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Fort-Dauphin - Tuléar - Isalo - Antananarivo- Tamatave


Carnet de Route n°2



Le départ
Mardi 4 juillet 2006

Nous quittons Saint-Denis de la Réunion à 13h 35 direction Tuléar (Toliara) avec une escale à Fort-Dauphin (Taolagnaro).
Nous profitons de cette escale obligatoire pour rester 4 jours à Fort-Dauphin.



Nous voyageons sur Air Madagascar, c'est une compagnie que j'aime bien, le personnel est trés attentionné et fort sympathique. De plus, en voyageant avec la compagnie malgache, on bénéficie de 30 % de réductions sur les vols intérieurs, ce qui est trés apppréciable quand on connaît l'étendue du pays et l'état des routes.
Aprés 1h50 de vol (et oui c'est rapide !!!) nous arrivons à Fort-Dauphin et là tout le monde descend même ceux qui poursuivent leur route jusqu'à Tuléar.
En fait, il n'y a pas de bureau des Douanes à Tuléar et toutes les formalités sont donc faites à Fort-Dauphin.
Comme d'habitude, je prends mon visa à l'arrivée. C'est beaucoup moins cher mais il faut prendre son mal en patience. Comme de toute manière, même si vous possédez votre visa, il vous faudra attendre pour récupérer vos bagages. Moi, j'ai trouvé la tactique, dés que je monte dans l'avion je me mets en fonction "Mora, Mora" ce qui signifie "doucement, doucement" en malgache, les habitués de Mada connaissent !!! et j'ai une patience d'ange pendant tout mon séjour !!!!
Le visa est de 20 euros, et oui tout augmente. Au mois d'octobre dernier j'avais payé 15 euros, enfin cela reste encore moins cher qu'au Consulat.
Le passage en douane par contre sera trés rapide et dans une ambiance bon enfant, les douaniers ont le sourire. Quels changements, autrefois ce n'était pas aussi agréable, ils ont dû avoir des consignes.



Nous sommes attendus par l'agence Air Fort Services que j'avais contacté via internet. Comme nous n'avons pas beaucoup de temps, je leur ai communiqué ce que j'avais envie de faire et demandé de me concocter un programme sympa pour les trois prochains jours.
 



J'ai tout de suite aimé l'atmosphère de cette ville aux routes défoncées, bordée d'une plage superbe et dominée par la magnifique chaîne de l'Anosy et du Pic Saint-Louis.
La baie avec ses épaves est époustouflante de beauté.
 


Nous découvrons un paysage totalement différent, nous qui sommes surtout habitués aux paysages vallonnés et verdoyants de l'est de Madagascar. Ce mariage de la mer et de la montagne est magnifique. Nous sommes également surpris de rencontrer toutes ces étendues d'eau douce, lac, succession de bras de rivière.
Tout est trés vert, nous apprenons qu'il a plu pendant plusieurs jours et je croise les doigts pour qu'il fasse beau pendant ces trois jours !!!

Aprés un passage à l'agence pour connaître le programme des prochains jours et régler quelques formalités, le chauffeur nous amène au Motel Gina déposer nos affaires. Notre bungalow est trés sympa, rond tout en pallissandre et pierres de taille, situé en ville à l'écart de la rue (détail important, car la rue est animée de jour comme de nuit !!!) et blotti au milieu d'un jardin. On va être super bien.



Le chauffeur de taxi nous propose de nous faire faire un petit tour de la ville, car demain nous quittons Fort-Dauphin pour Evatra.

Mais d'abord, passage obligé par la banque et là il faut faire trés vite car les banques ferment à 16 h à Madagascar et il ne nous reste que 10 minutes !!! On se rabat sur le distributeur, bien sûr "en panne" c'est courant. On court donc au guichet, les portes commencent à se fermer mais nous sommes accueillis avec le sourire.
De plus mon mari s'excuse en malgache et c'est toujours la même réaction d'étonnement de voir un Vazaha parler leur langue.
Ils apprécient beaucoup.
Nous partons donc faire un petit tour de la ville avant la tombée de la nuit, qui ne va tarder. En cette saison d'hiver austral, il fait nuit à 17H30.
Nous irons voir la plage Monseigneur, paradis des surfeurs :



Puis nous faisons un saut jusqu'à la fameuse plage de Libanona



Puis nous rentrons pour préparer nos sacs pour le lendemain. Une partie des
bagages va rester à l'agence. Nous n'avons pas besoin de tout notre paquetage pendant ces deux jours. Sur les conseils d'Abel, notre chauffeur de taxi depuis notre arrrivée, nous allons mangé "chez Perline" qui se trouve à un petit quart d'heure de marche de l'hôtel.



Nous nous renseignons sur d'éventuels problèmes d'insécurité à circuler de nuit dans Fort-Dauphin. On nous assure qu'il n'y a aucun problème. C'est vraiment agréable de pouvoir se déplacer de nuit sans crainte. Nous croisons des malgaches vaquant à leurs occupations, beaucoup d'activité dans cette petite ville,
et nous ne serons nullement inquiétés.

En arrivant devant chez Perline, nous sommes surpris par un attroupement et de la musique.
Quelle surprise !!!
Un écran géant est installé en pleine rue pour le match de ce soir Italie/Allemagne.
Super ambiance dans la rue !!!!

Un petit aperçu de notre premier repas Gasy pour moins de 8 euros : carry crevettes et riz blanc pour Monsieur et brochettes de Capitaine et riz cantonnais pour Madame bien sur arrosé de 2 THB (de 64 cl chacune !!!) et pour finir 2 bananes flambées au caramel.
Pas mal, non ????

Nous rentrerons dans le noir ( y a pas de lampadaires !!!) mais sous un ciel étoilé d'une pure merveille qui vaut mieux que tous les lampadaires du monde.
Arrivée chez Gina, le grand écran est déployé ici aussi pour le match mais vraiment trop crevés par notre première journée, nous préférons aller dormir.




Publié à 11:45 le 27.04.2007 dans 2006 FORT DAUPHIN TULEAR ISALO TANA
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Départ pour Evatra


Mercredi 5 juillet 2006

Nous sommes debout à 6h, Abel vient nous chercher à 7h pour nous transférer au bord du Lac Lanirano qui se trouve à 2km de Fort-Dauphin. Au petit déjeuner, nous faisons la connaissance d'un réunionnais qui ne devait que passer à Fort-Dauphin. L'endroit lui plaît tellement qu'il y passera son mois de vacances. Effectivement, on regrettera de ne pouvoir faire certaines sorties comme la montée du fameux Pic Saint-Louis mais ce sera pour un prochain séjour.



Nous rejoignons les berges du Lac Lanirano où nous attend un bateau à moteur.




Nous faisons la connaissance de Dany qui va être notre guide pendant ces deux jours, de Vévelyne notre cuisinière et de son petit garçon ainsi que de Félix son époux et gardien de l'Evatra Lodge où nous allons séjourner.




Toute cette joyeuse équipée embarque et nous voilà parti pour 1 h de cabotage à travers lacs et les "Aroyos" (bras de rivière) qui pénètrent au coeur d'une végétation aquatique faite de pandanus, ravinalas et d'oreilles d'éléphant à profusion.







Au fil de l'eau, nous rencontrons de nombreuses espèces d'oiseaux
et des pêcheurs sur leur pirogue.








Publié à 11:40 le 27.04.2007 dans 2006 FORT DAUPHIN TULEAR ISALO TANA
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Evatra Lodge



L'Evatra lodge est situé au bord de l'eau prés d'Evatra 1er village, composé de petits bungalows simples et propres. Il n'y a pas l'eau courante, ni l'électricité. Nous allons vivre au rythme de la nature, qu'est-ce-que cela fait du bien de temps en temps !!!!
et pour la toilette, et bien ce sera au seau !!!


 
Nous sommes les seuls résidents et tout le monde est aux petits soins pour nous.



Aprés une installation rapide, Dany nous invite à commencer la découverte du site, il fait tellement beau qu'il faut en profiter.
Nous voilà donc partis pour plusieurs heures de marche. Dany décide de nous emmener vers la crique de Mahonoro.
Nous empruntons les petits sentiers sablonneux des zébus, et arrivons à Evatra 1er village.
Ce village compte 1456 habitants, 1000 enfants pour 456 adultes !!!!


