous avez un blog, vous pouvez faire comme moi et vous aussi réaliser cette action très simple en allant voir sur le site de NM Medical

http://www.nmmedical.fr/1001fontaines/

 

Si vous voulez en savoir plus sur l'action à Madagascar c'est ici :

http://www.synergiesolaire.org/download/PRESENTATION_PROJET_Synergie_Solaire_Madagascar.pdf

 et ici :

http://www.1001fontaines.com/fr/02_projets/20_Madagascar.php

 

 

A bientôt !!!

 

 

 

 

 



Publié à 08:17 le 6.11.2012
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Bonne et Heureuse Année 2012

 
Pour cette nouvelle année, je vous souhaite d'être entouré de ceux que vous aimez,
de vivre des moments intenses
et de savourer le quotidien."

Bonne Année 2012 !!!
 
 

 
 
 
 


Publié à 04:03 le 12.01.2012 dans 1. ACCUEIL
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Hello me voici de retour après de longs mois sans activité sur ce blog, faute de disponibilité, et oui pour pouvoir partir plus longtemps à Mada et bien il faut mettre les bouchées doubles au boulot. Gros problèmes des temps modernes, il est très difficile de tout concilier!!!

Je vais essayer de revenir  tout doucement pour remettre un peu à jour les infos, vous faire partager mes petites trouvailles et vous raconter un peu comment se sont déroulés mes derniers séjours à Madagascar. A bientôt.

 

 



Publié à 03:56 le 7.08.2011 dans 1. ACCUEIL
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Bonne année 2011

 
 
 
 
 


Publié à 06:24 le 17.01.2011
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A la découverte de Madagascar
 
 
Bienvenue - Tonga soa
 
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Merci - Misaotra
 
     

        

 


Publié à 10:40 le 30.07.2009 dans 1. ACCUEIL
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Présentation

Un voyage à Madagascar est toujours une aventure
et surprendra plus d’un voyageur à la recherche d’horizons lointains.
Séparée de l’Afrique depuis au moins 160 millions d’années, ce pays, très vaste, est la quatrième île du monde par sa superficie avec ses 5000 km de littoral très préservé.
Madagascar étire du nord au sud ses 1600 kilomètres le long du Canal du Mozambique, qui baigne sa côte ouest, et dans l’immense Océan Indien.
Rouge sang, la latérite évoque la terre africaine. Vert émeraude, les rizières en terrasse font surgir un paysage asiatique.
Ni africaine, ni asiatique, MADAGASCAR, l'île immense, riche de ses mystères, désoriente.
Terre de contraste aux multiples visages, magique et mystérieuse, des zones sub arides du Sud aux collines verdoyantes des Hautes-Terres, le voyageur éprouve une véritable sensation de liberté.
 
Un voyage à Madagascar est un périple qui se mérite :
il conviendra de laisser au portemanteau ses habitudes de confort et ses besoins de comparaisons.
Il suffit d’être à l’écoute avec son cœur, de faire preuve de curiosité envers une culture totalement différente de la nôtre et de s’imprégner le regard de tant de merveilles naturelles.
MERCI DANIEL
Ma Vie s’est attachée à la tienne, peuple malgache
Avec cette force qui bouleverse et crée des liens d’Amitiés.
Devant cette misère, mon cœur crie, mes yeux se brouillent.
Accroche-toi, l’Avenir est devant toi si tu te bats sans relâche.
Garde cette nature qui est unique, respecte les traditions,
Apporte chaque jour un peu plus de volonté à tes pensées,
Soit celui qui décide, ta fierté en sera bientôt récompensée
Car l’on respecte toujours l’image de la réussite et de l’ambition.
Attention aux tentations rapides, elles sont souvent mirages,
Rassure tes enfants, tu t’engages pour leur destin, en vrai sage.
Pensée ou rêve pour un pays qui est si humain.
Jacques Rey, février 1997.
 
 

 



Publié à 10:39 le 30.07.2009 dans 1. ACCUEIL
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Meilleurs voeux pour 2010



Publié à 06:46 le 30.07.2009 dans 1. ACCUEIL
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L'Atelier d'Ankazobe

26/09/2011

 L'Atelier d'Ankazobe

Chez Violette et Dieudonné

 

http://www.boutique-bioparc.fr/partenaires/violette_et_dieudonne_madagascar.html

 

L'Atelier d'Ankazobe est un rendez-vous incontournable lors d’un passage à la Capitale,  une leçon de vie et de partage où chacun récolte les fruits de son propre travail !

Située à l'est d' Antananarivo, dans le quartier de Mandroseza, à 30 mn environ en taxi du centre ville au milieu des rizières,  la Ferronnerie d'Art de Violette et  Dieudonné vous ouvre ses portes.

Il y a maintenant vingt ans, Violette et Dieudonné, un  couple malgache héritent  de la petite ferblanterie familiale . Au départ, une dizaine d'ouvriers y travaillent.  Aujourd'hui plus de 450 hommes et femmes, toutes rejetées par la société malgache,  sont embarqués dans ce projet que le couple a monté, brique par brique, pour faire échec à la misère et au désespoir.

Seule condition de recrutement : être sans ressources ou handicapé. 

Violette et Dieudonné accueillent ces laissés pour compte de la société, handicapés, paumés, repris de justice, ex drogués ou encore femmes seules avec leurs enfants,  qui  trouvent dans ce lieu,  le travail nécessaire pour satisfaire leurs besoins vitaux  et ceux de leur famille et retrouver leur dignité d'êtres humains à part entière. Avec  un salaire  et trois repas par jour, ce métier leur permet de vivre de leur artisanat, de se soigner et de scolariser leurs enfants.
Les revenus issus de la vente des objets d’art sont réinvestis dans l’entreprise, qui s’autofinance totalement.
 

   

Contact :

Ferronnerie d'Art de Violette et Dieudonné

Lot VE 26 Ankazobe - Mandroseza

103 Antananarivo

finfitfan@yahoo.fr

00 261 20 24 264 91

 

 

 

 
 

Pour les photos et  en savoir un peu plus rendez-vous à cette adresse :

http://passmada.blog4ever.com/blog/index-130479.html

 

 



Publié à 06:07 le 30.07.2009 dans Coups de Coeur
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Mifohaza Masoala

 19/08/2011

MIFOHAZA MASOALA

 

             

 

http://raziasaid.com/mm/cause.htm 

   

Apporter un soutien aux communautés locales et générer des revenus durables pour la population vivant autour de la forêt,  tels sont les défis à relever. Les régions concernées sont la SAVA. Un festival de musique va être  organisé par des  artistes locaux notamment Rajery, Razia Said pour célébrer l’année mondiale de la forêt qui se tiendra le 24 septembre prochain jusqu’au 1er octobre à Ambodirafia à l’orée de la forêt de Masoala.

Cette manifestation intitulée « Mifohaza Masoala » consiste à faire participer les villageois, en créant des sources d’inspirations, en les sensibilisant, en les motivant à être fiers de leurs ressources naturelles et en leur proposant des solutions durables pour améliorer leur vie. Cet évènement qui durera sept jours, permettra d' organiser un reboisement et une restauration de la forêt de Masoala afin d'aider le parc national de Masoala à regagner son statut de site touristique et surtout à faire
prendre conscience des problèmes de déforestation à Madagascar et encourager les efforts pour stopper les trafics dans le Parc.

L’association Tany Meva, fondatrice de cet événement a choisi Masoala parce que Razia Said, l’initiatrice de ce projet est originaire d’Antalaha. Lire le post dans la rubrique "Musique" à son sujet.

 

Mifohaza Masoala est une cause environnementale portée par la musique.

L’événement commencera par une procession musicale « La marche des 10.000  arbres » qui partira de la capitale Antananarivo, et traversera la campagne, ameutant sur son passage toute la population grâce à des concerts impromptus tout au long du chemin. Cette procession se terminera par l’un des plus ambitieux festivals de musique jamais organisé à Madagascar. Une sélection exclusive de musiciens malagasy et internationaux attirera les quelques 70.000 habitants vivant autour de la forêt.

Ces différents événements devraient être relayés par la presse tant nationale qu’internationale. D’ores et déjà, des entités de conservation d’envergure mondiale sont prêtes à soutenir ce mouvement.

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 06:05 le 30.07.2009 dans Coups de Coeur
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Augustin Sarovy

 

Augustin Sarovy

 

 

Un personnage, haut en couleur, se bat quotidiennement pour faire prendre conscience à la population de la nécessité de préserver leur forêt. Vous le reconnaitrez si vous avez suivi l'emission " Rendez-vous en terre inconnue" avec l'acteur Thierry Lhermitte qui découvrait pour la première fois Madagascar.

 

Il s'agit d'Augustin Sarovy
 


Augustin Sarovy est biologiste, diplômé de l'université de Jussieu (Paris).

Le destin de ce Malgache d’une  trentaine d’année est un véritable conte de fées.

Son histoire, son enthousiasme et son combat le rendent extrêmement attachant.
A la suite d'un drame familial, il doit quitter son village natal d'Ambodivoangy, à l'âge de 11 ans. Il va grandir seul dans la brousse en exerçant tous les métiers, notamment chercheur d'or.

Dans son errance, il assiste impuissant à l'agonie de villages entiers, victimes d'une désolation qu'ils ont eux-mêmes  provoqué en détruisant la forêt.

Cette vision l'obsède.

Mais contrairement à beaucoup de ses compatriotes, il n'est pas fataliste.


Son existence bascule à 20 ans lorsqu'il devient assistant d'un scientifique français en mission dans la région. Quelques années plus tard, et un diplôme de biologiste en poche, il retourne dans son village et fonde l'ONG "Antongil Conservation" dont le but est la conservation de la dernière forêt humide de Madagascar.

http://www.maroantsetra.com/pages/antongil_conservation.html

Comment a commencé cette aventure ?

J'ai toujours aimé la forêt et je pense qu'après avoir vécu avec mon père, qui a détruit de la forêt pour vivre, vu des amis qui mangeaient des lémuriens, il fallait que je fasse quelque chose. Comme j'étais guide pour les touristes dans un des parcs nationaux de Madagascar, je me suis dit : ici la nature est déjà sauvée, donc je vais aller sauver la forêt de mon village. Depuis 1995, j'ai guidé les touristes sans me faire payer, en échange de quoi ils devaient m'aider à créer l'association pour la conservation.

En quoi consiste votre approche ?

C
'est simple, car le problème de développement et de conservation à Madagascar est culturel. Donc, notre but est d'apprendre aux gens à comprendre comment faire autrement que brûler la forêt. Je me suis dit  que quand on est malade et qu'on a des blessures, la réussite des "soins" se fait aussi avec la fête et ce qui fait du bien; et ce que les gens préfèrent, c'est la musique et la danse. Ainsi, pour faire passer  notre message pédagogique, nous avons réussi à rassembler plus de 10 000 personnes dans un grand concert pour la forêt. L'année prochaine, j'espère faire venir 20 000 paysans de tous les villages alentour, et  surtout leur faire organiser la fête eux-mêmes. C'est comme  pour tous les projets de développement dans la région : nous voulons une approche où les gens participent et ne sont pas des assistés.

Augustin Sarovy avec sa guitare et ses comptines sensibilise les plus jeunes à la protection de l'environnement. Il chante dans les écoles pour sensibiliser les enfants à la défense de la grenouille tomate "sangongon" ou du lémurien.

« Un album vendu, c'est dix arbres cultivés, » sourit l'artiste, qui éditera bientôt un deuxième album.

Source : france5.fr

 

 



Publié à 06:00 le 30.07.2009 dans Coups de Coeur
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Les Rois et Reines de Madagascar

 15/08/2011

 

 

 

 

Les récits des premiers navigateurs européens sont les principales sources historiques sur l'île et ses habitants.

L'histoire de Madagascar demeure encore très largement inconnue jusqu'à la fin du XVIe siècle, époque durant laquelle émergea le royaume mérina sur le plateau central. Sa naissance s'élabora sous le règne d'Andriamanelo (vers 1540-1575) mais c'est son fils et héritier, Ralambo (vers 1575-1610) qui en est considéré comme le véritable fondateur.

À la mort d'Andriamasinavalona au XVIIe siècle, le royaume disparut, partagé entre les quatre fils du défunt, et il fallut attendre le règne du roi Andrianampoinimerina (vers 1787-1810) pour assister à la réunification et à la naissance d'un État moderne.

