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Guide Olizane Madagascar
La nature dans tous ses états
Edition 2010
Ce guide offre une découverte classique et sérieuse sous l’angle culturel .
Sa maquette est judicieusement illustrée.
Les aspects culturels sont traités par thèmes : le pays aujourd'hui, sa géographie, tout comme des sujets peu touristiques et originaux pour mieux s'imprégner et comprendre la vie là-bas. On saura quels sont les grands noms à retenir et les plus beaux paysages à contempler. Grâce à ses cartes, une très bonne bibliographie et un peu de vocabulaire local, l'analyse est tellement précise qu'on a déjà le sentiment d'être parti.
Un beau "guide-livre" d'avant, pendant et d'après voyage.
Annick DESMONTS est journaliste.
Elle a longtemps partagé sa vie entre la France et l'océan Indien. Elle est l'auteur de plusieurs guides et articles consacrés à Madagascar.
Les contributions concernant la faune et la flore sont de Jean-Louis Guillaumet, directeur de recherches à l'ORSTOM, Charles Blanc, professeur à l'Université de Montpellier III, Bertrand von Arx et Laurent Gautier, du Conservatoire et Jardin Botanique de Genève.
Extrait du livre
Comment pourrait-on réduire Madagascar à l'image d'une belle île tropicale dont on rentre bronzé, reposé et content ?
Cela signifierait qu'on est passé à côté de tout !
Non, de Madagascar, on revient (ou on n'en revient pas !) touché, bousculé.
Comme si cette superbe île de l'océan Indien vous remuait le coeur, l'âme, cette âme si prégnante dans la culture malgache. Madagascar touche là où on est le plus sensible, là, peut-être, où on s'y attend le moins.
Quelque chose d'indéfinissable nous gagne.
Est-ce la sérénité toute asiatique de ses rizières en terrasses, où les paysans, paisibles, sont penchés pieds dans l'eau ?
Les yeux rieurs des enfants qui sont loin de manger à leur faim ?
La douceur infinie des pirogues à balancier qui glissent sur l'océan Indien, la sève de ces extraordinaires forêts primaires qui partent en lambeaux et dénudent la terre rouge ?
Ou serait-ce la vue de tant de dénuement, qui incite à laisser sa valise de 25 kilos, pleine de superflu et d'idées préconçues.
Lorsque le taxi-brousse tombe en panne, tout le monde se précipite pour le réparer et le bricoler.
Si vous ouvrez une bouteille de rhum, pensez à laisser tomber par terre quelques petites gouttes pour les ancêtres.
La grande île de toute beauté nous ouvre peut-être, tout simplement, à davantage d'humanité, de simplicité.
Pour compléter le guide Olizane, je vous conseille le Petit Futé qui je trouve est très bien pour cette destination.
Il contient beaucoup d'adresses, de "bons plans" et conseils astucieux.
L'édition 2010 est sortie !!!
Extrait :
On pourrait évoquer les fascinants jeux de couleurs, ces camaïeux de pourpre, de vermillon, de cobalt, d’ébène, d’opale, d’émeraude et de jade, tant d’aquarelles vivantes qui enchantent le regard…
Madagasikara est plus encore.
Chaque voyage est différent, c’est pour cela que l’on revient sans cesse, comme affamé de beautés nouvelles, comme enivré d’arômes plus puissants encore que les encens des forêts mystérieuses.
Il y a comme une urgence à découvrir ce merveilleux pays, où tout est possible en étant improbable.
L’ère moderne, lentement, étend son ombre triste sur ces pétillements de vie.
Les villes changent, l’argent y fait commerce.
Mais l’âme malgache, si riche de croyances et de cérémonies, bat toujours avec la même vigueur, avec le même amour, sur les hautes terres ou le long des côtes.
Ne nous leurrons pas : c’est l’un des pays les plus pauvres au monde.
Pourtant, que de sourires partout offerts à l’étranger, que de joie prodiguée sans retenue ni fausse pudeur !
Madagascar se donne et ne se reprend pas.
Ne venez donc pas y chercher ce que vous ne pourrez y trouver : l’aventure est partout, à chaque instant.
C’est ce qui fait le prix d’une rencontre insolite, d’un rendez-vous avec les morts et nos cousins les lémuriens.
Ayez les yeux ouverts, la main tendue, l’esprit plein d’enchantement à partager.
Partez libres et sans préjugés :
ceux-ci nourrissent l’ignorance et perpétuent l’exclusion.
Heureux comme celui qui rêve d’un long voyage, car les journées, ici, durent une éternité !
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