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La varangue
PRIX DU LIVRE INSULAIRE 2010
De ses expériences lointaines, HENRI MAHE nous livre ici, une oeuvre forte et poignante, dont il est difficile de se détacher, sur les incompréhensions de l’enfance face aux tragédies de l’Histoire coloniale, en la circonstance et de l’incurie ordinaire de ses conséquences.
En 1960, Madagascar recouvre son indépendance et sa souveraineté nationale, après de nombreuses décennies passées sous le joug du colonialisme français.
Une date figée de l'Histoire ne peut toutefois, d'un claquement au vent du drapeau national, effacer les rancœurs accumulées par une population locale excessivement et durement exploitée au bénéfice des structures colonisatrices.
C'est dans ce contexte qu'un petit garçon français va vivre avec sa sensibilité et ses incompréhensions le déchirement du départ forcé de son pays de naissance, puis les déceptions de l'exil dans son pays d'origine, la France.
Son esprit, à défaut de son corps, sera finalement sauvé par l'enseignement mystique reçu à Madagascar.
A travers l'histoire bouleversante de ce petit garçon sont bien sûr évoqués les thèmes de l'attachement à la terre natale et du déracinement, comme ceux de l'intolérance et de l'ostracisme qu'ont pu subir des Français nés outre-mer, dans la France serni-rurale des années 60.
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