   

Le roi Andrianampoinimerina
(1740-1810)

Règne 1786-1810

 

 

FIN XVIII ET DEBUT XIX siècle 

 

Avant l'arrivée d' Andrinampoinimerina,   le pays compte de nombreux royaumes indépendants.

 

On trouve au sud-est, les ethnies aux origines arabo-islamiques (Antambahoaka, Antemoro, Antanosy et Antesaka).

 

Les peuplades essentiellement pastorales, comme les Bara, les Mahafaly, Antandroy et autres Masikoro se partagent les vastes territoires du sud de l'île.

 

A l'ouest s'étendent les immenses royaumes Sakalava du Menabe et celui du Boina, plus récent (XVIIIe siècle).

 

Sur la côte orientale, les Betsimisaraka assoient leur autorité, alors que sur les Hautes Terres, les royaumes Betsileo mais surtout Merina étendent leur domination.

 

La traite des esclaves favorise alors une politique d'expansion territoriale et profite à ceux qui disposent d'armes à feu.

 

L'unificateur du royaume merina, et de Madagascar, fut Andrianampoinimerina. Il soumit les Betsileo et les Sihanaka des Hautes Terres et organisa son royaume en fokolona, unités sociopolitiques constituées à partir des structures traditionnelles.  Son ambition territoriale se résume  par cette phrase : "La mer sera la limite de ma rizière".

 

Il institue les "12 collines sacrées de l'IMERINA" en plaçant chacune d'elles sous l'autorité de l'une de ses épouses.  Suite à ses conquêtes dans l'ensemble du pays, il va relancer le développement urbain de la ville d'ANTANANARIVO en faisant sa capitale.

 

Il entreprend pour la capitale une série de travaux qui vont conférer à la ville un nouvel élan.

Grand administrateur, il crée des lois organisant le cadre de la vie quotidienne de ses sujets (justice, réglementation des marchés et du commerce, construction des digues, …).

 

Il laissa le souvenir d’un roi sage, grand conquérant et fin stratège : il fit de l’Imerina une grande puissance étendue sur la majeure partie du territoire malgache.

 

Son règne exceptionnel restera gravé dans les annales de l’Histoire des Rois et des Reines de Madagascar ; ainsi que dans la tradition orale transmise de génération en génération. Le roi imerina sans doute le plus célèbre de la dynastie, reconnu pour sa fermeté et également pour son sens du dialogue et de la justice  " Je construis des digues, c'est pour que vous ayez de l'eau de riz, vous mes sujets. Je donnerai de l'eau de riz aux grands et j'en donnerai aussi aux petits, car je veux que chacun fasse entrer l'eau chez lui, qu'il soit petit ou qu'il soit grand".
 

Le règne d'Andrianampoinimerina marque la fin de l'époque Ntaolo (des ancêtres) authentiquement malgache sans aucune influence occidentale.

 

En effet  le roi merina le plus connu est le dernier à avoir porté des habits traditionnels comme le pagne court, sorte de toge rouge. Seuls les rois étaient en droit de se vêtir de cette toge de couleur rouge. Les cheveux tressés, les hommes tout comme les femmes se tressaient les cheveux. Il portait aussi un chapeau et bien que l'on ne peut voir sa couleur il paraît que son chapeau était rouge car les couleurs royales sont le rouge et le blanc. Il avait toujours avec lui sa sagaie, qui est symbole de justice et de pouvoir  et qui le représente en tant que chef de l'armée. Il porte aussi beaucoup de bijoux comme tous les rois : chevillères bracelets, médaillon visible sur son front, et colliers.

 

 


Aucune photos fiables existent vraiment et ce n'est que longtemps après sa mort que des dessins sont apparus le concernant.

 

Il meurt en 1810 laissant la place à son fils : Radama Ier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 01:56 le 30.07.2009 dans Histoire de Madagascar
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Radame 1er

 

RADAME 1er

LE CONQUERENT

1792-1828

 

 Règne 1810-1828

 

Radama Ier prend le pouvoir en 1810, à la mort de son père, le roi Andrianampoinimerina. Son règne de 1810 à 1828 est considéré comme le début de la création de l'État malgache moderne.

Il  poursuit l'œuvre de son père en entreprenant de conquérir l'île entière, aidé dans sa politique par les Britanniques. Les traités anglo-malgaches de 1817 et 1820 le reconnaissent comme étant roi de Madagascar et apportent une coopération militaire, culturelle et religieuse. En contrepartie Radama 1er doit renoncer à la traite des esclaves. Les troupes du roi Radama 1er contrôlent assez facilement la côte orientale de l'île ainsi que l'ensemble des Hautes Terres mais échouent dans le vaste pays Sakalava.

Peu de documents existent de cette période, mais un événement va changer la configuration de la société Merina et la physionomie de la ville : le souverain va en effet lever la loi instaurée par son père interdisant l'accès à l'Imerina aux étrangers.

Il introduit peu à peu, à la cour, les mœurs occidentales. Des missionnaires protestants s’établissent dans la capitale,  des écoles sont progressivement ouvertes. 

 

 

Maîtrisant l’écriture arabico-malgache (appelée "Sora-Be") et pouvant communiquer en français (ainsi qu’en anglais), le Roi contribue activement à l’expansion des travaux des missionnaires étrangers.

Très attaché au développement de l’enseignement, le roi fit venir de nombreux artisans étrangers pour enseigner dans les écoles et plusieurs dizaines d’étudiants furent envoyés à l’Ile Maurice et au Royaume-Uni pour poursuivre leurs études.

 A partir de ce moment, de nombreux missionnaires européens vont alors venir s'installer dans la capitale apportant avec eux leur technique, leur culture et leur religion.

Grâce à des instructeurs étrangers, il modernise son armée. Il renouvelle le traité avec les britanniques

Une hiérarchie et un règlement militaire strict furent instaurés,  des fusils, des canons et même des chevaux sont importés pour renforcer son armée.
Ainsi, les trois quarts de l’Ile et les ports présentant un intérêt stratégique et économique, tombent rapidement sous son contrôle.

 

Revue des troupes de Radame 1er

 
 

Le règne de Radama 1er sera de courte durée,  les nombreuses expéditions dans les régions insalubres du littoral auront raison de sa santé, le  roi RADAMA Ier  meurt  subitement à Antananarivo, le 27 juillet 1828, à seulement 36 ans.
 
En l’absence d’ héritier, son épouse montera  sur le trône sous le nom de RANAVALONA Ier.

  

 

 

 



Publié à 01:50 le 30.07.2009 dans Histoire de Madagascar
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Ranavalona 1er La Nationaliste

 

RANAVALONA 1ere

(1780 - 1861) 

LA NATIONALISTE

    Régne : 1828 - 1861

 

Superstitieuse, autoritaire, cruelle, inflexible, xénophobe exacerbée. C’est ainsi que ses contemporains dépeignent Ranavalona 1ère surnommée "la sanglante",  épouse et successeur de Radama 1er.

A l'opposé de ce qu'à fait son mari, elle expulsa tous les étrangers, rétabli l'ordre traditionnel et abolit le christianisme. Elle stoppa net l'influence étrangère.

En réalité, au début de son règne, bien au contraire elle est très appréciée de ses sujets qui enfin peuvent vivre dans une atmosphère de calme et de sérénité, loin des troubles continuels et des travaux incessants qui marquent le règne des deux précédents rois.  Mais elle s'aperçoit très vite de l'ingérence  des Européens  qui finira par mettre un terme à l’indépendance de Madagascar.

Elle réagit avec violence et devient intransigeance sans limites, complètement hostile à la présence étrangère. Elle interdit toute pratique des cultes européens et expulse vers l’île Maurice les missionnaires britanniques et prend dès lors des distances avec l’Angleterre dans de nombreux domaines.

Ranavalona 1ère poursuit cependant la modernisation de l’armée et facilite le commerce.

Un seul homme blanc est digne de rester à ses yeux, son amant Jean Laborde, qui fait de Mantaosa, une commune située à 40km de Tana un véritable complexe industriel (armes, savons, meubles, tissus…).

Mais le 13 mai 1845, une loi spéciale est édictée par la reine aux termes de laquelle traitants et commerçants sont mis en demeure de quitter l’Île ou d’être assujettis aux corvées royales, à tous les travaux et même à l’épreuve du tanguin.

Les Européens chassés, la Reine  se lance dans la répression : pendant près de 10 ans, 200 000 exécutions capitales auraient eu lieu.

 

En 1857, le fils de la reine, Rakoto, organise un complot avec le soutien d’Européens influents, mais le coup d’état est déjoué.

En représailles, la reine expulse tous les étrangers, et même Jean Laborde !

 

En 1858, le régime de terreur reprend de plus belle, jusqu’à la mort de la reine en 1861.

 

Elle  laissa le trône à son fils Rakoto , RADAMA II.

 

 

 Je vous conseille un livre qui m'a beaucoup plu qui se passe pendant cette période de l'histoire Malgache, il s'agit "Des larmes du Roi Radame" de Bernard Ucla



Publié à 01:30 le 30.07.2009 dans Histoire de Madagascar
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Radame II le Libéral

 

RADAME II

LE LIBERAL

(1829 - 1863)

 

  Règne : 1861-1863

 

Rakoto, fils de Ranavalona 1ère monte légalement sur le trône le 16 août 1861, sous le nom de Radama II .

Il s’engage dans une politique radicalement différente, en commençant par faire revenir Laborde qu’il nomme nouveau consul.

Il remet en place tout ce qui existait lors du règne de son père, et supprime la peine de mort, libère les chrétiens emprisonnés et ouvre de nouveau le pays aux influences étrangères.

De plus, il proclame la liberté de culte et de pensée, supprime corvées et privilèges, et engage un rapprochement avec la France.

Il est un roi très humain et très populaire, malgré la fragilisation des institutions et les traditionalistes qui s’opposent à la réouverture vers l’étranger. Des manifestations de la part des traditionalistes se font de plus en plus violentes.
Il signe  la Charte Lambert,  une charte accordant à Joseph Lambert, aventurier français, un droit d’exploitation exclusif de tout le nord de Madagascar. Dès lors, les ambitions coloniales s’affichaient ouvertement.  L'indépendance du pays est alors  largement compromise.


De plus en plus indifférent aux affaires du royaume, le roi refusa de revenir sur sa décision, préférant se consacrer aux amusements avec ses fidèles « menamaso » (« les yeux rouges »), ses compagnons d’orgie et tombant ainsi dans la débauche.

Le premier ministre et tous les notables du palais résolurent d’éliminer tous les « menamaso ». Et le roi se fait étrangler le 11 mai 1863 
avec une  cordelette de soie, comme il en convient à sa personne sacrée, afin qu’il n’y ait pas de sang royal versé.

Cette disparition brutale est un moyen de dénoncer la charte Lambert et de préserver l’indépendance du pays.


Toutefois, le système monarchique fut profondément ébranlé,  de nombreuses révoltes éclatèrent, conduites par des individus se prétendant être RADAMA II lui-même, ayant échappé miraculeusement à son assassinat.

Roi traître à son pays, incompétent et influençable, il fut considéré comme le piètre descendant d’une grande lignée de souverains majestueux : il n’est plus que « RADAMA nanjaka-tapany », celui qui n’a « régné qu’à moitié ». 

Il fut inhumé à la sauvette dans sa propriété d’Ilafy et son nom fut effacé de la liste officielle des souverains de Madagascar.

Toutefois, ayant servi les intérêts coloniaux français, ceux-ci cherchèrent longtemps à le réhabiliter, en faisant de lui le « prince de la renaissance malgache ».


    



Publié à 01:25 le 30.07.2009 dans Histoire de Madagascar
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La reine Rasoherina

 

La reine Rasoherina

(1814 - 1868)

 

    Règne 1863 - 1868 

 

Elle succéda à  son mari assassiné  le roi Radama II et régna jusqu'en 1868.

Douce et ferme, elle gouverna avec son Premier Ministre Rainivoninahitriniony, qu'elle épousa par la suite de façon à assurer un équilibre des pouvoirs entre la noblesse (andriana) et le peuple (hova).

Cette union matrimoniale servit de modèle pour la suite et fut répétée les règnes suivants.  
 