Beaucoup d'enfants n'est-ce pas ???


Le village est pauvre, mais la population semble manger à sa faim.
La mer et la nature sont généreuses. Il y a beaucoup de poissons, crabes et langoustes, du manioc, et des mandarines.
Par contre, il y a un problème sanitaire certain, les enfants ont la gale et des vers.
Dany me dit qu'il n'y a aucun médecin sur place et aucune association ne s'occupe de ce village. Etant éloigné de Fort-Dauphin les aides n'arrivent jamais jusqu'à eux.

Au bout de 45 mn de marche, nous arrivons à Mahanoro.





Le cadre est idyllique, plage de sable fin, eau transparente.



Ce sont les vacances scolaires, les enfants aident la famille en pêchant, pour les garçons ce sera poissons et crevettes et pour les filles les petits mollusques dans les rochers.






Publié à 10:30 le 27.04.2007 dans 2006 FORT DAUPHIN TULEAR ISALO TANA
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Evatra


Aprés une petite baignade, 1h plus tard nous reprenons notre route à travers des paysages fantastiques, ça fourmille de criques et de baies, aussi tranquilles que désertes, la mer déferle sur les grandes dalles de granit qui bordent toute la côte, laissant apparaître ici et là de splendides criques et plages de sable blond et blanc.






Puis nous arrivons à la fameuse et magnifique plage de Lokaro.



Nous croisons un groupe de jeunes filles en train de pêcher au filet des crabes et des crevettes sur le bord de plage. Ce joyeux groupe de jeunes femmes nous offre un trés joli spectacle. Elles se suivent l'une dernière l'autre en file indienne en tenant un grand filet puis ensuite font une ronde pour rassembler leur prise.
On assiste à un magnifique ballet.





Nous rejoignons Dany qui, pendant que nous prenions nos photos, nous attendait à l'ombre des filaos en compagnie de deux autres malgaches assis dans le sable. Il avait allumé un feu et faisait cuire les deux poissons qu'il avait pêchés pendant que nous nous baignons à la crique de Manohoro.
C'est une trés bonne surprise.!!!



L'un des hommes nous proposent des huitres. C'est un vieil homme, et nous apprenons qu'il n'a que 63 ans !!! ses mains sont tremblotantes et nous nous en inquiétons car les huitres ne sont pas trés grosses et il les ouvre avec une hachette.
Notre guide nous rassure, nous sommes en présence du "Roi des huitres de Lokaro". Il fait cela depuis qu'il est enfant.





Nous dégustons nos petites huitres qui sont délicieuses arrosées d'un jus de citron et partageons notre poisson avec les pêcheurs. Du pur bonheur !!!!
un moment de partage trés fort.











Publié à 10:00 le 27.04.2007 dans 2006 FORT DAUPHIN TULEAR ISALO TANA
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Evatra suite .....

 
Nous rentrons au campement vers 13h, et pour nous rafraîchir en guise d'apéro, nous dégustons une bonne noix de coco bien fraîche.
Pendant notre absence Vévelyne nous a préparé un bon repas : crudités variées, crevettes péchées du matin au curry avec un riz jaune aux petits légumes et en dessert petites mandarines pays bien douces, bien sûr repas  arrosé de l'incontournable THB (Three Horses Beer, bière locale bien connue des habitués de Mada).

Aprés le repas, bien que fatigués, nous préférons profiter du beau temps et partons en bateau dans la baie d'Evatra. Nous quittons la lagune d'eau douce pour arriver sur une large bande sableuse qui la sépare de la mer.



La plage est immense et déserte, la mer est houleuse c'est le paradis des surfeurs.



Cette fin de journée trés riche en découverte se terminera paisiblement. Mais avant le dîner, les enfants du village nous font une belle surprise. Une petite fête est organisée en notre honneur autour d'un feu de camp.



Ils commencent bien sûr par l'hymne national malgache et à ma grande surprise, mon mari se joint à eux. A l'école quand il était petit, les enfants apprenaient les deux hymnes nationaux, le Francçais et le Malgache.  Je ne suis pas la seule à être surprise, un vazaha qui connaît l'hymne national malgache, çà ne se voit pas tous les jours !!!



Ils nous interprètent tout le répertoire appris avec leur institutrice et nous avons également droit à quelques pas de danse.



Tous ces enfants sont trés touchants et pour les remercier de leur prestation, il y a distribution de bonbons. Et comme tous les enfants du monde, ils sont ravis.



Puis nous dînons aux chandelles sous le ciel étoilé.
Une trés belle journée se termine.



Publié à 09:30 le 27.04.2007 dans 2006 FORT DAUPHIN TULEAR ISALO TANA
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Fin du séjour à Evatra


Jeudi 6 juillet 2006


Réveil 6h du mat, il fait frais, l'air est vif.
Tout est calme et paisible. Que du bonheur !!!



Nous prenons notre petit déjeuner en plein air, et Dany vient nous avertir que le départ est prévu pour 8h30. Pour notre dernière matinée à Evatra,
il veut nous faire découvrir Evatra 2ème village et la baie des pêcheurs.
Mais avant, séance photo, Félix le gardien vient me demander si je peux le prendre en photo avec toute sa petite famille. Nous lui ferons parvenir par l'intermédiaire de l'agence.



Du coup, c'est partie pour la séance photo de toute l'équipe !!!



Au départ nous prenons la même direction que la veille. Nous traversons Evatra 1er village. Ce matin, il y a efferescence au village. Des villageois d'un village situé 8km plus loin viennent échanger leur production de manioc contre du poisson. Ils n'utilisent pas de monnaie mais font du troc.

Nous passons devant la case du masseur !!!



Les enfants sont en vacances. L'école est fermée et ils jouent à des jeux universels : billes, corde à sauter, marelle, toupies.



Les femmes sont à la rivière pour laver le linge.



Nous rencontrons à nouveaux des paysages incroyables !!!



Et nous arrivons à la baie des pêcheurs. C'est surtout l'endroit des pêcheurs de langoustes, la fameuse langouste rouge de Fort-Dauphin réputée être la meilleure.
Nous en réservons deux pour midi.



Nous finissons la matinée au campement avec les enfants. Ils me demandent bien sûr de les prendre en photo. Ils sont tous craquants. Les yeux pétillants, ils laissent éclater leur joie à la vue de leur image sur le numérique.





Notre séjour à Evatra se termine, nous garderons un fabuleux souvenir de cet endroit et de ses habitants. Notre prochaine étape est la réserve de Nahampoana à 7km de Fort-Dauphin. Nous quittons Evatra vers 13h afin d'arriver pas trop tard et pouvoir visiter la réserve. Nous empruntons le même chemin qu'au départ. Tout aussi paisiblement nous regagnons Fort-Dauphin. Nous aurons même la chance de voir un crocodile au bord de la mangrove en train de se chauffer au soleil.






Publié à 09:29 le 27.04.2007 dans 2006 FORT DAUPHIN TULEAR ISALO TANA
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La réserve de Nahampoana


Abel, notre chauffeur de taxi, nous attend. Il a pris soin de récupérer le reste de nos bagages que nous avions laissés avant de partir pour Evatra. Je remets un carton de linge à Dany et lui demande de faire le nécessaire auprés du chef du village d'Evatra pour procéder à la distribution de linge pour les plus démunis. Je fais confiance à Dany, j'ai pu me rendre compte de son implication dans le village pendant ces deux jours.
Puis nous partons directement pour la réserve de Nahampoana.



La réserve de Nahampoana est une réserve privée, rachetée par l'agence Air Fort Services il y a environ cinq ans. Cette réserve était à l'origine une ancienne station d'acclimatation crée dès le début de la colonisation pour introduire de nouvelles espèces de plantes à Madagascar. Puis elle fut laissée à l'abandon à l'indépendance du pays.
Située à 7km de Fort-Dauphin, la réserve de Nahampoana se laisse découvrir en toute tranquillité, mettant en évidence
la richesse d'une faune et d'une flore typique du Sud malgache.



