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Il convient d’être vigilant vis-à-vis d’une part
de l’eau de consommation et,
d’autre part, de l’eau de baignade.
Outre l’eau de boisson,elle comprend les eaux de lavage des aliments crus,
les glaces et les glaçons.
L’eau de consommation est le véhicule d’un certain nombre de maladies comme la typhoïde, le choléra, l’amibiase et d’autres maladies diarrhéiques qui existent à Madagascar.
On doit recommander, pour toutes les boissons ou préparations contenant de l’eau, d’utiliser selon les cas et les possibilités :
• de l’eau minérale en bouteille capsulée, Eau vive, Olympiko.... pas chère.
• de l’eau bouillie (au moins 15 mn),
• de l’eau filtrée : on peut utiliser des filtres de voyage faciles à transporter et relativement robustes (filtre Katadyn),
• de l’eau traitée (au choix, selon les besoins) :
- par Aquatabs* (1 comprimé/litre, attendre 30 mn avant de consommer l’eau),
- par Hydroclonazone* (1 cp/l, attendre 60 mn avant de consommer l’eau),
- par Micropur forte* (1 cp/l, attendre 30 mn avant de consommer l’eau,
- par de l’eau de javel à 12° Chl (3 gouttes/litre, attendre 60 mn avant de consommer l’eau).
Attention :
seuls 80 % des bactéries et virus sont détruits par ces traitements
et les parasites y sont résistants.
Pour la conservation de l’eau traitée,
on peut utiliser des sels d’argent : Micropur*.
Tous les fruits (y compris les tomates) qui ne peuvent être cuits
doivent être épluchés (avec des
mains propres) après trempage dans de l’eau traitée.
Salades et fruits nons épluchables doivent être lavés dans une eau traitée.
Ne pas consommer de cresson cru, glace, sorbet,
crème glacée vendus à la sauvette .
A noter : le risque de contracter une infection en se lavant les dents avec l’eau du robinet est minime.
Toutefois, si l’eau est “douteuse”, il est préférable
d’utiliser une eau traitée.
L'eau de baignade
Se baigner dans des lacs, dans des eaux stagnantes, marcher nues pieds vous expose à la bilharziose. C'est une maladie parasitaire due à la pénétration à travers la peau d’un ver, le trématode, appelé plus communément bilharzie.
Trés répandue à travers le Monde, elle est présente dans 53 pays d’Afrique, de l’est méditerranéen et de la péninsule arabique. Il y aurait 100 millions de personnes infestées.
A Madagascar on retrouve essentiellement :
Schistosome haematobium : à l'origine d'une bilharziose urinaire, essentiellement en Afrique et au Proche-Orient.
Schistosome mansoni : à l'origine d'une bilharziose intestinale, au Brésil et en Afrique sub-saharienne. |
La bilharziose urinaire est présente dans la région de Majunga et dans la partie sud ouest de Diégo.
La bilharziose intestinale est surtout présente dans le sud-est du pays et aussi dans la région de Tuléar (Sud) où existe également la bilharziose urinaire.
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Dans tous les cas, le cycle parasitaire fait intervenir un hôte intermédiaire, un mollusque vivant dans les eaux douces.
Les larves de schistosomes sont libérées dans le milieu aquatique. L'homme s'infeste par simple contact avec les eaux douces (lacs, rivières, mares, fleuves), car le parasite peut alors traverser la peau saine pour aller se développer dans les vaisseaux sanguins. Les vers adultes vivent en couple dans les veines des sujets contaminés. La femelle pond, de facon continue, de nombreux œufs qui sont éliminés dans les urines et dans les selles.
Les symptômes
Symptômes liés à une bilharziose urinaire (schistosomes haematobium) :
. Manifestations aiguës : fièvre, dysurie (difficultés à uriner), pollakiurie (mictions très fréquentes), hématurie (sang dans les urines).
. Douleurs des reins, comme dans la colique néphrétique.
. Signes génitaux chez l'homme : épididimyte (inflammation testiculaire), hémospermie (sang dans le sperme).
. Fausses couches à répétition ou accouchements prématurés.
. Stérilité.
Symptômes liés à une bilharziose digestive (schistosomes mansoni) :
. Manifestations aiguës : fièvre, diarrhée (avec glaires et sang dans les selles), vomissements.
. Signes hépatiques : ascite (accumulation de liquide dans le ventre), vomissements sanglants pouvant révéler des varices dans l'œsophage, cirrhose.
. Signes intestinaux : douleurs abdominales et diarrhée liées à des ulcérations ou à des kystes. Risque de complication à type d'appendicite ou d'occlusion intestinale.
. Fibrose pulmonaire (toux, dyspnée), pouvant entraîner une défaillance cardiaque. |
Traitement curatif
Il repose dans les pays industrialisés sur le praziquantel (Biltricide®), 40mg/kg en une prise, une seule fois : efficacité quasi absolue. Ce médicament n’est délivré en France que par une pharmacie hospitalière.
Prévention individuelle
- Eviter contacts cutanés (et bien sûr les bains) en eau douce stagnante dans les pays infestés.
Les bains au milieu d’un fleuve ou d’une rivière ne posent pas de problème si l’on ne revient pas à terre par les berges (plongée à partir d’un bateau, d’une jetée…).
- En cas de contact accidentel, s’essuyer avec une serviette le plus vite, le plus vigoureusement et le plus complètement possible.
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