Ce règne, comme ceux qui suivirent, fut marqué par la personnalité du Premier ministre Rainilaiarivony, qui épousa successivement les trois  dernières reines, décida de la politique de Madagascar et fut le véritable interlocuteur des puissances étrangtères pendant 30 ans.

Pour éviter la main-mise européenne sur son pays, il le modernise, développe l’éducation  et se convertit au protestantisme avec une grande partie du peuple.

En 1894, les écoles du royaume comptent plus de 200 000 élèves, ce qui faisait de Madagascar l’un des pays les plus scolarisés au monde.

 

 

 

   

 



Publié à 01:24 le 30.07.2009 dans Histoire de Madagascar
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Ranavalona II la chrétienne

 

RANAVALONA II

LA CHRETIENNE

(1829 - 1883)
 
 
 
 Règne : 1868 - 1883 
 
 
 
 
La reine Ranavalona II succéda à la reine Rasoherina, sa cousine, après son décès survenu le 1er Avril 1868.
Son règne fut marqué par de grands événements historiques qui relancèrent le christianisme à Madagascar et  par une occidentalisation rapide du pays grâce, notamment, à une intense coopération avec les missionnaires britanniques.
Cette occidentalisation conduisit à l'abolition de la  la polygamie et de manière plus générale, réglementa l'ensemble de la vie politique et sociale des Malgaches. Elle poursuivit également la politique de sa cousine et prédécesseur, la reine Rasoherina, en interdisant le commerce de l'alcool et celui des esclaves.
 
En cherchant à abroger le traité franco-malgache de 1868 qui impliquait une reconnaissance implicite de la main-mise de la France sur les terres du royaume, Ranavalona II attisa le mécontentement des Français qui, en représailles, bombardèrent les principaux ports du pays, Tamatave et Majunga, en 1883.

Ranavalona II mourut quelques mois plus tard, le vendredi 13 juillet 1883
.

 



Publié à 01:23 le 30.07.2009 dans Histoire de Madagascar
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Ranavolona III, dernière Reine de Madagascar

 

 RANAVALONA III

La dernière Reine de Madagascar

(1861 - 1917) 

 

 règne 1883 - 1897

 

Quand la reine Ranavalona III monte sur le trône, son pays est en lutte contre les forces françaises. La marine française s’installe à Diégo-Suarez. En 1885 le royaume malgache est placé sous protectorat français.

L’armée française investit la capitale le 30 septembre 1895.

Le 15 octobre, le premier ministre Rainilaiarivony, époux de la reine, est destitué de ses fonctions et assigné à résidence.

Le 6 février 1896 il est envoyé en exil à Alger, où il décèdera six mois plus tard.

Le 6 août 1896, l’Assemblée Nationale française proclame Madagascar colonie française.

Le 7 septembre le général Gallieni fait son entrée à Tananarive.

Le 15 mars 1897 la dernière reine de Madagascar arrive à la Réunion  au port de la Pointe des Galets, à bord du navire Lapérouse : 1500 à 2000 personnes sont venues l’accueillir.

En novembre 1898 la reine est transférée en Algérie . Elle effectuera plusieurs séjours en France.

La dernière reine de Madagascar décède d’une embolie le 23 mai 1917 à Alger, à l’âge de 56 ans. Elle est alors inhumée au cimetière Saint-Eugène à Alger. Ce n’est que le 23 septembre 1938 que ses cendres sont exhumées pour être rapatriées à Madagascar, sur décision du Ministre des Colonies, Georges Mandel. Elle repose désormais dans le tombeau des reines, dans l’enceinte du « Rova », le palais royal, à Antananarivo, aux côtés des reines qui l’avaient précédée, Ranavalona Ière, Rasoherina et Ranavalona II.

               

 

                                       

 



Publié à 01:22 le 30.07.2009 dans Histoire de Madagascar
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Petite balade en photo entre Mahambo et Fénérive

 

Pour vous faire patienter un petit diaporama photo

que j'ai fait sur la côte Est entre Mahambo et Fénérive-Est en novembre 2007.

 

 

 

 

 



Publié à 10:31 le 29.07.2009 dans 2007 TAMATAVE FOULPOINTE MAHAMBO
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Conseils de lecture - Le goût des Autres

 

LE GOÛT DES AUTRES

Récit d’une Bretonne à Madagascar
Véronique Lunven

 

Editions Les Portes du Large 

 

Originaire de la région brestoise et petite-fille de paysans bretons, Véronique Lunven a, comme beaucoup d'autres jeunes Bretons aujourd'hui, succombé à l'appel du large. Curieuse de découvrir un pays dit " pauvre" , elle s'est immergée dans une petite ville de l'intérieur de Madagascar, à Tsiroanomandidy.

Avec l'Afdi-Bretagne, une ONG créée et animée par des agriculteurs bretons, elle y a coordonné, pendant deux ans, un programme d'échanges et de formation. 

Ecrit d'une plume alerte, son récit nous captive de la première à la dernière page.

Il nous fait découvrir, au quotidien, la vie des paysans malgaches, avec leurs difficultés, leurs peines, mais aussi leurs richesses de cœur, leurs joies et leurs espoirs.

Les histoires courtes sont autant d'aventures tristes ou drôles, excitantes ou laborieuses, qui nous interpellent sur le problème du développement dans les pays pauvres. Dégageant page après page les couches du "mille-feuille"  malgache, Véronique Lunven nous montre la complexité de cette société aussi moderne qu'archaïque.

Elle nous renvoie à notre propre schizophrénie d'occidentaux en quête de développement durable et d'épanouissement personnel. 

 

http://www.veroniquelunven.org/index.html

 

EXTRAIT :

 


Samedi 26 mars 2005 : PPU, projets participatifs urgents

Le samedi est normalement chômé par les bureaucrates et autres salariés des ONG que nous sommes. Mais aujourd'hui, le chef de la Région nous convie à une réunion exceptionnelle. En effet, il faut agir rapidement. Le Président de la République, également partie prenante de la plus grosse entreprise de produits laitiers du pays, a fait venir des vaches Holstein de Nouvelle-Zélande. Elles ont été stockées à moins de cent kilomètres de Tsiro en attendant d'être vendues à des éleveurs, notamment ceux des hautes terres, où l'élevage laitier est très répandu. Il en va de l'honneur de notre Région d'en acheter quelques-unes. Nous avons trois jours pour nous manifester, c'est-à-dire à peine le temps pour moi de prévenir les groupements paysans répartis à quatre-vingt kilomètres à la ronde sans accès au téléphone. La vache est vendue quinze millions de francs malgaches, soit environ mille deux cent euros ! Cela équivaut à cinq ans et demi de travail d'un journalier et au coût de sept vaches de race locale. D'après la fiche technique, la Holstein produit jusqu'à cinquante litres de lait par jour quand la vache de race locale n'en produit que deux ou trois. De plus, comme elle ne sait pas courir, elle ne sera pas volée … C'est intéressant ! Mais personne n'a lu la petite étoile en bas de la fiche technique qui précise les conditions d'alimentation, d'hygiène, de température, pour atteindre une production optimale. Même les éleveurs les plus expérimentés de Tsiro n'arrivent pas à réunir ces conditions. La mort assurée pour les vaches et la ruine des paysans crédules. D'une manière générale, la méconnaissance des réalités du terrain est une qualité très répandue parmi les dirigeants malgaches shootés au développement à l'européenne. Par ailleurs, écouler les excédents est une préoccupation logique des pays riches. Les universités européennes auraient donc tort d'enseigner autre chose aux futurs cadres des pays sous-développés !.....

 



Publié à 04:35 le 29.07.2009 dans Livres Contes
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Conseils de lecture - La prédiction ou la vie de Rainilaiarivony

 

La Prédiction,

ou la vie de Rainilaiarivony

 

Annick Cohen-Bessy

1997

 

 

En 1828, naît à Madagascar un enfant dont les astrologues décident qu'il aura un destin tellement exceptionnel qu'il nuira à tout son entourage.Prédiction étonnante lorsque l'on sait que cet enfant deviendra Rainilaiarivony, Premier ministre de Madagascar pendant plus de trente ans. Il répudiera sa femme, épousera les trois reines de Madagascar et assistera impuissant à la colonisation de son pays. Exilé à Alger par le gouvernement français, il y mourra le 7 juillet 1896.

 

Un tel personnage semble tout droit sorti de l'imagination déréglée de quelque écrivain. Et pourtant il a bien existé. Tous les évènements surprenants qui ont scandé sa destinée ont bien eu lieu.  Tous les personnages, mis à part un ou deux ont existé. Tous les évènements sont réels.

En écrivant ce livre Annicl Cohen-Bessy, qui vit à Madagascar depuis 1983 et se passionne pour l'histoire de ce pays, a souhaité à travers la vie de Rainiliairivony qui s'étend sur la majeure partie du XIXè siècle, faire connaître cette époque.

 

 

 

   

Publié à 04:30 le 29.07.2009 dans Livres Contes
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Recettes, saveurs et culture alimentaire au pays des lémuriens

 14/08/2011

  

MA CUISINE DE MADAGASCAR

William Chan Tat Chuen
édition Jean-Paul Rocher  

 

 

Chan Tat Chuen a passé son enfance à Tamatave , et c'est entre souvenirs , recettes et culture alimentaire qu'il nous offre un itinéraire gourmand à travers son île.

 
«La mer est la limite de ma rizière» (ny ranomasina no valamparihiko) aurait dit le grand roi Andrianampoinimerina qui lança l’unification de l’île à la fin du XVIIIe siècle.
 
La cuisine malgache d’origine, avec le zébu, le riz et les brèdes, s’est enrichie pendant son histoire de plusieurs traditions culinaires telles: la chinoise, l’indienne, et la française.

Dans cet  ouvrage, William Chan Tat Chuen nous offre un itinéraire gourmand à travers les saveurs d’une île, qui lui rappellent à la fois son enfance, et des traditions culinaires qui marquent une identité malgache plurielle et ancestrale.
 
A la fois parcours anthropologique et gourmand son récit nous expose toute la richesse d’une île dont les spécialités ne manquent pas de piquant !
 
Des recettes de zébu, aux différentes variantes de rougails et d’achards, c’est toute une géographie gustative qui nous est dévoilée ici.
Mais aussi la cuisine malgache au-delà de la nécessité de répondre et de satisfaire la population est une cuisine qui accompagne les rituels de la vie :  les croyances, les interdits (les fadys), et nous laisse entrevoir une culture complexe et très influencée par les superstitions.

Avec de nombreuses recettes, l’auteur nous révèle les moeurs et l’histoire d’un pays aux multiples facettes, où l’on n’est pas étonné de déguster du foie gras, des nymphes frites, de nombreux poissons et où l’on trouve aussi du vin, une très bonne bière (thb) et où l’on a renoncé à manger de la tortue de mer puisqu’elle est devenue une espèce protégée. 


Un voyage culino-culturel pour découvrir ce qu'offre ce beau pays.




Publié à 04:25 le 29.07.2009 dans Livres Contes
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Medicis

 

Medicis - Jean Maryse Rabesiaka

 Toliary, 06 avril 1976 - Antananarivo, 26 mars 2010

 

 

Le 26 mars 2010, un drame terrible frappe le monde artistique.

Le chanteur et virtuose-accordéoniste Médicis est assassiné par des voleurs à la sortie d'un concert.

Il était agé de 34 ans et un bel avenir se profilait devant lui.

 

 Médicis ou Jean Maryse Rabesiaka de son vrai nom est originaire de Toliara. Il  commence à jouer de l'accordéon à l'âge de 7 ans et  crée son groupe Médicis en 1999, à l'issue d'un concours organisé par l'Alliance française de Toliara où il gagne le premier prix. D'autres suivront par la suite.

Spécialiste des rythmes et des musiques du sud de la grande île, le Tsapike, le renitra ou le masikoro, Médicis portait haut le flambeau de la culture malgache.

Aux côtés de Régis Gizavo et Lego, Médicis fut l'un des personnages clés de l'accordéon malgache. 
 Avec fierté, humilité et modestie, il a fait de Madagascar une destination de découverte musicale. En le perdant, Madagascar perd une part d'identité culturelle.


