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La turista

Turista :

la moitié des voyageurs y ont droit



Près d'un voyageur sur deux souffre d'une turista, ou diarrhée du voyageur, lors de son séjour.






La diarrhée du voyageur est un problème majeur des touristes et
des résidents en pays tropical. Fort heureusement, cette affection plus gênante que grave
est habituellement bénigne,
mais elle peut parfois persister assez longtemps. La réhydratation en est le traitement principal et la prophylaxie repose essentiellement sur l'hygiène des mains et l'hygiène alimentaire.

Généralités


Contrairement aux idées reçues,
la "turista" est rarement due
aux changements de régime et de climat,
aux épices ou à la fatigue du voyage.

Elle est presque toujours d'origine infectieuse, bactérienne le plus souvent (colibacilles, Campylobacter, salmonelles, shigelles...) parfois parasitaire (Cryptosporidium, lamblias, amibes...), rarement virale ( Rotavirus, ...).

 


Elle survient en trois à huit jours sans élément déclenchant apparent.
Constituée de quatre à cinq selles non moulées, la turista est le plus souvent associée à des douleurs abdominales,
à une sensation de malaise, à des nausées ou des vomissements.



Elle ne présente aucun signe de gravité : les selles sont normalement colorées,
sans glaires, ni pus, ni sang et il n'existe pas de fièvre.
Par contre si un de ces signes est associé
il faut immédiatement consulter un médecin.



Comment prévenir ?


La turista est presque toujours évitable si l'on suit scrupuleusement quelque mesures d'hygiène simples :

-la consommation d'une eau potable (allez lire post sur l'eau)
- se laver systématiquement les mains avant les repas et après être allé aux toilettes.
En l'absence d'eau ou de savon, on peut utiliser un gel ou une solution hydro-alcoolique que l'on trouve en para-pharmacie.
- le respect de la règle d'or :

« Bouillir, cuire, peler ou laisser ».
  • Laver soigneusement les légumes consommés crus, peler les fruits.

  • Éviter les aliments exposés à l'air libre.

  • Bien cuire les viandes, les poissons les crustacés et les coquillages.

  • Les plats cuits doivent être consommés chauds.

  • Privilégier les œufs servis durs avec coquille intacte ou en omelette -très cuite.

  • Éviter les crudités non épluchés, les coquillages si vous ne connaissez pas leur provenance.

Classification des aliments en fonction du risque de contamination

 
Aliments à risque élevé

Fruits de mer
Poissons et viandes mal cuits
Plats préparés consommés froids
Glaces artisanales
Crudités
Fruits pré-épluchés
Lait et produits laitiers
Aliments avec traces de moisissures
Eau du robinet, glaçons,
Boissons non encapsulées.

Aliments à faible (ou sans) risque

Plats cuits consommés chauds
Pain, biscuits et aliments secs
Confiture, miel
Fruits épluchés par le voyageur
Eau et boissons encapsulées
Eau décontaminée par ébullition (au moins une minute),
désinfection chimique (efficacité imparfaite ; Aquatabs, Micropure Forte), filtration mécanique sur céramique (très efficace).



Comment traiter ?
 
LA REHYDRATATION ORALE
En cas de diarrhée, la perte d'eau et de sels minéraux peut être importante. La déshydratation peut se révéler fatale, surtout aux âges extrêmes de la vie (enfants et personnes âgées), elle doit être obligatoirement traitée. La réhydratation orale ne concerne que les cas de déshydratation mineure ou modérée. Les déshydratations majeures et les cas de diarrhée associés à des vomissements sévères empêchant toute prise de nourriture ou de boissons par voie orale, doivent être hospitalisés afin de bénéficier d'une réhydratation par voie intraveineuse.

La réhydratation orale se basera sur quelques conseils simples :

• Il faut abondamment boire, 2,5l minimum que l'on ait soif ou pas. Les boissons doivent non seulement contenir de l'eau mais aussi des sels minéraux, on conseillera alors les jus de fruits, les boissons douces, salées ou sucrées. Dans tous les cas, les boissons seront préparées à partir d'eau bouillie ou chimiquement traitée. Il convient d'éviter les boissons alcoolisées, le café, le thé : ces derniers aggravent les douleurs abdominales et la diarrhée.

• Il existe des solutions de réhydratation orale à reconstituer avec de l'eau bouillie ou traitée (Adiaril*, Alhydrate*,…). Leur formule de base dérive de celle préconisée par l'Organisation Mondiale de la Santé et contient tous les sels minéraux nécessaires à une bonne réhydratation. Elles sont fortement conseillées dans les diarrhées de l'enfant. leur reconstitution varie d'une marque à l'autre (voir les indications des fabricants) mais dans tous les cas, elles doivent être utilisées dans les 12 heures si elles sont conservées à température ambiante et dans les 24 heures si elles sont gardées au réfrigérateur.