Les espèces endémiques se sont aussi développées et forment aujourd'hui un merveilleux jardin maîtrisé par endroits et sauvage et naturel dans d'autres.
Nous sommes acceuillis par Gauthier qui sera notre guide. Nous nous installons rapidement, la chambre est vraiment trés bien pour un prix correct.Puis nous rejoignons Gauthier pour la visite du Parc. Nous découvrons quelques espèces de lémuriens sur les 36 que comptent Madagascar, des reptiles (pas beaucoup car c'est l'hivernage), de nombreux caméléons et beaucoup d'oiseaux.







Nous découvrirons peut-être la cinquième espèce ce soir !!!! le fameux microcèbe, mais là il faudra que la chance soit avec nous.

Le parc est trés agréable. On y observe entr'autre le palmier trièdre unique au monde (Dypsis decary).



Nous finissons notre visite par une petite ballade en barque. Une petite rivière ceint la réserve que l'on peut découvrir également par barque,
petit parcours sympa au milieu d'une végétation dense et humide.
Nous croisons un martin pêcheur et Gauthier nous dit que dans la région le martin pêcheur est considéré comme être l'âme des Ancêtres. Il en profite donc pour nous raconter la légende qui l'on transmet aux enfants Antanosy de génération en génération.

A l'époque des guerres interethniques, un homme de la tribu des Antanosy plongea dans la rivière pour échapper à ses poursuivants. Il ne laissa dépasser que le bout de son nez pour pouvoir respirer, et un martin pêcheur vint se poser sur son nez. Ses agresseurs prirent ce bout de nez pour une branche et passèrent leur chemin. Depuis ce jour le martin pêcheur ayant sauvé la vie de ce guerrier est considéré comme l'âme des Ancêtres et est protégé.

Aprés le repas du soir, nous allons tenter de voir la vie nocture du parc et surtout essayer de voir le fameux lémurien Microcèbe.
Nous nous munissons de nos lampes torches, déjà pour ne pas se casser la margoulette mais aussi essayer grâce au faisceau de lumière de débusquer
deux petits yeux rouge dans la nuit noire.
Et nous aurons cette chance, surtout grace à l'expérience de Gauthier, de voir ce tout petit lémurien (plus petit primate du monde) qui mesure qu'un vingtaine de centimètre pour environ cent grammes.




Nous rencontrerons également beaucoup de caméléons du plus minuscule au plus gros.
Nous sommes surpris tous les caméléons que nous rencontrons sont blancs. Gauthier nous apprend que c'est tout à fait normal car ils sont en train de dormir. Comme tous les reptiles, le caméléon est un animal à sang froid.
Il utilise les rayons du soleil pour activer ses fonctions physiologiques.
La nuit tombée, le caméléon cesse toute activité.
Dans l'obscurité les cellules de sa peau ne sont plus sollicitées. La plupart des espèces prennent alors une couleur blanchâtre facilement repérable dans le faisceau lumineux d'une torche. De plus, la nuit il se fait le plus petit possible en enroulant sa queue dans une spire parfaite.




Nous passons la nuit bercée par les bruits de la forêt et nous réveillons avec le chant des oiseaux et surtout les cris des lémuriens.
 
Du pur bonheur !!!




Publié à 09:05 le 27.04.2007 dans 2006 FORT DAUPHIN TULEAR ISALO TANA
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Départ pour Tuléar et Anakao

Vendredi 7 juillet 2006

Notre petit-déjeuner se passe à regarder le ballet que nous offrent les sifakas. Je pourrai passer des heures à les regarder, tellement ils sont incroyables. Mais nous devons partir, notre avion pour Tuléar est prévu pour 9h35.



Nous quittons Fort-Dauphin (Taolagnaro) pour nous rendre à Tuléar (Toliara).
Les formalités se font trés vite, pas de douane, puisque nous sommes sur un vol intérieur.
Le vol dure 50 minutes, c'est vraiment rapide.
A l' arrivée, nous sommes sollicités par une quantité de chauffeurs de taxi, donc aucun souci pour effectuer son transfert jusqu'à l'hôtel. Les prix sont fixes (10 000 ar - environ 4 € ) j'apprécie car je n'ai pas trop envie de marchander.
J'aurai bien le temps de m'excercer plus tard !!!
Et nous voilà embarqués dans une superbe 4L verte flashante remplie de coussins.




J'ai porté mon choix sur l'hôtel Escapade. Il se trouve sur la principale avenue de Tuléar, le boulevard Galliéni, dans le quartier animé du Sans Fil,
trés bien situé pour se déplacer et tout prés de la gare routière.
Le prix de la chambre est correct (33 000 ar/ 12 € environ) et la chambre trés agréable, bien décorée dans un petit jardin à l'arrière du bâtiment principal qui sert de restaurant et de bar.


 


Aprés s'être restaurés et installés, nous décidons de visiter aussitôt la ville. La première chose qui me frappe en arrivant à Tuléar est la couleur du ciel d'un bleu azur trés lumineux.
Tuléar est la ville la plus ensoleillée de Madagascar,
le soleil est quasi permanent tout au long de l'année.
 
 
Nous décidons de prendre un pousse-pousse pour nous rendre en ville. Bon, je ne me sens pas trés à l'aise, je suis gênée par ce style de transport. Mais, aprés reflexion, j'accepte car aprés tout c'est leur gagne pain. Ils ont besoin que nous les fassions travailler. Nous n'avons que l'embarras du choix, des pousse-pousses aux couleurs bigarrées sillonnent les larges avenues de la ville. Verts, jaunes, rouges, bleus, ils sont partout.



Tuléar est une ville basse et étendue, blanche et lumineuse. Elle est située en bord de mer sur les dunes. Il y règne une activité importante qui démarre tôt le matin.
Les marchés sont ouverts tous les jours en non-stop.



Nous trouvons trés vite un cyber-café, c'est vraiment génial de pouvoir donner des nouvelles. En plus ce n'est pas cher 1800 ar/heure soit 70 centimes d'euros/heure.
Le débit n'est pas trop lent, malgré que tous les postes (10) soient tous occupés.
Quand je pense qu'il y a à peine 10 ans on n'arrivait même pas à passer
un coup de téléphone !!!!



Pas de temps à perdre, il nous faut préparer notre départ pour Anakao.
Nous nous dirigeons vers l'embarcadère au port pour réserver notre acheminement vers Anakao pour le lendemain. Et fait extraordinaire pour la région, il se met à pleuvoir.
La pluie est vraiment trés rare dans cette partie de Madagascar.



Nous partons demain à 9 h avec la Compagnie du Sud, le coût du transfert aller-retour pour deux personnes s'élève à 140 000 ariary soit environ 52 € (et oui, c'est pas donné !!!)



Le port de Tuléar n'est pas un port à proprement parlé puisqu'il n'y a pas vraiment de quai, mais l'immense plan d'eau au milieu duquel se trouve le poste d'accostage est un excellent abri pour les navires,
car il est protégé de la houle par un long récif de corail parallèle à la côte.


Samedi 8 juillet 2006


Nous avons donc rendez-vous à 9h à l'embarcadère mais nous faisons un petit crochet par le marché car il me faut des citrons pour la gorge de mon chéri !!!! (fanafody gasy = médicament malgache)




Nous repartons avec de quoi soigner un régiment et allons nous positionner devant la Compagnie du Sud pour patienter. C'est trés animé, on assiste à un va et vient de charettes boeufs. C'est vraiment typique, certaines sont trés rudimentaires avec des roues en bois. D'autres sont plus modernes, possèdent pneus et amortisseurs.



Petit contre-temps !!!
Mais à Madagascar cela arrive souvent. On commence à connaître, aussi on ne s'inquiète pas il y a toujours une solution. Nous apprenons que la vedette est en panne. Aie !!! Je sais que l'on peut s'y rendre en 4h de route mais cela ne m"enchante guère.

On nous propose de partir en bus par la route, en cours de route de visiter la grotte de Sarodrano et d'embarquer au niveau de Saint-Augustin afin de nous rendre jusqu'à Anakao.
Ouf !!! une heure de route çà va en plus on va profiter pour visiter la grotte. Nous faisons le chemin avec un groupe d'enseignants italiens, avec qui nous avons des échange trés sympas grâce à une des italienne qui est prof .....de français.