Son dernier tournage :





 

 

 



Publié à 04:20 le 29.07.2009 dans Musique Culture Films
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Tarika bé

24/09/2011
TARIKA BE
 
 
 
 

Hanitrarivo Rasoanaivo, Hanitra de son nom de scène, est l’une des artistes malgaches les plus connues au monde.

Avec son groupe Tarika bé,  cela fait cette année 20 ans  qu’elle  investit non seulement le paysage culturel malgache mais aussi international et qu'elle s’illustre par une musique sans compromis et des textes ancrés dans la réalité et le passé malgaches.

 En 2001, le Time magazine classe son groupe, Tarika, parmi les dix meilleurs mondiaux aux côtés de U2, Radiohead, et Portishead…

 Rien que çà  !!!!

Fondé en 1991, le groupe Tarika puise sa force dans ses harmonies puissantes, ses grooves énergiques et ses fusions avec des musiques d’Indonésie et d’Afrique de l’Ouest.

En 2005, il est rebaptisé Tarika Bé, un petit mot de plus  pour exprimer un grand changement,  un renouveau.

" Be" ça veut dire que j’ai grandi, en âge, en maturité, en créativité. »

Avec les Tarika ont découvre les audacieuses harmonies vocales des musiciens polyinstrumentistes jouant des instruments traditionnels peu connus qui fusionnent en symbiose avec les guitares électriques et la guitare basse,  mélange unique et moderne de musiques originelles de différentes régions de Madagascar.

On ne peut que se laisser envahir par ce groupe talentueux qui injecte une énergie contagieuse !!!

 

 

Voici deux titres tirés de l' avant dernier album Soul Makassar (2001) résultat d"un voyage initiatique en Indonésie à la recherche de ses racines.

 

 

 

KOBA

 

 

 

 

     SULAWESI    

 

Depuis février un nouvel album DVD live est disponible. Cet album est une auto-production. Il a été enregistré en direct pendant le festival de Lugano en Suisse. Il propose 80 minutes de concert composé de 15 morceaux issus de leurs 4 derniers albums avec une interprétation de 3 nouvelles compositions inédits.

A découvrir !

 

 

 

 

 


 
 
 


Publié à 04:19 le 29.07.2009 dans Musique Culture Films
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Musique de Madagascar

 

LA MUSIQUE A MADAGASCAR

 

 

A Madagascar, la musique constitue une des composantes essentielles de la culture et de l’expression populaire. Elle est présente en tous lieux et en toutes circonstances. Elle est indissociable des rituels qui ponctuent chaque cycle de la vie à la mort, et est omniprésente, que ce soit à l’occasion des fêtes familiales ou communautaires ou bien lors des cérémonies religieuses et traditionnelles.

 C’est en elle et par elle que l’âme des Malgaches s’exprime le mieux.

La preuve en est, malgré les problèmes du pays sur le plan politique et économique, la musique n’a jamais cessé d’évoluer à Madagascar.

C’est même le seul secteur qui continue de progresser !!!!

Pays de culture orale, la musique joue  un rôle essentiel dans la transmission du savoir et de la tradition, dans l’élaboration de l’histoire familiale et nationale. La musique prolonge même la vie sociale et culturelle de la communauté.

L'art de la polyphonie et la base rythmique de 6/8 sont les deux principales constantes des musiques malgaches. A partir de ce tronc commun se sont développé  une multitude de styles variés, développés au sein de chaque région.

Chaque région a développé son propre langage musical selon le jeu des influences : indonésienne, africaine, indienne, arabe, européennes entre autres. Les styles musicaux sont ainsi très diversifiés d’un bout à l’autre de l’Ile.

On retrouve :

-          Le hira-gasy et le bagàsy dans les hautes terres

-          Le basesa et le batrelaka dans l’est

-          Le horija dans le pay betsileo

-          Le tsapiky et le mangaliba dans le sud

-          Le kilalaky dans l’ouest

-          Le salegy et le malesy dans le nord

Bien d’autres styles existent (beko, vakisoava, kalon’ny fahiny…) mais bien que leur origine et leur rythme diffèrent ils appatiennent tous au Patrimoine Artistique Malgache.

Pour illustrer ce post, voici petit documentaire réalisé par la journaliste Geneviève Tremblay pour l'ARTV sur le regard d'un Malgache expatrié lors de son retour au pays après plusieurs années d'absence. Il s'agit de Slim, musicien malgache qui habite Toronto depuis 25 ans environ. Il retourne au pays après 11 ans d'absence et nous présente sa famille et la musique de son pays d'origine. Slim est très connu au Canada et a été primé en 2000, 2001 et 2005.


Un documentaire très émouvant avec un commentaire sympathique et instructif.
Dans ce petit film,  il a su dire l'essentiel concernant son pays.

 

 

 



Publié à 04:18 le 29.07.2009 dans Musique Culture Films
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Thiera Bruno

 

 THIERA BRUNO ANDRIAMARO

 

 

  

Thiera Bruno célèbre  cette année ses 40 ans de scène. 

Ses compositions font partie du patrimoine musical de le Grande Ile.

Auteur-compositeur-interprète, il  sort son premier 45 tours en 1971, le succés est immédiat. Son style est à mi-chemin entre le style purement traditionnel et le moderne. En 1976, la chanson Mila namana, qui allie le rythme malgache et disco connaît un succès monstre.  Grâce à ce titre Thiera Bruno est désormais connu sur tout le territoire.

 

    Mila Namana

Thiera Bruno est  aussi un grand chanteur de charme.

Nombreux couples se sont connus en dansant ses “slows”.

 

  Ity Hirako ity   

  

Au début des années 90, Thiera Bruno a sorti une autre chanson rythmée devenue culte “incontournable” dans les fiestas malgaches :  Ka Tianao va

 

 Ka tianao va

  

 

 

 



Publié à 04:17 le 29.07.2009 dans Musique Culture Films
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Kolibera

12 Août 2011

 Kolibera

 

 

Kolibera, de son vrai nom Jean Colbert Ranaivoariso, est une vraie encyclopédie de la musique malgache, compositeur, musicien (guitare, valiha, piano) et chanteur. Son talent, plus de 45 ans de scène ont fait de lui un artiste incontournable de la musique malgache.  Il est le spécialiste incontestable  du "Ba Gasy"ou "Ngadona Gasy",  un style d’accompagnement à la guitare (dit en open tuning) qui,  à  l’origine, est le produit d’une fusion de plusieurs styles de musique des années 40-50. C'est une musique arythmique utilisant des styles de tempo assez sophistiqués et c’est l’une des raisons pour laquelle il est très difficile le transcrire en note de musique.

Pour ceux qui s'y connaissent en guitare, la corde du mi grave (ou 6ème corde) est abaissée pour devenir un do, et la corde du la (ou cinquième corde) est abaissée pour devenir un sol. Cette accordage permet de libérer des doigts afin de jouer la mélodie ou une deuxième voix tout en acompagnant la chanson d’un accord. 

Ayant débuté dans le monde du succès avec le groupe "Ny Sakelidalana",  il intègre ensuite  'Feo Gasy', aux côtés d’Erick Manana et de Fafah de Mahaleo. Egalement guitariste attitré d’Erick Manana, avec qui il a parcouru les 4 coins du Monde.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 



Publié à 04:15 le 29.07.2009 dans Musique Culture Films
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Conseils de lecture - Idées reçues

13/08/2011

 

IDEES RECUES

 

 

 Un livre de : Patricia Rajeriarison et Sylvain Urfer

Mars 2010

 

Patricia Rajeriarison, consultante spécialisée dans le développement, et le jésuite Sylvain Urfer ont sélectionné 20 idées reçues pour essayer d'éclaircir les idées sur Madagascar. "Idées reçues, Madagascar " est sorti fin mars aux éditions Le Cavalier Bleu.

De l'origine africaine des Malgaches à la pratique culturale sur brûlis en passant par la tradition orale, les auteurs ont apporté des éclaircissements aux lecteurs sur les idées reçues sur la Grande Ile. A travers le regard croisé d'une malgache et d'un français, cet ouvrage présente les multiples facettes d'un pays trop souvent réduit à sa flore, sa faune et à la gentilles de ses habitants.

 

Histoire et géographie


— « Madagascar est un pays africain. »
— « Madagascar est le pays des lémuriens. »
— « Ranavalona Ire fut une reine cruelle. »
— « Madagascar est une ancienne colonie française. »
— « 29 mars 1947 : événement ou insurrection ? »

Économie et politique


— « Madagascar est l’un des pays les plus pauvres du monde. »
— « Madagascar est le pays de la vanille. »
— « Madagascar est un pays de potentiel. »
— « Madagascar est un pays ingouvernable. »
— « À Madagascar, les Églises font de la politique. »

Culture


— « L’identité malgache est incertaine. »
— « Madagascar vit au rythme du moramora. »
— « La culture malgache est essentiellement orale. »
— « Le fihavanana est le fondement de la culture malgache. »
— « À Madagascar, on retourne les morts. »

Société


— « Il n’y a pas d’unité nationale à Madagascar. »
— « À Madagascar, on brûle les forêts. »
— « Les Malgaches sont francophones. »
— « Madagascar est une grande destination pour l’écotourisme. »
— « Les Malgaches sont un peuple non-violent. »

 

 



Publié à 04:22 le 29.07.2009 dans Livres Contes
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Tabataba ou paroles des temps troubles

 20/08/2011

TABATABA OU

PAROLES DES TEMPS TROUBLES

 

 

Raymond Rajaonarivelo - 1988

 

Une  légende malgache  raconte que le vent qui traverse la forêt chargé de pollen toxique amène la folie dans les villages où il passe. Tabataba c'est la rumeur..

Se basant sur cette légende, le réalisateur, Raymond Rajaonarivelo, présente, par le regard d'un jeune garçon, l'insurrection de 1947 et sa répression sanglante par les français. Il n’ a pas voulu montrer les massacres (il y eut près de 100.000 morts du fait de la répression mais aussi de la famine et de la maladie) car ils faisaient de toute façon partie de l'histoire de Madagascar mais ce qui lui  tenait le plus à coeur, c'était l'évocation de cette destruction physique et psychologique des sociétés villageoises.

Le film, l’un des plus célèbres longs-métrages malgaches, a obtenu plusieurs prix aux festivals de Carthage puis de Cannes (Quinzaine des réalisateurs) et Taormina en Italie en 1988.

Tourné en malgache et sous-titré en français,  le film est  joué en partie par des habitants d’un village de la forêt de l’Est (pays tanala),

 

Synopsis

Fin 1946, dans un petit village isolé à l’est de Madagascar, la paix quotidienne est troublée par l’arrivée d’un étranger qui vient de la ville avec des idées nouvelles. Annonçant la tenue prochaine d’élection organisée par le colonisateur français, il prône le refus de s’y soumettre. A la place, il milite pour la lutte armée contre l’envahisseur et l’exploitation. Le village, sceptique, est désormais coupé en deux : ceux qui sont prêts à prendre les armes, et ceux qui préfèrent l’option pacifique du vote pour l’élection du député qui les représentera à Paris. La doyenne du village, qui a vu mourir son mari face aux troupes française, s’oppose à toute réponse violente mais Lehidy, son fils, certain du soutien des Américains et de leurs armes, pousse à prendre le maquis. Mais lorsque les Français arrivent dans le village avec l’urne et les bulletins de vote, Raomby, l’instituteur découvre que les bulletins du MDRM, le parti pour l’indépendance de l’île, manquent. Il prend alors la décision de tourner le dos au vote, entraînant de fait avec lui l’ensemble du village dans la voie de la sédition. Solo, un jeune garçon, est le témoin privilégié de la guerre qui oppose les insoumis aux Français.

 

Voici le film dans son intégralité :

 

 

 

 

 



Publié à 04:16 le 29.07.2009 dans Musique Culture Films
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B'Sarouk - le basesa dans toute sa splendeur

07/08/2011
B'Sarouk
 
 
 
B’Sarouk est un jeune groupe de musique fondé à Tamatave en 2007.
Ce jeune groupe  joue le « basesa », cette musique de Tamatave au rythme tropical, entraînant et saccadé, tombée en désuétude au cours des dernières décennies. B’Sarouk s’est formé afin de lui redonner ses lettres de noblesse, y ajoutant une touche de modernité et d’humour qui font toute l’originalité et la qualité de leur musique.
Ouvert aux influences extérieures, le groupe s’aventure également sur d’autres rythmes tels que le blues, le reggae et même le sega. Mélangeant les langues malgaches et françaises, les textes traitent aussi bien de thèmes durs (la prostitution, l’alcoolisme, la colonisation) que de sujets plus légers (la musique, le désir amoureux, le travail).
Aujourd’hui, après un succès local manifeste, le groupe B’Sarouk vient  d’enregistrer son premier album "Mitady Vôla".
 
