Les récits des premiers navigateurs européens sont les principales sources historiques sur l'île et ses habitants.
L'histoire de Madagascar demeure encore très largement inconnue jusqu'à la fin du XVIe siècle, époque durant laquelle émergea le royaume mérina sur le plateau central. Sa naissance s'élabora sous le règne d'Andriamanelo (vers 1540-1575) mais c'est son fils et héritier, Ralambo (vers 1575-1610) qui en est considéré comme le véritable fondateur.
À la mort d'Andriamasinavalona au XVIIe siècle, le royaume disparut, partagé entre les quatre fils du défunt, et il fallut attendre le règne du roi Andrianampoinimerina (vers 1787-1810) pour assister à la réunification et à la naissance d'un État moderne.
Le roi Andrianampoinimerina
(1740-1810)
Règne 1786-1810
FIN XVIII ET DEBUT XIX siècle
Avant l'arrivée d' Andrinampoinimerina, le pays compte de nombreux royaumes indépendants.
On trouve au sud-est, les ethnies aux origines arabo-islamiques (Antambahoaka, Antemoro, Antanosy et Antesaka).
Les peuplades essentiellement pastorales, comme les Bara, les Mahafaly, Antandroy et autres Masikoro se partagent les vastes territoires du sud de l'île.
A l'ouest s'étendent les immenses royaumes Sakalava du Menabe et celui du Boina, plus récent (XVIIIe siècle).
Sur la côte orientale, les Betsimisaraka assoient leur autorité, alors que sur les Hautes Terres, les royaumes Betsileo mais surtout Merina étendent leur domination.
La traite des esclaves favorise alors une politique d'expansion territoriale et profite à ceux qui disposent d'armes à feu.
L'unificateur du royaume merina, et de Madagascar, fut Andrianampoinimerina. Il soumit les Betsileo et les Sihanaka des Hautes Terres et organisa son royaume en fokolona, unités sociopolitiques constituées à partir des structures traditionnelles. Son ambition territoriale se résume par cette phrase : "La mer sera la limite de ma rizière".
Il institue les "12 collines sacrées de l'IMERINA" en plaçant chacune d'elles sous l'autorité de l'une de ses épouses. Suite à ses conquêtes dans l'ensemble du pays, il va relancer le développement urbain de la ville d'ANTANANARIVO en faisant sa capitale.
Il entreprend pour la capitale une série de travaux qui vont conférer à la ville un nouvel élan.
Grand administrateur, il crée des lois organisant le cadre de la vie quotidienne de ses sujets (justice, réglementation des marchés et du commerce, construction des digues, …).
Il laissa le souvenir d’un roi sage, grand conquérant et fin stratège : il fit de l’Imerina une grande puissance étendue sur la majeure partie du territoire malgache.
Son règne exceptionnel restera gravé dans les annales de l’Histoire des Rois et des Reines de Madagascar ; ainsi que dans la tradition orale transmise de génération en génération. Le roi imerina sans doute le plus célèbre de la dynastie, reconnu pour sa fermeté et également pour son sens du dialogue et de la justice " Je construis des digues, c'est pour que vous ayez de l'eau de riz, vous mes sujets. Je donnerai de l'eau de riz aux grands et j'en donnerai aussi aux petits, car je veux que chacun fasse entrer l'eau chez lui, qu'il soit petit ou qu'il soit grand".
Le règne d'Andrianampoinimerina marque la fin de l'époque Ntaolo (des ancêtres) authentiquement malgache sans aucune influence occidentale.
En effet le roi merina le plus connu est le dernier à avoir porté des habits traditionnels comme le pagne court, sorte de toge rouge. Seuls les rois étaient en droit de se vêtir de cette toge de couleur rouge. Les cheveux tressés, les hommes tout comme les femmes se tressaient les cheveux. Il portait aussi un chapeau et bien que l'on ne peut voir sa couleur il paraît que son chapeau était rouge car les couleurs royales sont le rouge et le blanc. Il avait toujours avec lui sa sagaie, qui est symbole de justice et de pouvoir et qui le représente en tant que chef de l'armée. Il porte aussi beaucoup de bijoux comme tous les rois : chevillères bracelets, médaillon visible sur son front, et colliers.
Aucune photos fiables existent vraiment et ce n'est que longtemps après sa mort que des dessins sont apparus le concernant.
Il meurt en 1810 laissant la place à son fils : Radama Ier.