La route est bonne, nous profitons des paysages tantôt de plaines sableuses,
tantôt de bush épineux.



Nous roulons vers le sud et à quelques dizaines de kilomètres de Tuléar, nous arrivons à la grotte de Sarodrano, un petit site bien charmant.



Il s'agit d'une grotte d'eau douce qui se trouve juste à quelques dizaine de mètres de la mer. Avec son cours d'eau souterrain, elle est considérée comme un lieu sacré et normalement il est interdit de se baigner. Mais le fady (tabou) n'est plus réellement respecté.


Puis nous nous dirigeons vers Saint-Augustin (37km de Tuléar) c'est de cet endroit que nous embarquerons vers Anakao. La baie de Saint Augustin est bordée de longues falaises calcaires, paysages incroyables qui ressemblent à des paysages méditerranéens.



Nous embarquons dans une barque à moteur pour au moins une heure de temps, la mer n'est pas trop mauvaise mais nous arrivons complètement mouillés et frigorifiés. Nous n'avions pas été prévenu et donc nous n'avons pas été assez prévoyant. Il faut rapppeler que nous aurions du prendre la vedette depuis Tuléar et que cette dernière était en panne.
Bon, pour le retour nous prendrons nos dispositions (kway et plastiques).





Publié à 09:00 le 27.04.2007 dans 2006 FORT DAUPHIN TULEAR ISALO TANA
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Anakao


Carole du Longo Vezo nous acceuille
et se demandait bien où nous étions passés.
Normalement l'hôtel assure le transfert de ses hôtes, et Carole avait demandé à la société qui nous a tranférés de l'avertir, ce qu'ils se sont bien gardés de faire pour empocher la course.








Nous faisons rapidement connaissance avec tous les résidents
car nous déjeunons tous à la même table.
C'est super sympa, nous faisons connaissance d'un couple d'Australiens (les premiers australiens a avoir grimpé le Piton des Neige de la Réunion !!!) de deux jeunes femmes qui traversent pour la troisième fois Madagascar à vélo et qui entament leur troisième mois, d'un couple franco-malgache d'enseignant de Tana, d'un guide de l'Isalo et d'autres.
Bref tout un petit monde de voyageurs avec qui nous échangeons les bons plans, les expériences, les voyages.


Il y a beaucoup de vent et j'espère que cela ne va pas durer. Mais c'est la saison et surtout la région du vent. Nous décidons d'aller repérer les lieux et d'aller
jusqu'au village vezo d'Anakao.

Nous longeons la plage pour nous rendre au village, une agréable petite marche.



Nous passons devant Chez Monica,
une adresse que les habitués reconnaîtront, l'hôtel existe toujours mais Monica est retournée dans sa Suisse natale.
Nous nous arrêtons boire un thé et profitons pour visiter
les bungalows,trés sympas.



Anakao se trouve à 22 km de Saint-Augustin,
c'est un des plus grand village de pêcheurs Vezo.
Un nouvelle ethnie, une nouvelle culture s'offrent à nous, nous sommes au pays des Vezo.
A l'aise sur l'eau dès l'enfance, leur existence est dédiée à la mer.






Vezo veut dire ramer.
Un proverbe Vezo dit : "Vezo nenga-daka, tsy misy raha vitany" qui veut dire un Vezo sans pirogue ne peut rien faire.
Pour le Vezo, la pirogue est à la fois un équipement de travail, un moyen de transport et, durant leur migration, une demeure également.
Les enfants se fabriquent comme jouets des pirogues en miniature.
Dés l'âge de 4 ans ils sont initiés à la navigation avec des maquettes et un peu plus grand des mini-pirogues




Les Vezo utilisent une pirogue traditionnelle d'origine indonésienne témoignant des racines lointaines de l'éthnie.
Taillée dans un tronc d'arbre, elle est dotée d'une voile carrée et d'un seul balancier.




Ils les fabriquent eux-mêmes, utilisant des techniques d'une autre siècle transmises par leurs ancêtres et qui ont peu évolué depuis.
Les outils sont restés rudimentaires.


Les Vezo qui vivent en symbiose avec cette grande étendue connaissent bien leur milieu. Ils écoutent la mer, la sentent, savent en interpréter les couleurs et en connaissent bien les caprices, de même qu'ils savent interpréter le ciel, les nuages et le vent.
Ils ont également une connaissance pointue de la faune marine et des zones de fréquentation des espèces.
Ces savoirs se transmettent de générations en générations.

Leur pêche est une pêche de subsistance, artisanale, destinée à la consommation immédiate ou bien est séchée ou fumée et commercialisée dans les terres.
Les méthodes n'ont pas vraiment évolué.

Nous sommes aux premières loges pour notre premier coucher de soleil sur Anakao.



Les nuits sont fraîches mais avec deux couvertures en plus
nous passerons une excellente nuit.
Ces bungalows en bois et falafas sont trés agréables à vivre,
bien isolés du froid et de la chaleur.
Il n'y a pas l'eau courante mais l'electricité est permanente grâce à des panneaux photovoltaîques.

Pour l'eau, aucun souci, des seaux d'eau douce sont mis à notre disposition pour la douche.
La journée, l'eau chauffe au soleil et un bac d'eau de mer est disponible pour les toilettes.
Pour laver son linge, il est préférable de donner son linge à laver
car le personnel a l'habitude de laver avec peu d'eau.

Il faut rappeler qu'il n'y a absolument pas d'eau douce sur Anakao.
Des forages ont été faits mais en vain, pas une goutte d'eau douce !!!!!
Tous les matins les piroguiers Vezo font une dizaine de kilomètres en pirogue pour aller chercher de l'eau douce qu'ils ramènent dans de grands fûts bleus en plastique pour alimenter les hôtels.




La population, quant à elle, de grand matin, va creuser le sol afin d'y retirer de l'eau.



On trouve aussi quelques puits.



L'eau doit être puisée de bonne heure car elle est un peu sucrée
si on tarde elle deviendra salée.






Publié à 08:40 le 27.04.2007 dans 2006 FORT DAUPHIN TULEAR ISALO TANA
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L'Ile de Nosy Vé

Dimanche 9 Juillet 2006

Aujourd'hui, au programme nous décidons d'aller sur l'Ile de Nosy Vé.
Le Longo Vezo fait travailler les pêcheurs du coin et contacte un pêcheur Michel pour qu'il nous y emmène. Il s'occupera du repas de midi et nous y passerons la journée. Nous avons rendez-vous à 8h.




Nosy-vé est un petit îlot faisant face au village d'Anakao,située à 4 km.
Cette ile coralienne est une réduction au millième de la grande île.
En effet sa taille est de 1,5 km de long et 500m de large.
EIle est aujourd'hui complètement inhabitée.
Mais depuis la découverte de Madagascar par les Portugais en 1500, elle a été régulièrement fréquentée par les navigateurs européens (portugais, français , hollandais et anglais).
Durant des siècles, cet îlot a été la base maritime de trafiquants d'esclaves,
de commerçants et de pirates.
De cette époque subsistent quelques ruines et tombeaux, mais cette langue de terre aride est retournée à l'état sauvage.





L'îlot offre aux visiteurs une superbe plage déserte qui le ceinture presque entièrement.



Cette langue de sable est aussi, avec l'île de la Réunion, l'un des seuls lieux connus de nidification dans tout l'hémisphère sud du paille-en-queue blanc ou phaeton à queue rouge (phaeton rubricauda).





L'ile de Nosy-vé est devenu un parc marin,
un droit d'entrée dérisoire est demandé à chaque visiteur pour l'entretien du site.


Les oiseaux ne sont absolument pas farouches
et nous pouvons les observer à loisir.




La matinée se termine tranquillement et
nous nous rapprochons du campement
où Michel est en train de préparer le feu pour nos grillades de poisson du midi.
Pour nous faire patienter, il nous tend palmes, masque et tuba.
Personnellement je préfère une petite sieste sur le sable chaud !!!!