 Voici un des titres de l'album, Parc Ivoloina avec de belles photos. Parc qui se situe à 11 kms de Tamatave sur la côte Est.
 
 
 
 
 
 
 
 
 Parc Ivoloina de B-sarouk (Jose Rainizara)

Allons visiter le Parc
Le Parc Zoologique Ivoloina de Tamatave
Avant le pont on tourne a gauche
Juste après quelque chemin bienvenu au Parc

C'est ici le Parc Ivoloina
Bienvenue au Parc Ivoloina
C'est ici le Parc Ivoloina
Nous sommes la bienvenue au Parc Ivoloina

On peut y voir des lémuriens qui sautent
Des tortues, serpents et grenouilles
Des oiseaux, perroquets et canards sauvages
Même les caméléons et d'autres espèces d'animaux

C'est merveilleux le Parc Ivoloina
Qu'on le protège et qu'on s'en occupe
C'est merveilleux le Parc Ivoloina
Protegeons notre biodiversite

C'est merveilleux le Parc Ivoloina
Qu'on le protège et qu'on s'en occupe
C'est merveilleux le Parc Ivoloina
Protegeons notre biodiversite

On prend la pirogue et puis on se balade
Au bord du lac Fulgence
Un peu plus loin on peut voir le cascade
Bien fraiche pour le baignade

C'est merveilleux le Parc Ivoloina
Qu'on le protège et qu'on s'en occupe
C'est merveilleux le Parc Ivoloina
Protégeons notre biodiversité

On fait le randonnée dans la foret de 300ha
Et puis le piquenique
Wow.... C'est magnifique !
On regarde la mer et on peut voir ile aux prunes
C'est fascinant de voir les animaux la nuit

C'est merveilleux le Parc Ivoloina
Qu'on le protège et qu'on s'en occupe
C'est merveilleux le Parc Ivoloina
Protégeons notre biodiversité
Venez visiter le Parc Ivoloina
C'est merveilleux le Parc Ivoloina
Protégeons le Parc Ivoloina
Protégeons notre biodiversité

Protégeons l'environnement

Quand vous avez soif, il y a la buvette
Il y a des souvenirs, des artisanats et des casquettes
On plante des arbres et il y a une station modèle d'agriculture biologique et il y a un laboratoire
Et il y a de l'éducation et des formations sur la conservation de l'environnement

Il y a une grande salle pour les conférences
Même de doirtoir
Et le bureau est a Salazamay

Allons visiter le Parc Ivoloina
Je vous dit c'est merveilleux le Parc Ivoloina
Protégeons le Parc Ivoloina
Protégeons notre biodiversité
Nous tous allons visiter le Parc Ivoloina
Les vazahy et les gasy au Parc Ivoloina
C'est merveilleux le Parc Ivoloina
Protégeons notre biodiversité

Ne brule pas la foret, ne coupe pas les arbres
Ne tue pas des animaux
Ne pollue pas l'eau
Et protegeons la biodiversite et notre vie malagasy sera meilleur.


Publié à 04:10 le 28.07.2009 dans Musique Culture Films
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Caravane des dix mots Madagascar

 

La Caravane des Dix Mots

 

 



c'est "aller à la pêche au sens des mots", au-delà de leur propre définition,

pour montrer la richesse et la diversité que chaque être humain porte en lui.

Une aventure à l'échelle du monde,

qui met en valeur les diversités culturelles et donne la parole à tout un chacun.

 

La Caravane des dix mots est un projet d’action culturelle fondé sur le partage de la langue française.

Sa philosophie : montrer que la langue appartient à ceux qui la parlent en prenant en compte la diversité des publics et en accordant une place particulière à ceux qui sont les plus éloignés de l’offre culturelle classique...

Chaque Caravane participe au projet en travaillant autour des dix mots par le biais d’ateliers artistiques pluridisciplinaires qui donnent lieu à la réalisation d’un film documentaire de 26 minutes retraçant l’aventure, d’un court-métrage de 6 minutes et à la création d’une performance.
 
 
CARAVANE DES MOTS - MADAGASCAR 2008
 
LE COURT METRAGE  DE 6 mn
 
 
LE DOCUMENTAIRE DE 26 mn
 
 
 
Les 10 mots pour l'édition 2011 sont officiels :
"Dis moi dix mots qui nous relient"

accueillant, agapes, avec, choeur, complice,
cordée, fil, harmonieusement, main, réseauter



Les "dix mots" 2011 ont été choisis par la Belgique, la France, la Suisse, le Québec et l'Organisation internationale de la Francophonie
sur le thème de la solidarité et du lien.
 


Publié à 04:00 le 28.07.2009 dans Musique Culture Films
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Conseils de lecture

6 août 2011

 

 NAPOLEON DE LASTELLE,

Prince de Madagascar

de  Michel Pruche de Lastelle

juin 2011

 

 

De Saint Malo à l'île Maurice, la Réunion, Madagascar, ce récit conte l'histoire véridique de Napoléon de Lastelle (1802 - 1856) qui fut dans cette région l'égal de son compatriote Mahé de la Bourdonnais. On y rencontre incidemment plusieurs familles implantées aux Mascareignes.

L'aventure diverse et constamment renouvelée s'étale de 1760 au début du XXe siècle : Saint Malo avant et pendant la Révolution, les Mascareignes et Madagascar à la même époque, l'arrivée de Napoléon de Lastelle dans la grande île en 1828, puis son parcours détaillé sur fond de rivalité franco-anglaise.

C'est la fameuse Ranavalona I, dite la « reine cruelle », qui le fit prince de la famille royale. Financé par le réunionnais Julien de Rontaunay, Napoléon de Lastelle aménagea un territoire de 300 km de long entre Tamatave et Mananjary. Il y édifia plusieurs usines, introduisit des plantes et animaux de toutes sortes, créa entre les îles un commerce qui employait des milliers de marins sur plus d'une centaine de bateaux.

Comme Mahé de la Bourdonnais, il dut affronter les jalousies et les calomnies de ses contemporains régionaux, ainsi que l'ingratitude et la lâcheté face aux Anglais des gouvernements de la France à qui il avait offert la conquête pacifique de Madagascar.

Napoléon de Lastelle bâtissait, plantait, commerçait avec l'ambition de créer des richesses, mais on se méprendrait en ignorant la mission civilisatrice dont, avec son associé Julien de Rontaunay, ils s'estimaient tout autant responsables.

 

 

LOIN SOUS LES RAVENALAS

 Annick de Comarmond

 GRAND PRIX GEO 2010

 

 

Jeune professeur dans le sud de la France, Hélène hérite d'un lointain grand-oncle d'une mine de graphite dans la grande forêt de l'est malgache. Elle ne connaît rien à cette île fabuleuse, ni à ce minerai obscur. D'abord résolue à vendre ce legs encombrant, elle tombe amoureuse de ce cadre époustouflant et de ses habitants.

Contre les éléments et les hommes, elle relève ce défi inouï, comme une chance de nouvelle vie. Elle se sait pas qu'en même temps que ce filon, elle hérite d'une histoire ancienne et douloureuse...

A Madagascar, au fil de terribles déconvenues et de petites victoires, Hélène va faire, d'une épreuve à l'autre, l'apprentissage d'un métier mais surtout d'un peuple énigmatique et d'une terre luxuriante. Ballottée mais curieuse, effrayée mais courageuse, rabrouée puis amoureuse, la jeune femme résiste à l'ombre de deux somptueux ravenales, les "arbres du voyageur", chargés de lourds souvenirs.

Un superbe roman de détente à savourer.

 

 



Publié à 03:40 le 28.07.2009 dans Livres Contes
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Guides

 

Guide Olizane Madagascar

La nature dans tous ses états

Edition 2010

 

  Ce guide offre une découverte classique et sérieuse sous l’angle culturel .

Sa maquette est judicieusement illustrée.

Les aspects culturels sont traités par thèmes : le pays aujourd'hui, sa géographie, tout comme des sujets peu touristiques et originaux pour mieux s'imprégner et comprendre la vie là-bas. On saura quels sont les grands noms à retenir et les plus beaux paysages à contempler. Grâce à ses cartes, une très bonne bibliographie et un peu de vocabulaire local, l'analyse est tellement précise qu'on a déjà le sentiment d'être parti.

Un beau "guide-livre" d'avant, pendant et d'après voyage.

 

   

Annick DESMONTS est journaliste.

Elle a longtemps partagé sa vie entre la France et l'océan Indien. Elle est l'auteur de plusieurs guides et articles consacrés à Madagascar.

Les contributions concernant la faune et la flore sont de Jean-Louis Guillaumet, directeur de recherches à l'ORSTOM, Charles Blanc, professeur à l'Université de Montpellier III, Bertrand von Arx et Laurent Gautier, du Conservatoire et Jardin Botanique de Genève. 

 

Extrait du livre

 

Comment pourrait-on réduire Madagascar à l'image d'une belle île tropicale dont on rentre bronzé, reposé et content ?

Cela signifierait qu'on est passé à côté de tout !

Non, de Madagascar, on revient (ou on n'en revient pas !) touché, bousculé.

Comme si cette superbe île de l'océan Indien vous remuait le coeur, l'âme, cette âme si prégnante dans la culture malgache. Madagascar touche là où on est le plus sensible, là, peut-être, où on s'y attend le moins.

Quelque chose d'indéfinissable nous gagne.

Est-ce la sérénité toute asiatique de ses rizières en terrasses, où les paysans, paisibles, sont penchés pieds dans l'eau ?

Les yeux rieurs des enfants qui sont loin de manger à leur faim ?

La douceur infinie des pirogues à balancier qui glissent sur l'océan Indien, la sève de ces extraordinaires forêts primaires qui partent en lambeaux et dénudent la terre rouge ?

Ou serait-ce la vue de tant de dénuement, qui incite à laisser sa valise de 25 kilos, pleine de superflu et d'idées préconçues.

Lorsque le taxi-brousse tombe en panne, tout le monde se précipite pour le réparer et le bricoler.

Si vous ouvrez une bouteille de rhum, pensez à laisser tomber par terre quelques petites gouttes pour les ancêtres.

La grande île de toute beauté nous ouvre peut-être, tout simplement, à davantage d'humanité, de simplicité.

 

 

 

Pour compléter le guide Olizane, je vous conseille le Petit Futé qui je trouve est très bien pour cette destination.

Il contient beaucoup d'adresses, de "bons plans" et conseils astucieux. 

L'édition 2010 est sortie !!!

 

 

 

 

Extrait : 

 

On pourrait évoquer les fascinants jeux de couleurs, ces camaïeux de pourpre, de vermillon, de cobalt, d’ébène, d’opale, d’émeraude et de jade, tant d’aquarelles vivantes qui enchantent le regard…

Madagasikara est plus encore.

Chaque voyage est différent, c’est pour cela que l’on revient sans cesse, comme affamé de beautés nouvelles, comme enivré d’arômes plus puissants encore que les encens des forêts mystérieuses.

Il y a comme une urgence à découvrir ce merveilleux pays, où tout est possible en étant improbable.

L’ère moderne, lentement, étend son ombre triste sur ces pétillements de vie.

Les villes changent, l’argent y fait commerce.

 

 

Mais l’âme malgache, si riche de croyances et de cérémonies, bat toujours avec la même vigueur, avec le même amour, sur les hautes terres ou le long des côtes.

Ne nous leurrons pas : c’est l’un des pays les plus pauvres au monde.

Pourtant, que de sourires partout offerts à l’étranger, que de joie prodiguée sans retenue ni fausse pudeur !

Madagascar se donne et ne se reprend pas.

Ne venez donc pas y chercher ce que vous ne pourrez y trouver : l’aventure est partout, à chaque instant.

C’est ce qui fait le prix d’une rencontre insolite, d’un rendez-vous avec les morts et nos cousins les lémuriens.