• Une bonne alternative aux solutions de réhydratation est le Coca-Cola décaféiné ou non, mais contenant impérativement des glucides (bannir le Coca-Cola "light"). Pour les personnes n'aimant pas les bulles, il peut être dégazifié par l'adjonction d'un sucre par verre.

Autres traitements
Les ralentisseurs du transit :

 

Ces médicaments diminuent la fréquence des selles et peuvent soulager les douleurs abdominales par leur action antispasmodique.

Certaines précautions d'emploi doivent néanmoins être respectées :
• Il ne faut pas prolonger leur prise plus de 48 heures.
• Ils ne doivent pas être pris lorsqu'une fièvre s'associe à la diarrhée ou lorsque les selles sont sanglantes.
• Ils ne doivent concerner que les diarrhées légères ou modérées.
• D'une manière générale, parce qu'ils favorisent la stase intestinale et donc accroissent le risque d'une diffusion systémique des bactéries, ils sont déconseillés chez les personnes fragilisées comme les enfants, les personnes âgées, les immunodéprimés.
NOM

 

POSOLOGIES

CONTRE-INDICATIONS

Lopéramide : Imodium*

-Gélule à 2 mg : boîte de 20

-Solution buvable enfant
Adulte : 2 gélules après la 1ère selle liquide puis 1 gélule après chaque selle non moulée sans dépasser 8 gélules/j

Enfant de plus de 8 ans : 1 gélule après la 1ère selle liquide puis 1 gélule après chaque selle non moulée sans dépasser 6 gélules/j

Enfant de 2 à 8 ans : 1 dose-poids après la 1ère selle liquide puis 1 dose-poids après chaque selle non moulée, en respectant un intervalle de 4 heures entre chaque prise et sans dépasser 5 prises/j
• hypersensibilité à l'un des constituants
• poussées aiguës de recto-colite hémorragique
• enfants de moins de 2 ans (solution buvable)
• enfants de moins de 8 ans (gélules)
• grossesse
Oxyde de lopéramide : Arestal* 2 comprimés après la 1ère selle liquide puis 1 comprimé après chaque selle non moulée sans dépasser 8 comprimés/j • hypersensibilité à l'un des constituants
• poussées aiguës de recto-colite hémorragique
• enfants
• grossesse
Racécadotril : Tiorfan* 1 gélule avant chacun des trois principaux repas. Le traitement ne doit pas être poursuivi au-delà de 7 jours • enfants
• grossesse, allaitement

 

Les antiémétiques :

 

 


Ils seront préconisés en cas de nausées et/ou vomissem:ents gênants.

 

 

NOM

POSOLOGIES

CONTRE-INDICATIONS

Métoclopramide : Primpéran*

-Comprimés sécables de 10 mg

-Solution buvable adultes

-Solution buvable enfants
Adulte : * à 1 comprimé (ou 1 à 2 cuillères à café, pour la solution buvable), 3 fois/j, à prendre avant les repas, en respectant un intervalle d'au moins 6 heures entre les prises.

Enfant et nourrisson : 0,4mg/kg/j, répartis dans la journée, en respectant un intervalle d'au moins 6 heures entre les prises.

• hémorragies gastro-intestinales, obstruction digestive mécanique, perforation digestive
• personnes ayant présenté précédemment une dyskinésie tardive aux neuroleptiques ou au métoclopramide
• porteurs, connus ou suspectés, de phéochromocytome
• prise de Lévodopa
• prise d'alcool

Dompéridone : Motilium*

-Comprimés à 10 mg

-Suspension buvable
Adulte : 1 à 2 comprimés (ou 2 à 4 cuillères à café, pour la solution buvable), 3 fois/j, º d'heure avant les repas.

Enfant et nourrisson : * cuillère-mesure pour 5 kg de poids, 3 fois/j, º d'heure avant les repas.
• hypersensibilité connue à l'un des constituants
• patients ayant présenté précédemment des dyskinésies tardives iatrogènes
• patient présentant un prolactinome
• hémorragie gastro-intestinale, obstruction digestive mécanique, perforation digestive.


Les antibiotiques :

En cas de diarrhée bénigne, les antibiotiques n'ont qu'une indication relative : ils ne seront pris que lorsque la diarrhée s’avère vraiment gênante pour le voyage.
Ils sont surtout indiqués dans les formes moyennes ou sévères de diarrhées (lorsque le patient présente plus de 3 selles non moulées sur 8 heures), associées à des nausées ou à des vomissements, à des douleurs abdominales importantes. Ils seront également indiqués de façon systématique chez tous les sujets présentant un état d’immunodépression.