A peine installés, Michel accoure et me demande de le suivre rapidement car nous devons rejoindre l'hôtel au plus vite, le fils de notre hôte Roméo vient de se blesser.
Je n'en sais pas plus,
mais j'imagine qu'il a dû se blesser sur les coraux car nous l'avons croisé
au départ en train de surfer.
Nous embarquons sur la pirogue et en cours de route,
Eric nous rejoint en bateau à moteur.
Nous faisons échange avec deux  de ses plongeurs qui iront goûter à notre place le poisson grillé et nous nous dirigeons rapîdement vers l'hôtel.
J'apprends que Roméo s'est en fait ouvert la cuisse assez profondément
avec le lavabo qui s'est descellé et cassé en tombant.
Donc petite séance de sutures à domicile qui se passe sans problème puisque nous avons tout le matériel et qui a surtout évité une évacuation à l'hôpital de Tuléar qui je le rappelle se trouve à 5h de route ou à 1h et demi de bateau.

J'en profite donc pour rappeler aux futurs voyageurs de partir toujours équipé d'une bonne trousse à pharmacie et si possible d'un kit de sutures.
Cela rend vraiment service pour soi ou pour son entourage.


On ira se remettre de nos émotions autour d'un bon punch coco fait maison !!!



Du coup, la journée est chamboulée aussi Eric propose à tous les résidents une petits sortie en bateau afin d'apercevoir quelques baleines.
Nous savons qu'elles sont là depuis plusieurs jours.
A chaque sortie plongée, elles ont été vues.
Mais je ne suis guère optimiste car la mer est assez remuante.

Comme prévu elles nous ont boudés. Je suis déçue mais quand même contente de cette petite balade en mer bien vivifiante et bien......arrosée.
Ce sera pour une autre fois à l'occasion d'un prochain voyage.




Ce soir, tout le monde est averti que le repas est servi plus tôt. .....Finale de coupe du Monde oblige !!!!! Super ambiance, nous avons été tous invités chez Eric et Carole !!!!
Mais bon, je ne m"étends pas plus sur le sujet, vu que tout le monde connaît le résultat.
Nous rejoignons nos bungalows, un peu tristes





Publié à 07:45 le 27.04.2007 dans 2006 FORT DAUPHIN TULEAR ISALO TANA
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Anakao 2ème jour

Lundi 10 Juillet 2006

Je me réveille trés tôt (4h30 !!!) pour assister au lever du jour
et je peux vous dire que c'est aussi beau qu'un coucher de soleil.

Absolument magnifique !!!!



Aujoud'hui, nous décidons de nous rendre au village.
Mais cette fois, au lieu de passer par la plage,
nous empruntons la route et traversons une belle savane d'euphorbes.




Arrivés au village, nous traversons le marché.
Sur les étals nous retrouvons quelques légumes,
tomates, brèdes, manioc, patates, lentilles et pois.
Les villageois se nourrissent exclusivement de poissons et pratiquent le troc avec les cultivateurs de l'intérieur des terres.
Ce n'est qu'en période de pénurie quand la mer est vraiment trop mauvaise qu'un zébu est tué et la viande partagée entre tous les villageois.
Nous ferons un passage à la boutique souvenirs, qui est vraiment trés jolie,
car le départ est prévu pour demain matin.



Mon intervention de la veille a déjà fait le tour du village,
donc demande de petits conseils de santé au passage que je donne bien volontiers !!!

Puis nous allons chez Emile, personnage incontournable d'Anakao.
D'ailleurs, c'est ici que nous buvons notre meilleure THB de tout le séjour.



Emile est un homme trés gentil et serviable.
Son établissement est le seul d'Anakao à être tenu par un Malgache. Il propose des bungalows, un service de restauration et fait également office d'épicerie, un endroit trés sympa et animé.




Mardi 11 juillet 2006

Aujourd'hui retour sur Tuléar,
le petit -déjeuner est pris et nous attendons notre départ prévu pour 7h.
Nos bagages sont transférés par l"équipe du Longo Vezo au point de départ.





Nous avons passé un excellent séjour à Anakao.
Nous y reviendrons et pour ma part je me laisserai tenter par un baptème de plongée.
Bref, je me jetterai à l'eau !!!!


Voici le site du Longo Vezo qui est vraiment bien fait :
http://www.longovezo.org




Publié à 07:00 le 27.04.2007 dans 2006 FORT DAUPHIN TULEAR ISALO TANA
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Retour à Tuléar


En fin de compte nous lèvons l'ancre à 9h 30 !!!!!
et oui, il ne faut pas oublier que nous sommes à Madagascar.

Les impatients doivent choisir un autre pays pour leurs vacances.
La traversée se fait sans encombre.
La vedette que nous n'avions pas pu prendre au départ a été réparée.
Elle est sécurisée et chaque passager a son gilet de sauvetage.

L'arrivée à Tuléar est unique en son genre.
Le débarquement se fait en charette Zébus, à ne pas louper !!!!!!!!!!!!!!
Les photos parlent d'elles-mêmes.










Le comité d'acceuil est comme d'habitude à son poste,
chauffeurs de taxi, tireurs de pousse-pousses.
Notre choix se porte sur Patrick, enfin c'est plutôt lui qui nous choisit.
Le pauvre !!!
On a beau lui dire qu'il n'est pas assez costaud pour nous prendre tous les deux
avec en plus nos bagages, il ne veut rien entendre.
En plus il doit être nouveau, car il ne connaît pas bien la ville et bien sûr,
il va se tromper et rallonger la course.
Nous arrivons à bon port et pour le remercier de sa peine, car en plus le soleil est de plomb, nous lui donnons le double du prix prévu.
Il l'a bien mérité.

Du coup, il propose de nous atttendre et de nous reprendre aprés le repas.
Affaire conclue !!!!
Patrick est ravi, sa journée est assurée.

Nous nous installons de nouveau à l'hôtel Escapade,

où nous avions laissé une partie de nos bagages et surtout les papiers importants (billets, carte bleue et un peu d'argent) dans le coffre de l'hôtel.
Tout le monde est content de se revoir, çà fait plaisir.
Nous commandons nos sandwishs et allons faire un petit brin de toilette car aprés le voyage et surtout la petit tour en charettes boeufs ce n'est pas du luxe.
Quel plaisir de prendre une bonne douche bien chaude !!!


L'aprés-midi se passe au cybercafé pour donner des nouvelles à la famille, à la banque pour renflouer le porte-monnaie et en ville à se balader.
Nous allons au fameux marché aux coquillages
qui se trouve derrrière la bibliothèque de l'Alliance Française.
On y trouve encore à la vente hélas, des espèces protégées (comme les casques et les tritons) mais aussi des oeufs "d'autruches éléphant" Aepyornis qui sont interdits à l'exportation.


http://www.madagascar-vision.com/aepyornis/

Il faut bien se renseigner avant d'envisager d'emporter ce genre de souvenirs avec soi, et aussi éviter d'encourager la pêche des coquillages, car souvent ils ne sont pas ramassés morts mais ceuillis vivants sur le récif.
La collecte de coquillages vivants contribuent à la destruction du récif et, de plus, ces coquillages sont des protecteurs du corail car ils mangent les animaux destructeurs du corail.
Heureusement, ce marché se diversifie et on y trouve de nombreux objets en bois, sculptures, alaolo, vannerie, broderie......


EN N'ACHETANT PAS CES COQUILLAGES, VOUS CONTRIBUEZ A LA PROTECTION DU LAGON !

et vous passerez la douane sans encombre, ils sont interdits à l'exportation !!!



CASQUE ROUGE
Cypraecassis rufa
 
 
Le casque rouge est un prédateur des oursins qui sont eux, de grands dévoreurs de corail. Surexploité pour son usage en bijouterie (camés, pendentifs,... vers l'Italie m'a -t-on dit) il est en danger.


GRAND TRITON
Chariona tritonis



Ce grand triton se nourrit de l'étoile de mer Acanthaster planci
qui détruit le corail


C'est son seul prédateur connu,
c'est une espèce en danger
car trop pêchée pour le plaisir des collectionneurs.