Ayez les yeux ouverts, la main tendue, l’esprit plein d’enchantement à partager.

Partez libres et sans préjugés :

ceux-ci nourrissent l’ignorance et perpétuent l’exclusion.

Heureux comme celui qui rêve d’un long voyage, car les journées, ici, durent une éternité !

 

 


Publié à 03:39 le 28.07.2009 dans Livres Contes
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Livres photographiques

 

 MADAGASCAR

LE GRAND LIVRE DES PETITS METIERS

 

 

Des photos belles et touchantes pour parler avec émotion mais réalisme de ce qui semble être amené à disparaître, à Madagascar comme dans le reste des pays du Sud : les petits métiers que les locaux pratiquent à leur compte avec fierté et dignité malgré la précarité qu’ils impliquent.

Ce livre nous plonge donc dans le quotidien des brodeuses, repasseuses, réparateurs de parapluies, cultivateurs et biens d’autres au travers des biographies de chacun qui viennent accompagner les photos, nous rappelant le péril que représente notre économie mondialisée pour ces métiers et ces populations.

Ce livre a été conçu par Stefaan De Wolf,  avec des photos de Yves Rolland Rakotoarisoa,  des textes de Laurence Vanpaeschen et un préface de Bekoto, membre du groupe de musique malgache « Mahaleo » et spécialiste dans la défense des droits des paysans.

 

 



Publié à 03:38 le 28.07.2009 dans Livres Contes
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Nouvelles

 LES ORANGES SAUVAGES

Nouvelles de Madagascar

 

 

Troisième plus grande île de la planète, sculptée de terre rouge ou par les gestes des peuples venus d'Asie, d'Afrique et d'ailleurs, longtemps escale obligée de l'Océan Indien, Madagascar souffre aujourd'hui de tous les poncifs accumulés.


Pourtant, malgré le temps, aux rebords de ses rizières et de ses forêts dévastées, pétrie des limons des fleuves en crue, elle survit, fière et métissée.


L'actualité récente ajoute cette note dramatique qui devrait révolter nos consciences :

Mada, l'île refoulée au bout du monde, s'impose comme une leçon d'histoire et de vie accrochée à nos mémoires et dont bien peu ont le courage de parler.


Des hauts plateaux au canal du Mozambique, le long de pistes défoncées, de Tana à Antsirabé, de Mahajunga ou de Tamatave à Tuléar, un peuple entier marche sans relâche comme pour mieux tisser ses espoirs...


Ramenées de plusieurs voyages dans le pays, les nouvelles proposées par Marie-Elisabeth Crépin sont un hommage à tous les Malgaches :

Maheno, joueur de tambour croisé sur la place d'un marché villageois, Albert le gendarme de Tana, François le jardinier, Tantély, l'enfant abandonné, Volona la brodeuse d'Andravoahangy et tous les autres...


D'un texte à l'autre, enfin débarrassé des clichés, le lecteur rejoint le Tropique du Capricorne, sa moiteur et ses parfums violents :

son âme en reviendra-t-elle totalement indemne ?



Publié à 03:37 le 28.07.2009 dans Livres Contes
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Livres de J.P Hammer

 

DESTINATION MADAGASCAR

Saumur- Paris-Tananarive , Des coulisses du PC au grand soleil de Madagascar

 

 

 Appelé par le poète Robert Mallet, alors doyen de la faculté des lettres de Tananarive, Guy, le personnage principal, a, dès son arrivée, le coup de foudre pour les Malgaches, pour la Grande Ile et ses paysages, ainsi que pour les arts locaux.

Les comportements néocoloniaux sont décrits, non pas d’en haut et de façon abstraite, mais d’en bas et très concrètement.

On rencontre aussi une étonnante galerie de personnages : proviseurs de lycée, enseignants et étudiants de tous bords, vignerons, officiers de cavalerie, riziculteurs, une potière, un prince, des devins-guérisseurs, Marcel Manville, l’avocat martiniquais, deux présidents malgaches... Sans oublier l’historien Charles Ravoajanahary et sa femme bretonne Madeleine, artiste peintre.

Tous campés avec humour, tels que l’auteur les a côtoyés.

 

Jean-Pierre Hammer vous  fera  partager sa passion pour la Grande Ile en évoquant grâce à ce regard d'en bas et photos à l'appui.

En dépit d'obstacles inattendus, il va œuvrer pour Madagascar qu'il continue de considérer comme une seconde patrie.  Un cahier couleur de 48 pages illustre ce récit au style pétillant et plein d'imprévus grâce aux photographies prises par l'auteur et ses amis, Robert Mallet et Gaston Maufay.

Avec quelques aperçus sur l'univers malgache si attachant.

 

 

 

 

 RAVAO,  POTIERE DES HAUTES TERRES DE MADAGASCAR

 

 

Après son livre Destination Madagascar, Jean-Pierre Hammer nous présente Ravao, potière malgache des Hauts Plateaux.

C'est une plongée dans la vie quotidienne d'un petit village aux maisons en briques de latérite, cette terre rouge qui a donné son surnom à la Grande Ile de l'Océan Indien.
Un livre chaleureux, fraternel et pittoresque riche en photos surprenantes, pour tous ceux qui désirent découvrir, loin des clichés touristiques, un coin de vie et d'artisanat authentiques à Madagascar...

 

 

 


A MADAGASCAR, CHEZ LES ZAFIMANIRY

 

 

  C’est une  double approche des hommes et des objets traditionnels que nous invite l'ouvrage de Jean-Pierre Hammer : voyage au pays des Zafimaniry et découverte de leur art.

Jean-Pierre Hammer nous raconte ce premier voyage scientifique effectué en avril 1964 avec Pierre Vérin, qui lui, nous livre une étude ethnographique sur ce peuple forestier et sur sa tradition esthétique.

Parmi les œuvres de l’artisanat malgache, les bois sculptés et gravés par les Zafimaniry présentent une réelle originalité. Ils proposent le plus souvent des sculptures géométriques, réalisées dans un bloc de bois massif, avec un grand luxe de motifs.

Pour comprendre l’esthétique si recherchée de ces objets utilitaires proposés aujourd’hui aux touristes, il faut remonter à la source, c’est-à-dire dans les villages zafimaniry.

On y découvre les objets quotidiens de ce peuple de la forêt : boîtes à miel, boîtes à briquet, ustensiles, panneaux…

L’art du bois des Zafimaniry a été reconnu par l’Unesco qui l’a inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité.



Publié à 03:34 le 28.07.2009 dans Livres Contes
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Roman historique

MADAGASCAR

LES LARMES DU ROI RADAME

 

 

L'épopée précoloniale brossée par Bernard Ucla, qui enseigna neuf ans à Madagascar, est un beau succès dans le genre des «factions» à l'américaine, mi-romans, mi-chroniques historiques.

Sur les traces de son grand-père, disparu dans l'île que gouverne la cruelle reine Ranavalo, Mathias échappe à la mort par sagaie, décollation ou précipitation dans l'abîme,réservée aux chrétiens.

La rumeur d'un «homme cheval» sorti de la mer est un signe infaillible d'un proche débarquement des Blancs. Mathias survit au «tanguin», épreuve de vérité par le poison, se mêle aux intrigues de palais, lie, un temps, son sort à celui de Radame, fils éclairé de la reine. Et, surtout, renoue avec ses rêves d'enfant.

 



Publié à 03:33 le 28.07.2009 dans Livres Contes
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Roman historique

 

VOYAGE DANS L'INTERIEUR DE MADAGASCAR

ET A LA CAPITALE DU ROI RADAMA 1er

 

 

 

Un peintre découvre la Grande Île: 1825-1846

Ce livre d'André Copalle  reprend le texte du "Voyage dans l'intérieur de Madagascar et à la capitale du roi Radame" pendant les années 1825  à 1846, publiédans les bulletins VII (1909) et VIII(1910) de l'Académie Malgache.

Extrait :

 

Le voyageur s'avance jusqu'au pied des monts qu'il doit gravir et dont la hauteur étonne son courage. Cependant la nécessité lui défend d'hésiter. Il grimpe péniblement et non sans danger, sur ces roches énormes où de faibles arbrisseaux rassurent sa main tremblante plutôt qu'ils ne la soutiennent. Les pierres qui s'échappent de sous ses pas, et roulent avec fracas dans l'abîme, l'avertissent à chaque moment du choix qu'il doit faire du lieu où va reposer son pied. Parfois les eaux d'une source, filtrant au travers des rochers, rendent les passages si difficiles et si glissants que les voyageurs sont obligés de former entre eux une chaîne afin de s'aider mutuellement. Enfin l'on arrive aux sommets. On s'enfonce dans la forêt qui couvre ces plateaux humides. On contemple avec surprise la hauteur prodigieuse de ces arbres d'où pendent une multitude de lianes et de plantes parasites de diverses espèces. Là règne un profond silence qui n'est interrompu que pour quelques instants par la voix bruyante du baba-cote, et le cri perçant du varikioundah, épouvantés à l'aspect de l'homme. Là se fait sentir une fraîcheur vive et pénétrante, qui, aux approches de la nuit, devient un froid d'autant plus piquant qu'on y est moins habitué 

 

 

 

 



Publié à 03:32 le 28.07.2009 dans Livres Contes
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Livres photographiques

 

MADAGASCAR, LA GRANDE ILE SECRETE

Ce livre nous livre le double regard ethnographique d'un auteur Françoise Raison-Jourde et d'un photographe Pierrot Men

 

Ile discrète, voire secrète, Madagascar fait quelques brèves apparitions dans notre actualité... surtout ces derniers temps !!!

 

 On  l' évoque pour   sa nature séduisante, étrange, à l'écart des grands chemins du tourisme, ou pour découvrir une capitale submergée par quelques manifestants. On évoque alors la pauvreté, le besoin crucial de ses  paysans et du  petit peuple urbain d'être aidés.

 

Puis l'île s'absente à nouveau.

 

C'est au détour de certains lieux que la Grande Ile se laisse voir. Une diversité biologique rare, mais très menacée, des pierres précieuses exportées sans contrôle vers l'étranger. Restent deux permanences,  le mariage du riz et de l'eau sur les terrasses où se joue le réel, une capitale peu tropicale, lieu de mémoire d'une monarchie et d'une colonisation, où chacun pense rang et honneur familial.

 

Réserve, intuition du temps lent, sensibilité aux liens entre humains sont la marque des 70 pages de photographies  rassemblées ici, qui ont le talent rare de nous introduire à l'imaginaire malgache.


 



Publié à 03:30 le 28.07.2009 dans Livres Contes
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Livres conseils santé

 

 DE L'OR EN BOUTEILLE

Les huiles essentielles de Madagascar

 

 

Un petit guide pratique qui deviendra vite indispensable

tant aux novices qu’à ceux pour qui les huiles essentielles n’ont aucun secret. 

Il explique clairement, en quelques lignes comment soigner petits maux et gros bobos avec les huiles essentielles. 

  Véritable éden écologique, Madagascar, que l'on appelle le 7e continent, est un terroir d'exception pour les plantes médicinales dont la plupart sont endémiques et poussent sur l'île depuis des millions d'années.

De tout temps, les Malgaches utilisent pour se soigner les qualités exceptionnelles des plantes qui les entourent, des plantes dont ils extraient des huiles essentielles aux propriétés thérapeutiques confirmées et expliquées par des publications scientifiques et médicales récentes.

 

Au fil des pages, ce livre écrit par le Dr Lionnel Michat (médecin cardiologue) , dévoile les secrets ancestraux des huiles essentielles de l'île rouge.

Elles peuvent être utilisées seules, mais leur efficacité est démultipliée lorsqu'elles sont mélangées.

Depuis des générations, les tradi-praticiens malgaches concoctent des formules connues d'eux seuls. Certaines d'entre elles vous sont d'ailleurs révélées dans ce livre pour vous permettre une utilisation simple mais optimale de l'aromathérapie familiale au quotidien.

Accessible et complet, cet ouvrage est facile à consulter grâce à son classement à double entrée : par plante et par type d'utilisation en santé, forme et bien-être.

Ce livre est né de la rencontre de l'auteur avec un authentique tradi-thérapeute malgache et docteur en psychologie Jean Claude RATSIMIVONY et d’un coup de foudre pour l’île et ses habitants qui méritent d’être aidés et qui peuvent apporter au reste du monde ces trésors que la nature leur a donnés et qu’ils avaient si bien su utiliser depuis des générations mais qu’ils sont en train de perdre.