NOM

POSOLOGIES

CONTRE-INDICATIONS

Fluoroquinolones
Ciflox* 500 mg Adulte : 1 comprimé x 2/j pendant 3 jours. • antécédents de tendinopathie ou d’allergie dus aux fluoroquinolones
• déficit en G6PD
• expositions au soleil ou aux rayons UV
• grossesse et allaitement
• enfants (jusqu’à la fin de la période de croissance)
Noroxine 400 mg Adulte :1 comprimé x2/j pendant 3 jours
Triméthoprime + sulfamide : Bactrim forte* Adulte : 1 comprimé x 2/j pendant 3 jours • allergie au sulfamide ou au triméthoprime
• grossesse et allaitement
• prématuré, nouveau-né
• insuffisances rénales ou hépatiques sévères
• porphyrie
• déficit en G6PD
• anémies mégaloblastiques par carence en acide folique
• dyscrasies sanguines


Ce traitement doit être arrêté dès que les symptômes ont disparu.
Si la diarrhée persiste au bout de 48 heures,
il faut consulter un médecin.



Le régime alimentaire

Le traitement commence par les mesures diététiques:
Diète alimentaire sans excéder 24 heures, reprise progressive de l'alimentation en commençant par des bouillons de légumes, des gelées de fruits (coings, pommes, bananes), la purée de carotte, le riz.

Il faut éviter le lait, les fruits (oranges, pruneaux...), légumes verts (épinards, salades...) les plats épicés, le café..


Et comme vous êtes à Madagascar, autant profiter d'une recette locale trés efficace :

"Ranon'ampango"


Le ranon'ampago est une boisson traditionnelle malgache appréciée, très économique ayant des propriétés anti-diarrhéiques et s'avère être un bon remède contre la déshydratation.

 

Il s'agit en fait d'une décoction de riz grillé.

La préparation de cette boisson succède à une cuisson de riz de préférence dans une cocotte en fonte ou à fond épais.

La première eau de cuisson est retirée ainsi que la plupart du riz cuit destiné à la consommation.

Une seule couche mince de riz cuit est conservée dans la casserole qui est remise sur le feu.

Les malgaches laissent griller à feu doux en surveillant pour que le riz roussisse et dégage une bonne odeur de caramel en attachant au fond de la marmite tout en évitant de le laisser brûler.

Ils versent ensuite environ un litre d'eau froide dans la cocotte et font cuire jusqu'à ébullition. Puis à feu très doux, la préparation mijote encore quelques minutes pour que l'eau se colore un peu et prenne un goût caramélisé.

La boisson est ensuite filtrée à la passoire.

Elle se sert chaude comme une infusion ou bien très froide et désaltérante, sucrée ou bien salée.

 


Cas particuliers :


Chez l'enfant :

Dans le cas de turista survenant chez un enfant, il ne faut pas hésiter à consulter un médecin.

Chez l’enfant, le risque le plus à craindre est la survenue d’une déshydratation. Et elle est d"autant plus grave que l'enfant est jeune.

Cette dernière est idéalement combattue par l’usage de solutions de réhydratation orale :
- elles doivent être données toutes les heures ou toutes les deux heures, à volonté, et tant que le diarrhée persiste.

http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/sro/dossier.htm

L’existence de vomissements ne doit pas empêcher leur administration, bien au contraire, elles seront alors proposées à l’enfant de façon plus fréquente et en plus petites quantités.

Chez le nourrisson, allaité au sein, l’allaitement maternel doit être poursuivi, il s’associera idéalement à une réhydratation orale par des solutions sucrées-salées.

Chez les nourrissons sevrés, il est possible de donner des laits de remplacement ou de reprise, qui ne contiennent pas de lactose ou dont la teneur en lactose est peu élevée (par exemple Diargal*, AL 110*), ces laits ne seront donnés que quelques jours, dans tous les cas, la reprise du lait habituel se fera de manière progressive ou sous surveillance.


Chez les enfants plus âgés, un régime antidiarrhéique classique sera proposé :

- il comportera une alimentation sans graisses animales ou végétales et sans légumes verts ou agrumes au début et il reposera essentiellement sur les bouillies à l’eau, les pommes de terre, le riz, le tapioca, les pommes coings, les bananes…


De même que précédemment, la reprise d’une alimentation normale se fera de manière progressive et sous étroite surveillance.

Dans tous les cas, l’objectif est de maintenir un état d’hydratation et de nutrition corrects en attendant la guérison spontanée de la diarrhée.

 

 

Conclusion

Toutes les diarrhées ne sont pas une turista :

si vous avez des maux de ventre violents (coliques), des glaires ou du sang dans les selles, il est raisonnable de consulter un médecin.

Enfin, en cas de fièvre dans une zone où existe le paludisme, même si vous croyez que la fièvre est due à une turista, il faut vérifier auprès d'un médecin que ce n'est pas le paludisme.

Il vous fera faire une analyse de sang.


AVERTISSEMENT

 

Les recommandations sur ce blog ne constitue pas une démarche de diagnostic ou un mode de traitement exclusif.

L'avis du médecin qualifié reste la seule démarche logique.

 


sources :

CHU Marseille

CHU Rouen


 


Publié à 04:05 le 20.04.2007 dans Sante et conseils
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