OREILLE D'ELEPHANT
Cassis cornuta

L'oreille d'éléphant compte parmi les plus gros coquillages connus
ou en tout cas parmi les plus lourds.


Ensuite pas trés loin, nous nous rendons dans une maison où sont exposés les fameux tapis malgaches d'Ampanihy.



Nous avons eu la chance de rencontrer à Anakao,
une jeune femme qui travaille avec Eric Mallet, un français venu s'installer à Ampanihy, petite bourgade isolée de l'extrême sud à 296 kms de Tuléar, il y a une dizaine d'années.

Jusque dans les années 70, Ampanihy était célèbre dans toute l'île et même ailleurs dans le monde pour ses tapis en mohair et son élevage de chèvres angora réputé.
Eric Mallet s'est donc mis en tête de relancer l'activité disparue.
Les tapis d'Eric Mallet ont rapidement connu un vif succès.

Les tapis mohair sont de plus en plus recherchés car les ateliers de tissage sont rares à travers le monde et une belle partie de la production mondiale provient d’Ampanihy.

Désormais, environ 70 familles soit une centaine de personnes issues de la région Antandroy et Mahafaly ont été formées et vivent de la production de ces tapis malgaches.


Les femmes tissent, les hommes teintent et effectuent les travaux plus physiques.



La laine de chèvre vient, malheureusement, d’Afrique du Sud puis elle est acheminée vers l’Europe pour être traitée, avant le tissage du tapis Mohair par les artisans de la région. Malheureusement à plusieurs titres.
D’abord parce qu’il est triste de devoir chercher ailleurs la matière première d’un artisanat autrefois entièrement fondé sur des produits malgaches, 
mais ceux-ci se sont dégradés, le poil des chèvres locales est plus rigide.
Ensuite parce que, la dépréciation de l'ariary aidant, les achats à l’extérieur pèsent de plus en plus dans la fabrication de tapis dont Eric Mallet s’interdit cependant de modifier les prix,
au moins pour l’instant.

Si la laine est importée, les autres éléments du tapis Mohair sont Made in Madagascar : les teintures végétales pour colorer le tapis sont issues des plantes endémiques, collectées dans la brousse environnante et leur apportent leur couleur unique.
Les bordures en coton sont également faites en coton malgache.
Le mohair est une laine résistante, lumineuse et soyeuse,
sa résistance est parfaite et sa douceur exceptionnelle.
 
Pour tisser un tapis Mohair, il faut environ 5 kg de poils pour avoir un tapis de 2m x 3m. Et oui !!! ce n'est pas donné, mais quand on voit le travail long et fastidieux, et que ce tapis à 70 000 noeuds/m2 ,on comprend mieux. Ce sont de véritable ouvre d'art. Pour vous donner un ordre d'idéé, il faut compter environ 250 euros le m2.





Publié à 06:30 le 27.04.2007 dans 2006 FORT DAUPHIN TULEAR ISALO TANA
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En route vers Rahonira


Mercredi 12 juillet 2006

Aujourd'hui, grand départ pour l'Isalo.
Avant de partir pour Anakao, nous avons contacté  un guide que nous a recommandé le patron de l'hôtel. Jules est accompagné de son fils Stéphane. Il lui apprend le métier, Jules nous accompagnera jusqu'à Rahonira puis Stéphane prendra la suite comme un grand !!!!


La route est vraiment trés belle, elle vient tout juste d'être refaite,
une vraie piste d'atterrissage !!!
Notre peugeot 309 est trés confortable, et certainement beaucoup plus que
les charettes boeufs que nous croisons.



Nous passons devant des tombeaux "Mahafaly".
Ce sont de véritables monuments et les décorations peintes racontent la vie du défunt.



En effet, on croit ici que la vie sur terre n'est qu'un bref passage :
la vraie vie est celle des morts qui doivent se présenter avec tout ce qu'ils ont acquis
durant leur vie terrestre, devant leurs nouveaux pairs,
les ancêtres et devant le Zanahary (le créateur).
Cette croyance explique l'art et l'amour avec lequel les tombeaux,
demeures définitives, sont construits.



Puis arrêt obligatoire au pied d'un magnifique baobab.



Des enfants accourent pour essayer de nous vendre un pauvre caméléon.



Nous continuons notre route, le paysage change et devient plus sec.
Nous croisons des hameaux de quelques maisons de deux mètres sur deux mètres faites en sisal ou en boue séchée et en bois.






Dans cette région la déforestation est vraiment visible,
le long de la route de gros sacs de charbon de bois sont alignés, prêts à la vente.
C'est seul combustible que les malgaches peuvent acheter.
Et la culture sur brulis (tavy), pourtant interdite, est largement pratiquée.
Comme partout à Madagascar, la forêt est en danger: !!!! .
Les baobabs restent presque seuls, ils sont sacrés et
une chance pour eux ne font pas du bon charbon.



Nous continuons tranquillement notre route vers l'Isalo,
et atteignons dans un premier temps Sakaraha.

Autrefois ce n'était qu'un petit bourg agricole mais récemment il est devenu la base arrière des acheteurs et des revendeurs de pierres précieuses de toute la région notamment Sri-Lankais et Thaîlandais.





Des bars, des discothèques, hôtels, commerces divers et Mosquées
ont poussé comme des champignons.



Nous arrivons à la célèbre ville Ilakaka, à peine visible et complètement inconnue en dehors de la région il y a à peine quelques années. Autrefois, petit village paisible et isolé de 85 habitants, Ilakaka est devenu en quelques mois une véritable ville "Far West" comptant jusqu'à prés de 120 000 personnes, perdue au milieu d'une étendue désertique.



En 1998, on y découvre un des plus gros gisement de saphirs au monde.
On assiste alors à une arrivée massive de personnes venant de toutes le régions de l’île, espérant avoir la chance de s'enrichir.




Malheureusement, la majorité des ouvriers ne sont que de simples salariés de concessionnaires étrangers,
Sri-Lankais, Thaïlandais, Indiens, Pakistanais qui s'enrichissent.





Et la réalité n'est guère réjouissante, promiscuité, insalubrité, pauvreté, alcool, prostitution et violence sont le lot de la vie quotidienne. Bien que depuis il y a eu de l'amélioration.

La traversée d'Ilakaka se fait au pas, la route est embouteillée par les voitures et les piétons.
Le paysage commence à changer, le relief devient plus tourmenté.



Cela ressemble beaucoup à certains endroits d'Afrique du Sud.
Les murailles calcaires de cet immense massif prennent des formes hallucinantes, perdues au milieu du désert qu'aucun bruit ne vient troubler si ce n'est le souffle du vent.






Aprés 27 kilomètres, nous arrivons à Ranohira ( Rano : eau et Hira : lémuriens), point de départ obligé de toutes les excursions dans le massif de l'Isalo.



Aujourd'hui Ranohira est un centre touristique en plein essor malgré la crise de 2002
qui a un peu freiné son développement.
Mais le tourisme revient et il est prudent de réserver car en certaines périodes de l'année,
il est trés difficile de trouver une chambre.

J'avais porté mon choix sur l'Isalo-Ranch et
bien nous n'avons pas trouvé de chambre de libre.
Nous nous remettons à Jules qui décide de nous emmener "Chez Berny".
Nous y serons trés bien
.



Nous avons également découvert un endroit trés sympa "Chez Alice" que je recommande. Pour dormir ce sera pour une prochaine fois,
de petites et charmantes paillottes en terre battue.
Par contre, nous y avons trés bien mangé et pour pas cher.


Chez Berny
Centre de Ranohira - Tél.: 94 426 54 ou 94 413 53 Fax : 94 419 20
Hébergement en chambres récentes ou dans une bâtisse ancienne.
Bar Restaurant. station essence et épicerie.

Chez Alice
mariealice@wanadoo.mg


Nous nous installons et nous nous rendons au bureau de l'ANGAP pour réserver et organiser notre journée de demain.



Il faut prévoir le prix d'entrée du parc et le prix du guide qui est obligatoire pour ce rendre dans l'Isalo. Nous retrouvons Tina le guide que nous avions rencontré à Anakao,
et sommes trés heureux de pouvoir découvrir son univers.
Nous décidons pour le lendemain de faire la boucle du Canyon des Makis, la piscine naturelle et la cascade des Nymphes.