Il est possible de les soutenir tout en bénéficiant des bienfaits des huiles essentielles de qualité qu’ils savent produire. » 

 

 

 

Extrait  :

 

 

De par sa composition et sa structure physico-chimique chaque huile essentielle a plusieurs propriétés thérapeutiques. Il est donc intéressant de les associer afin d'obtenir une synergie et une potentialisation de l'effet recherché, sans dépasser 3 ou 4 HE pour ne pas risquer de provoquer des antagonismes. Sous le nom de «complexes» sont vendues des associations d'HE dont les formules sont issues de la tradition malgache.


Deux grandes indications dominent :


- l'effet de type antibiotique, facilement mesurable par l'aromatogramme, principe équivalent à l'antibiogramme qui mesure l'action du produit sur la destruction des germes (effet lytique) ou l'arrêt de leur multiplication (effet statique);


- l'effet neurologique permettant une action large sur l'ensemble des symptômes depuis la réduction de l'anxiété et des troubles du sommeil jusqu'à la stimulation de la vigilance et de la mémoire.


Pour obtenir des résultats, il est important que les huiles essentielles soient pures, naturelles et biologiques avec une traçabilité de type pharmaceutique, elles doivent être chémotypées, avec la certification botanique (le genre et l'espèce de la plante), l'origine géographique qui caractérise sa composition biochimique particulière, le mode de culture, l'organe distillé et le mode d'extraction.
Trop de produits sont commercialisés sans grande précision sur la qualité et la provenance, ces huiles de moindre qualité ne peuvent convenir à une véritable aromathérapie quotidienne efficace ou peuvent présenter des risques.
L'obtention d'une huile essentielle de qualité thérapeutique est un processus délicat car elle doit répondre à différents critères de qualité.

 

 

 

 



Publié à 03:29 le 28.07.2009 dans Livres Contes
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Roman

 

 La varangue

PRIX DU LIVRE INSULAIRE 2010

 

 

De ses expériences lointaines, HENRI MAHE  nous livre ici, une oeuvre forte et poignante, dont il est difficile de se détacher, sur les incompréhensions de l’enfance face aux tragédies de l’Histoire  coloniale, en la circonstance  et de l’incurie ordinaire de ses conséquences. 

 

En 1960, Madagascar recouvre son indépendance et sa souveraineté nationale, après de nombreuses décennies passées sous le joug du colonialisme français.


Une date figée de l'Histoire ne peut toutefois, d'un claquement au vent du drapeau national, effacer les rancœurs accumulées par une population locale excessivement et durement exploitée au bénéfice des structures colonisatrices.

C'est dans ce contexte qu'un petit garçon français va vivre avec sa sensibilité et ses incompréhensions le déchirement du départ forcé de son pays de naissance, puis les déceptions de l'exil dans son pays d'origine, la France.
Son esprit, à défaut de son corps, sera finalement sauvé par l'enseignement mystique reçu à Madagascar.

A travers l'histoire bouleversante de ce petit garçon sont bien sûr évoqués les thèmes de l'attachement à la terre natale et du déracinement, comme ceux de l'intolérance et de l'ostracisme qu'ont pu subir des Français nés outre-mer, dans la France serni-rurale des années 60. 



Publié à 03:28 le 28.07.2009 dans Livres Contes
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Ombiasy, hommes Médecine

12/08/2011
LES OMBIASY
Hommes médecine

 



Les soins que les malgaches apportent à leurs malades, la notion même de maladie, découlent pour une grande part des croyances religieuses et des superstitions de ce peuple issu d'ancêtres hypothétiques (les vazimba) et des apports des migrations africaines, arabes, malaises, indonésiennes et même polynésiennes.
Les Malgaches ont depuis des générations appris à connaître les plantes et leurs propriétés afin d'utiliser celles-ci à des fins médicales. Ainsi dans la plupart des villages, on trouve des personnes qui possèdent certaines connaissances ou qui sont censées posséder des pouvoirs de guérison, à base de matières naturelles et notamment de plantes. Ils sont connus pour avoir la faculté d'entrer en contact avec les ancêtres qui leur dicteront les méthodes à employer, afin de guérir telle ou telle maladie ou manifestation clinique.
Ces personnes sont appelées "Ombiasy", "Olona be hasina" (personnes aux grandes vertus). Les sorciers jouent évidemment un rôle important au sein de la communauté tant sur le plan politique que social.


Les malgaches considèrent que les maladies et la mort ne sont jamais dues à des causes naturelles mais à des punitions divines pour des infractions à des interdits religieux, pour des fautes envers la morale, pour la négligence du culte des ancêtres toujours présents parmi eux. Parfois aussi certains maux sont provoqués par des jeteurs de sorts
qu'il faut tout d'abord démasquer et éliminer. C'est donc avant tout par un cérémonial de sacrifices, de purifications, d'incantations, d'appels aux esprits ou d'exorcismes que sera précédé tout acte thérapeutique envers une maladie ou une épidémie.

Cependant les ombiasy, ont un diagnostic des maladies assez imprécis, leurs médications sont symptomatiques et ils utilisent surtout la dérivation des humeurs en utilisant des drogues diurétiques, laxatives, purgatives, vomitives ou sudorifiques. Actuellement cette médecine traditionnelle est toujours pratiquée, parallèlement à la médecine occidentale, qui est largement admise dans tous les milieux, et la seule officielle. Mais par faute de moyens financiers on ira plus facilement consulter l'ombiasy plutôt que le dispensaire ou l'hôpital qui est trop onéreux.

Ces dernières années, la médecine traditionnelle malgache est devenue très réputée dans le monde scientifique, notamment depuis que la pervenche de Madagascar (catharanthus roseus) a été reconnue et a révolutionné le traitement de la leucémie. Elle est aujourd'hui utilisée mondialement pour ses vertus thérapeutiques.

Dans les endroits retirés du pays, au regard du manque d'équipement et de réserve en médicaments, on constate que les centres médicaux ne peuvent pas faire leur travail correctement.  Le coût de la médecine moderne n’est pas à la portée de la majorité de la population, ses services sont réservés à ceux qui en ont les moyens. Les médicaments et les soins sont inabordables pour la plupart . Le manque de moyens conduit à un manque d’accessibilité et donc de disponibilité. Les plantes médicinales sont  alors un atout majeur.

Madagascar détient un trésor qui espérons pourra être sauvegarder.  Ces plantes constituent des ressources inestimables pour l’industrie pharmaceutique. On estime que 25% des médicaments produits et commercialisés dans le monde proviennent des plantes. Les malgaches doivent absolument conserver cette richesse car le stock des plantes médicinales continue de s’épuiser à grande allure à cause de la dégradation de l’environnement et des activités humaines, et les savoirs transmis d'une génération à l'autre disparaissent au même rythme que les précieuses variétés végétales.
La déforestation au profit de l’agriculture et des besoins en énergie domestique, l’utilisation accrue de ces plantes en médecine traditionnelle, des méthodes de cueillette non appropriées, leur commerce et une demande croissante sur les marchés sont autant de facteurs qui menacent la durabilitéde cette biodiversité.

 


Film de Eric Gandit



Publié à 03:00 le 28.07.2009 dans Peuples et Coutumes
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Les jumeaux de Mananjary

 Les jumeaux de Mananjary
 
De l'espoir !!!!
 
 

 
 

Sur la côte Est de la Grande-Ile, à Mananjary, l’ethnie Antaimbahoaka rejette toujours, dès la naissance, les jumeaux.

Cet interdit qui, longtemps, a mis en péril la vie des jumeaux, remonterait à une guerre tribale entre les Antaimbahoaka et une ethnie de la forêt.

En pleine bataille, une femme ayant oublié un de ses jumeaux en fuyant son village occupé, aurait rebroussé chemin pour le récupérer. Elle serait tombée aux mains des soldats ennemis qui l’auraient violée.

Depuis, les jumeaux, jugés responsables du drame, sont bannis de l’organisation sociale de la communauté.

Le “fady kambana”, le tabou des jumeaux, doit être respecté.

Autrefois, les enfants étaient tués, aujourd’hui, officiellement, ils sont “seulement” abandonnés.

 

Les associations qui les prennent en charge se battent pour tenter d’éradiquer cette coutume.

 

 

 

http://fanatenane.assos.free.fr 

 

 

 

 L’ASSOCIATION FANATENANE a son siège à St Benoit dans la Vienne, compte 250 membres et parrains.

Elle a été fondée en 2006 pour LUTTER CONTRE L’ABANDON DES JUMEAUX et pour le MAINTIEN DES JUMEAUX DANS LEUR FAMILLE.

Fanatenane ne fait pas d’adoption.

Un Centre Social est a été construit depuis 2001, qui accueille 59 enfants dont 36 Jumeaux et 4 familles sont soutenus pour garder leurs jumeaux.


Le Comité de soutien présidé par le père des jumeaux Mike et Alain FARA, est composé de 12 hommes et femmes, pour apporter leur appui auprès du Centre Social et Médical “Marie-Christelle”.

Ils mènent les campagnes de sensibilisation en brousse pour la protection des jumeaux en informant la population du soutien qu’apporte FANATENANE.
Les enfants sont maintenus dans leur culture, vont à l’école et un avenir leur sera assuré par une formation professionnelle pour une insertion sociale.Un Centre de santé “dispensaire/maternité” est en cours de construction pour le suivi des mères/enfants pour le suivi des grossesses…

 

Des photos ici :

http://www.picturetank.com/___/series/422dd212f941f4a102d0fbf30de829ce/LES_JUMEAUX_INTERDITS_%28editing-A%29_%28office%29.html

 



Publié à 03:00 le 28.07.2009 dans Peuples et Coutumes
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Projet l'envolée

 

 L'ENVOLEE

 

Karine Gougerot, photographe, s'est engagée pendant  7 ans à Madagascar.

En 2004,  avec le concours de Pierrot Men   elle développe une action intitulée l'Envolée,  un projet de correspondances photographiques entre enfants d'écoles primaires de Madagascar et de France. Une idée simple pour mettre en lien des enfants de cultures différentes dans le but de valoriser l'identité de chacun.

 

La photographie est un formidable outil pour stimuler l’imaginaire des enfants, leur permettre de découvrir leur environnement immédiat, leur ville mais aussi pour faire connaissance avec d’autres cultures, d’autres pays, d’autres enfants.

Ces photos servent en effet de support à un échange culturel à des écoles primaires de banlieue parisienne et de Madagascar.

Dans les deux pays, les enfants du même age effectuent le même projet, dans les mêmes conditions de réalisation. Chaque enfant est initié en classe à la prise de vue. Puis il bénéficie d’un appareil photo avec lequel il réalise un reportage qui est envoyé aux correspondants accompagné de nombreuses lettres.

Le projet s’étale sur l’ensemble de l’année scolaire.

  

    

La vidéo date de 2004 mais la situation n'a guère changé si ce n'est au niveau politique, la situation du peuple malgache n'a guère évolué. C'est désormais avec l'association  SIDINA  que  Karine Goujerot continuent  ses actions.  

L´association Sidina a son  siège en France et  travaille avec le jeune public sur des ateliers et programmes photographiques au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en France dans le cadre d´échanges culturels.

Depuis 2000, Sidina développe des projets éducatifs à Madagascar et en France. L´association est présente à Maurice dans le cadre d´un programme de développement. Un projet similaire est en place à Madagascar et touche quelque 150 enfants. 

 

       



Publié à 02:36 le 28.07.2009 dans Actions Projets pour Mada
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Musique traditionnelle

 

RAKOTO FRAH

Le maître de la flûte malgache

 

1923 - 2001

 

Rakoto Frah, de son vrai nom  Philibert Rabezoza Rakoto, était un flûtiste émérite et l'un des artistes les plus connus de Madagascar.

Sa popularité était telle que les billets de 1000 ariary  portaient son effigie depuis 1959, un privilège rare.

Auteur, compositeur et interprète de plus de 800 chansons, il avait toujours mené une double carrière de front.

La première l'a souvent ramené à une fonction sociale et nécessaire dans la vie spirituelle des Malgaches (cérémonies rituelles, de circoncision ou de retournement des morts notamment).