Nous apprécions d'avoir une voiture de location car il y a une petite trotte jusqu'à l'entrée du Parc et cela nous permet également de profiter de l'aprés-midi pour aller visiter le musée, que je recommande vivement car il est trés bien fait et trés instructif.
A faire avant de se rendre dans l'Isalo.



Nos billets sont pris, notre guide est choisi.
Nous décidons d'aller à la fenêtre de l'Isalo pour admirer le coucher du soleil.
C'est la visite incontournable du lieu. Mais il est encore un peu tôt aussi Stéphane nous propose une petite balade avec entr'autre une petite visite au Relais de la Reine et le Musée.






Le coucher du soleil ne va plus tarder aussi nous nous dirigeons vers la Fenêtre de l'Isalo.


Nous arrivons sur place, nous sommes seuls pour l'instant.
Nous profitons des lieux car cet endroit est trés fréquenté et
les touristes ne vont pas tarder à arriver.
Il fait trés froid, un petit vent glacial souffle, mais c'est revigorant
et j'avais prévu la petite laine.







Un seul mot Magnifique !!!!!!!!!!!!!
Effectivement c'est un trés beau spectacle ,qu'il ne faut surtout pas louper.
Nous ne sommes pas en pleine saison touristique,
il y avait du monde mais nous avons pu assister au spectacle sans se gêner.
Par contre quand la saison bat son plein, cela doit être autre chose.
Nous retrouvons nos amis Australiens que nous avions quitté à Anakao,
trés contents de se revoir.
Ils sont descendus chez Alice (voir coordonnées plus haut)
et sont trés bien installés.
Nous nous quittons car il commence vraiment à faire trés froid
et nous nous donnons rendez-vous pour la randonnée du lendemain dans l'Isalo.

Nous embarquons au passage un jeune couple, un peu inconscient quand même, qui est venu à pied de Ranohira pour admirer la fenêtre.
Il se trouve qu'il y a une sacrée trotte et que la nuit tombe.
Par dessus le marché, Madabus doit venir les prendre vers 23h30 pour Tuléar.
Ils ont eu de la chance de tomber sur nous !!!!





Publié à 07:00 le 26.04.2007 dans 2006 FORT DAUPHIN TULEAR ISALO TANA
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Isalo

Jeudi 13 juillet 2006

Aujourd'hui, les chaussures de randonnées vont prendre l'air !!!
Nous partons toute la journée à travers l'Isalo (on prononce Ichal)

http://mada.forumactif.com/viewtopic.forum?t=397


Tina notre guide doit venir nous chercher vers 7h30.
Espérons qu'il sera à l'heure, car des rumeurs circulent qu'hier soir certains ont fait la fête !!! et oui, les guides ont la réputation d'être de "bons fêtards" dés qu'ils ont de l'argent.
Et hier, pas mal de touristes sont arrivés.....le rhum a du couler à flots !!!

Nous allons déjeuner et une surprise nous attend. Nous avons des invités ce matin.




Un couple de Makis vient nous dire bonjour, et comme vous pouvez le voir, ils sont assez délurés !!!!

Avec un léger retard, Tina vient nous chercher.
Il a un peu la tête dans le sac on va dire, mais cela aurait pu être pire !!!!

Nous embarquons avec notre chauffeur et Tina grimpe dans une autre voiture avec nos amis Australiens.
Une voiture est indispensable pour se rendre dans le parc national qui se trouve à une quinzaine de kilomètres de Ranohira.




La végétation du massif a subi une dégradation intense depuis de nombreuses années par l'action répétée des feux de brousse (tavy).
Le parc National de l'Isalo est constitué de grés continentaux datant du jurassique.
Le relief est de type ruiniforme (parce qu'il est constitué de grés perméable et friable), on y rencontre de profonds canyons pouvant atteindre 200m de profondeur s'étendant sur plusieurs kilomètres de longueur, et quelques dizaine de mètres de large.




Le ciel bleu azur baigne de lumière ces falaises ocres et ces pitons rocheux,
sculptées par les vents et les eaux.
C'est vraiment trés beau.

Celui que nous allons visiter ce matin se nomme le Canyon des Makis.
On le surnommait autrefois le Canyon des Singes mais aujourd'hui on préfère l'appeler ainsi puisqu'il n'existe pas de singes à Madagascar.
Sur la photo ci-dessus le Canyon des Makis est la faille située à gauche de la photo.
Nous garons notre voiture sur un parking aménagé et partons pour une bonne demi-heure de marche avant d'accéder au canyon.

Nous traversons des rizières bien sèches qui nous rappellent que partout où la nature le permet, les peuples de Madagascar travaillent inlassablement la terre.



Nous croisons des paysans malgaches en train de faire sécher leur riz ou de le trier.





Puis nous arrivons au Canyon des Makis.



C'est un large canyon escarpé où abondent palmiers et bambous.
Une rivière sacrée coule au milieu de cette végétation luxuriante,
un contraste étonnant comparé au reste de l'Isalo.
En écoutant le murmure de l’eau et le gazouillis d’oiseaux invisibles on imagine que le jardin d’Eden devait ressembler à un endroit comme celui-ci.

Le Canyon des Makis porte bien son nom,
nous n'aurons aucune difficulté pour trouver les "Lémur Catta".
Ils ont l'air d'être assez nombreux.



Les makis de l'Isalo sont capables de grimper des parois rocheuses lisses
grâce à la paume de leurs mains qui fait ventouse.
Un véritable exemple d'adaptation de la faune au milieu.
Surprenant.


La randonnée pour l'instant n'est pas trop difficile,
par contre il faut faire trés attention où l'on met ses pieds.
Des fougères et des mousses s' accrochent au parois verticales d'où l' eau dégouline .



C'est assez glissant.
Nous continuons la découverte des entrailles de ce paysage fantastique
en remontant des ravines profondément encaissées, encombrées de rochers.
Puis nous quittons cet univers de verdure et de fraicheur et arrivons sur le plateau et découvrons un décor aride de western.
Nous progressons tranquillement, le soleil commence à bien chauffer.
On apprécie le vent qui nous rafraichit.
Et soudain, nous arrivons au niveau d'un promontoire qui nous offre un panorama saississant de l'Isalo.
 
Ouf !!! une petite pose photo qui tombe à pic !!!


La pose terminée, nous continuons à avancer en direction de la piscine naturelle que nous aimerions atteindre pour l'heure du déjeuner.
Nous évoluons dans cette immensité minérale avec le seul bruit du vent,
c'est magique, parfois le cri strident d'un rapace vient troubler cette atmosphère.

On aperçoit une sépulture bara.



Après avoir reposé dans une tombe provisoire, le corps des défunts est enfouie dans des cavités naturelles, agrandies si nécessaire et bouchées par des pierres.
Les cercueils vides sont ensuite abandonnés sur place.
L'Isalo est parsemé de ces sépultures de montagne, certaines placées à des hauteurs impressionnantes pour dissuader les pilleurs de tombes.
Nous somme en terre sacrée.

Sur le chemin,
un bosquet permet d'approcher l'arbre le plus courant de l'Isalo : le tapia.

Grâce à l'épaisseur de son écorce, c'est le seul petit feuillu à la ramure abondante qui résiste aux feux de brousse allumés tous les ans par les Bara pour régénérer les pâturages.
Presque tous les troncs ont un côté noirci.


Autre plante familière endémique que nous rencontrons , le pachypodium appelé improprement « baobab nain ».



Quand on pense que la mer arrrivait jusqu'ici .
J'ai récemment lu un article qui disait que l' Isalo était le certificat de naissance de Madagascar.
 
Bien dit !!!

Effectivement quand on regarde le sol on aperçoit les petits galets et les cailloux accrochés aux rochers indiquant la direction du courant à l'époque où la mer arrivait jusqu'ici.

Après.................. 6 heures de marche,
on arrive à la récompense c'est à dire à la piscine naturelle,
un magnifique bassin naturel d’eau claire où l’on peut se baigner.