La seconde l'a fait voyager sur une scène internationale, avec des rencontres parfois inattendues (il a joué avec Kassav et Manu Dibango).

Maître incontesté de la sodina (la flûte en bambou ou en roseau de Madagascar), Rakoto Frah  a commencé à jouer à sept ans.
A dix, il était déjà le responsable d'un groupe et il commençait à être connu à douze ans.

C'était au temps de la colonisation française.

Chaque année, il y avait une grande fête d'une semaine sur le stade de Mahamasina (endroit où l'on sacrait les rois). 

Chaque canton de tout Madagascar était représenté par des artistes.

Un jour, il fut choisi pour jouer .
Puis en 1958, le Général de Gaulle vint à Madagascar.
Rakoto Frah  fait  parti des musiciens qui l'accompagnent  dans  les  rues d’Antananarivo jusqu'au palais du chef administrateur.

C'est là que tout le monde l'a découvert. 
Rakoto Frah   sort de Madagascar la première fois en 1967 pour le Festival International d'Alger.

Il fait  parti de la  sélection nationale.

Madagascar gagne  la médaille d'or devant 95 participants.


Ensuite, c’est la tournée pour Japon, Angleterre, Amérique, Inde,  Allemagne, Chine, Norvège, Finlande, Australie et France.
 
 
Rakoto Frah s'est éteint à l'âge de 76 ans.
 
RAKOTO FRAH  et son groupe FEOGASY
 

    

 

En hommage à Rakoto Frah

 

 

 



Publié à 02:31 le 28.07.2009 dans Musique Culture Films
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Contes

 

Histoire de SOKAKE (la tortue)
SOKAKE (soukaké)
 

 

IL ETAIT UNE FOIS..(.Indray andro hono)

il y a bien longtemps, un jeune homme appelé SOKAKE ( soukaké ) qui habitait un vaste pays lointain où le soleil brille toujours dans un ciel de couleur bleu profond., un pays appelé Madagascar et où la nature offre de paysages variés :

- de forêt dense toujours verte avec de grands arbres qui déploient leurs grandes feuilles vertes.

- de forêt sèche avec de grands palmiers ou de grands arbres bouteilles appelés Baobabs

     - de forêt d'épineux avec des cactus de toutes les formes…

Et c'est là... dans le Sud Malgache,  domaine de la "forêt d'épineux" appelée aussi "Bush" que s'est déroulée l'histoire de  Sobaké.
 
Sobaké  aimait bien faire la fête et, le soir venu partait avec ses amis danser de villages en villages.
Dans la journée, il devait travailler avec son père.
Comme tous les paysans du sud malgache, Sokaké était bouvier : il gardait dans les prairies un troupeau de zébus, des vaches à bosses et à cornes.

Mais fatigué de sa tournée nocturne, Sokaké tardait souvent à se réveiller…

Un jour... Il y eut un deuil dans le village. Comme tous les habitants se connaissaient, chacun avait un devoir de visite et de veillée pour le réconfort et le soutien des parents du défunt.
Les parents de Sokake partirent alors accomplir leur devoir envers leurs voisins. Et tout le village passa la nuit à veiller. Puis le lendemain, vint le moment de l'enterrement.

Mais Sokake était toujours absent. Où était-il ? Que faisait-il ?

Sokake s'amusait comme à l'accoutumée dans les villages environnants.
Il ne vit pas passer le temps!

Le village mit donc le défunt en terre. Sur le chemin du retour pour son village, Sokake croisait du monde…
C'étaient les paysans qui revenaient de l'enterrement.
Ils ne lui disaient rien mais leurs regards lui lançaient des reproches:

"O QUELLE HORREUR ! Sokake avait complètement oublié son devoir envers son village !

Quelle honte pour un jeune homme en âge de prendre une épouse !
Il aurait pu au moins rendre visite aux parents du défunt !
Ses amusements habituels l'avaient retenu et il avait tout oublié ! ... "
Et à chaque fois que des regards se posaient sur Sokake, il devenait de plus en plus petit… changeait de couleurs et …

SOKAKE FINIT PAR DEVENIR UNE TORTUE !

La carapace de la tortue cachait la honte du jeune homme.

Et c'est ainsi que les tortues s'appellent aujourd'hui SOKAKE dans le sud de l'île.

Dans le sud de Madagascar où tout le monde connaît cette histoire, il y est interdit de tuer et de manger une tortue.
Quand on y rencontre une tortue, il est de coutume de la cacher avec une branche de feuilles vertes ou
Et c'est ainsi que les Malgaches ont pu préserver les belles tortues de l'île, ces créatures uniques au monde.
Comme tous les contes malgaches, celui-ci se termine par :

"ANGANO, ANGANO
ARIRA, ARIRA !
IZAHO MPAMAKY…
NY VAOTAVO !
IANAREO MPIHAINO"


Prononcez :
[ angaN angaN
ariR ariR
izaH MpamaC
n vouataV
ianaré MpiHaïN ]



"contes, contes
balivernes et balivernes !
A moi, de casser la calebasse …
Censée contenir les bonnes paroles !
A vous, d'en retenir l'essentiel"


A RETENIR :

1 - Nous avons chacun des libertés et des droits mais aussi et surtout des devoirs envers nos prochains.

2 - Au sein des sociétés de TRADITION ORALE, les INTERDITS tiennent une place importante dans l'éducation.

A Madagascar, NE PAS TUER LA TORTUE revient à LA PROTEGER puis à PROTEGER SON MILIEU, bref à PROTEGER LA NATURE.

le geste rituel associant la tortue et les feuilles vertes nous rappelle aussi que LA FAUNE et LA FLORE DOIVENT TOUJOURS ALLER ENSEMBLE

 



Publié à 02:30 le 28.07.2009 dans Livres Contes
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RAZIA SAID

 

RAZIA SAID

 

 

 http://www.raziasaid.com/


 

Razia Said est née sur la côte orientale de Madagascar plus exactement à Antalaha d'une mère afro-comorienne et d'un père indien. Elle a été élevée au son de la valiha, un instrument à cordes de bambous local, a grandi au Gabon puis est partie étudier en France pour finir par s"installer à New york où elle vit actuellement.

Elle s'appuie sur une grande diversité de cultures. Sa musique mêle percussions africaines, du R&B,le tout accompagné par sa voix douce et apaisante  qui  navigue entre le tsapiky et le salegy, deux styles typiquement malgaches.         

Ses mélodies envoûtantes, ses textes remplis d'optimisme parlent de la vérité dans la vie quotidienne.

 

«Je ne peux chanter ce que je suis, et je suis tous ces mondes. Je crois en un monde sans frontières. Il est tout simplement le grand voyage musical tellement plus intéressant. Je suis convaincue que l'art est le véhicule d'une meilleure conscience de l'homme : les enfants et l'art sont le dernier espoir du genre humain». – RAZIA

 

Razia Said a lancé il y a quelques mois  Zebu Nation, un album qui puise ses racines dans la riche histoire musicale de Madagascar.

Retournée aux sources dans son île en 2007, il lui aura fallu 3 ans pour lancer son album rempli d'un message environnemental.

Elle découvre  la déforestation de son île. 

Chantées en malgache, les chansons essaient de réveiller la conscience des malgaches.

Mifohaza (Réveillez-vous) ,

Tsy Tara (Ce n’est pas trop tard),

tant de chansons qui invitent l’auditeur à réfléchir sur les conséquences de la déforestation et des cultures sur brulis.

Zebu Nation est un véritable manifeste pour la sauvegarde de l'environnement de ce pays. C'est un projet cri du coeur et le constat frappant que la musique est un pont entre les cultures.

Bref, un groove couleur savane, touchant et rassembleur !

 

Pour réaliser cet album aux teintes jazzy et musique traditionnelle malgache, Razia Said s’est entourée de musiciens de son île. On y retrouve notamment le guitariste et joueur de marovany (instrument à cordes malgache) Dozzy Njava et l’accordéoniste Regis Gizavo.

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Présente au Francofolies de Montréal, le 13 juin dernier,  Razia Said a captivé la foule avec succés  et a fait découvrir la musique de Madagascar.

 

 



Publié à 02:30 le 28.07.2009 dans Musique Culture Films
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La vanille de Madagascar

 02/10/2011

 La vanille, une orchidée magique

 

 

 

 

C’est en 1871 que la culture de la vanille, découverte en Amérique Latine par les conquistadors espagnols au début du 16ème siècle, fait son apparition à Madagascar.

 

Actuellement, la vanille est cultivée à Madagascar sur près de 64 000 hectares et  se compose de plus de 80 000 planteurs, 6 000 préparateurs et de 33 exportateurs.

 

Madagascar est le premier exportateur mondial de vanille naturelle avec la moitié de la production mondiale, mais le pays reste malgré tout  l’un des plus pauvres de la planète.

 

La région de SAVA, au Nord-est de Madagascar, est la principale zone de production avec 80% des exportations.

Dans cette région, 70% de la population dépendent de cette culture et  des disparités importantes se retrouvent entre les petits planteurs et les grandes exploitations qui récoltent la vanille et la préparent pour la commercialiser sur le marché international.

La filière a toujours connu des soubresauts réguliers, dont les premières victimes sont évidemment les petits paysans. Mais  du nouveau depuis  quelques semaines, une société indienne a annoncé qu’elle était prête à mettre 25 millions de dollars sur la table pour redonner ses lettres de noblesse à la vanille naturelle malgache. Affaire à suivre !!!

http://www.afriquinfos.com/articles/2011/10/1/brevesdafrique-187983.asp


Voici un reportage de 27 minutes très bien réalisé dans le cadre de l'émission Envoyé spécial faisant le tour d'horizon complet sur la vanille, son utilisation, sa production.

     

Pour en savoir plus :

 

 

 

 

Conseils de conservation :

• conserver dans un compartiment hermétique métallique ou en verre, à l’exclusion de tout autre matériau, à l’abri de la lumière et dans un endroit sec.

• ne pas exposer longuement à d’autres odeurs (la vanille est un capteur d’odeurs).


Comment utiliser sa gousse de vanille :

 



 



Publié à 02:25 le 28.07.2009 dans Faune et Flore
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Massif du Makay - Expédition 2010

 

 

MAKAY NATURE

 

POUR LA PRESERVATION D'UN COFFRE-FORT DE LA BIODIVERSITE

 

 

 

   EN AVANT POUR LA TROISIEME EXPEDITION

3 JUIN 2010

 

Un projet ambitieux : réaliser l'inventaire des organismes vivants et des trésors archéologiques du massif.
Ce projet est ambitieux car il ne reste que peu de temps pour agir mais vous pensez qu’il  est tout simplement interdit de laisser cet éden partir en fumée, rendez-vous sur la page "Comment nous aider ".

Découvrez la mise en place de l'expédition :

http://www.makaynature.org/

 

 

 

 

Revoir le film de l'éxpédition 2007, rendes-vous dans le rubrique "Découverte des Régions"

 

 

 



Publié à 02:20 le 28.07.2009 dans Faune et Flore
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La Nationale 7

10/08/2011

La Nationale 7

 

 

 

Devenue un passage incontournable, la Route Nationale 7,  étroite et sinueuse,  se déroule sur près de 1000 Km entre la capitale, Antananarivo, et la ville de Toliara au sud  en passant par Antsirabe, Fianarantsoa et Ranohira.

 

 

Dans un pays où l'on roule habituellement sur la piste, cette artère apporte la vie loin de la capitale. Taxi-brousses, camions, vélos, chars à boeufs, piétons, tous, pour quelques mètres ou plus, l'utilisent pour travailler, vendre, échanger, ou retrouver leur famille.

 

Outil indispensable de leur vie quotidienne, les Malgaches respectent et soignent la RN7 depuis sa création par les Français en 1972. Alors que les paysages se succèdent, hauts-plateaux, rizières, steppes désertes, montagnes arides, les hommes s'adaptent et changent, des Betsiléo agriculteurs, aux Vezo hommes de la mer.
De l'exubérance de la nature à la richesse des contacts humains, la RN7, est un fantastique point de vue sur Madagascar.
 
La Nationale 7 comme si  vous y étiez grâce au film de Marc Mopty tourné pour la chaîne5.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 



Publié à 08:00 le 12.07.2009 dans Decouverte du pays Videos
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