L’eau est fraîche, et comme je suis trés frileuse, je ne me m'y aventurerai pas.
Nos amis australiens ne se feront pas prier.



Nous avons de la chance, il n'y a pas trop de monde.
L’affluence de touristes peut effectivement poser problème,
car le site n'est pas bien grand et la piscine naturelle est facilement accessible depuis une piste menant à Ranohira la nouvelle.
Donc beaucoup de touristes ne viennent dans l’Isalo que pour ça,
ce qui est vraiment dommage tant le massif est magnifique.
Donc un petit conseil il faut essayer d'y arriver de bonne heure.




Nous nous reposons une petite heure le temps de déjeuner et mettre nos  orteils à l'air
et se les rafraîchir.
Nous décidons de repartir car nous voulons aller jusqu'à la cascade des Nymphes, de plus plein de monde commence à arriver.
Il est vraiment temps de partir.

Depuis la piscine naturelle , il faut compter deux heures de marche dans le massif
avant d'accéder dans la vallée de la Namaza.
Nous passons par de magnifiques points de vue sur les blocs de grès de l’Isalo.
La végétation sur le parcours est encore très riche.
Il faut savoir qu' au total, l’Isalo renferme plus de 1200 espèces végétales,
dont plus de 80 % sont des plantes médicinales : pour guérir le mal aux dents, le mal à l’estomac, la leucémie,…mais aussi des poisons.

Une fois dans la vallée, nous progressons dans le lit de Namaza, avec beaucoup d'eau partout. Il y fait beaucoup plus frais.
On progresse sur les rochers qui encombrent le lit de la rivière.

JE SUIS CREVEE !!!!


Pour aider la progression, certains blocs ont été rabotés pour marquer l'emplacement des pieds et, dans le passage le plus délicat, une rampe a été scellée dans la roche pour se tenir.

ET çà GRIMPE !!!!!! J'ai mal aux PATTES !!!!

Après environ 1 heure de marche, on est arrivé au but de la randonnée :
la cascade des Nymphes.




Une belle cascade, avec une belle piscine naturelle trés jolie et pittoresque .
Un endroit très encaissé, très frais, une gorge verticale avec des fougères arborescentes qui poussent à la verticale à flan de paroi.
Le soleil plonge au coeur de ce puits naturel, la surface du bassin réfléchit la lumière, la roche anthracite s'illumine d'éclats argentés,
un vrai décor de conte de fées
Très,très sympa, mais je suis un peu fatiguée je l'avoue pour apprécier pleinement.

La cascade doit son nom à une espèce de grenouille, qu’on appelle les nymphes!
Je dois dire que j'en ai pas vu beaucoup.
Elles ont dû certainement se cacher car on peut dire qu'en cette fin de journée,
le lieu est assez embouteillé !!!
La redescente depuis la cascade est plus facile et surtout rapide et glissante.

Par contre, désolée mais là, pas de photos, je suis trop fatiguée et
surtout trop occupée à regarder où je pose mes pieds.

Et bien au total j'aurai 20 kms dans les gambettes. Je suis trés fière de moi et surtout ravie de cette splendide journée.

Nous finissons la soirée joyeusement chez Alice avec nos amis Autraliens. Stéphane, notre guide vient nous rejoindre en soirée et nous goûtons aux merveilleux et délicieux rhums arrangés qu'Alice nous a gracieusement offert.
Le repas est excellent, une table que je recommande vivement.
Puis aprés les échanges d'emails et d'adresses, nous nous quittons.
Nos amis Australiens filent vers Ranomafana
tandis que nous reprenons la route vers Tuléar demain matin.


Publié à 06:45 le 26.04.2007 dans 2006 FORT DAUPHIN TULEAR ISALO TANA
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retour à Tuléar et départ pour Antananarivo


Vendredi 14 Juillet 2006


Aprés un petit-déjeuner matinal, nous reprenons la route en direction de Tuléar.
Et c'est avec beaucoup de plaisir que je refais le même parcours qu'à l'aller.




Douze Kilomètres avant Tuléar, nous décidons de faire une halte
pour visiter l''Arboretum d'Antsokay.



Cet arboretum regroupe 1050 espèces dont 762 de plantes endémiques du Sud Malgache :
baobabs, pachypodiums, euphorbes, aloès,
des épineux comme le didiérea commiphoras et
80 % ont des vertues médicinales reconnues.
C'est un véritable condensé de la végétation du Sud de Madagascar.

Crée en 1980, par un botaniste amateur Suisse, Herman Petignat, aujourd'hui décédé,
cet arboretum est entièrement privé.
C'est aujourd'hui son fils qui lui succède et poursuit son combat de protection des plantes les plus menacées et de présevation du plus grand nombre de la déforestation constante, des feux de brousee et des pillards.


Nous nous assurons les services d'une jeune guide
qui va nous faire découvrir toute cette flore diversifiée qui s'est adaptée,

sous des aspects parfois extraordinaires,
à la chaleur et à la sécheresse de cette région.
Elle nous fera également découvrir également les relations qui se sont crées entre l'homme et le monde végétal à travers l'usage des plantes médicinales.





Publié à 06:15 le 26.04.2007 dans 2006 FORT DAUPHIN TULEAR ISALO TANA
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Antananarivo


Samedi 15 juillet 2006


Départ pour Antananarivo à 9h45.
Une heure de vol, à l'arrivée le temps est couvert et frais.
Il nous faut sortir les blousons, un sacré contraste avec Tuléar.
Nous sommes accueillis par Jeanne que nous avions contactée par internet.
 
 
 
Elle est vraiment trés sympathique.
Sa grande maison est bien remplie, c'est une adresse trés connue par les internautes
car ce n'est pas cher et on y mange trés bien.
Par contre notre chambre est assez sommaire, au sous-sol et à cette époque de l'année,
il ne fait pas trés chaud.
Mais pour une nuit et pour 8 euros, on ne va pas faire les difficiles.
 
L'aprés-midi, nous contactons une jeune guide pour nous accompagner à Tana, car vu le peu de temps que nous passons à la Capitale, nous voulons voir les incontounables.



Nous allons dans un premier temps sur une des douze collines sacrées
qui entourent Antananarivo
A 15 km du centre de Tana, prés d'Ivato, ce trés beau site abrite le sanctuaire du roi Andriambelomasina, grand-père d'Andrianampoinimerina qui date du XVIIIème siècle.



C'est un lieu trés fréquenté car selon la religion ancestrale
l'esprit de ces rois anciens est accessible en ce lieu
et nombreux sont ceux qui viennent se receuillir ou
adresser des requêtes ou des voeux.



Nous y restons une bonne heure à écouter la gardienne du site,
qui visiblement prend beaucoup de plaisir à nous expliquer toutes les traditions et cérémonials de l'époque car en ce lieu était érigé le palais d'Andriambelomasina.

Ensuite direction le centre ville, nous irons Place de l'indépendance, au Musée de Rova, rue des commerçants et pour finir le marché aux fleurs.





Nous allons sur place nous rendre compte de l'avancement
des travaux de reconstruction du Rova.
Bon y a encore du boulot !!!!






Nous passons 6 bonnes heures à visiter Antananarivo.
Ville qui nous a agréablement surpris. Nous ne regrettons pas d'avoir pris un guide pour visiter le Capitale malgache.
 
 


La ville est propre et en prenant les précautions élémentaires,
je ne me suis pas sentie en insécurité.


Dimanche 16 juillet 2006

Aujourd'hui c'est une journée que j'attendais depuis longtemps.
Nous allons assister à la Messe du Père Pedro.



Comme prévu c'est un moment de pur bonheur et de grande émotion.
Cet homme dégage une telle bonté,
et une telle force en même temps,
que l'on ne peut qu'être admiratif pour ce qu'il a réussi à faire.




Nous devons être 4000 dans ce gymnase,
femmes, hommes, enfants, touristes.
Vraiment un moment trés marquant de mon voyage.


 
 
 
 
 
MERCI PURVENDEEN85
 
 

  



Publié à 06:00 le 26.04.2007 dans 2006 FORT DAUPHIN TULEAR ISALO TANA
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De Tananarive à Tamatave

 
De retour chez Jeanne nous retrouvons Bertrand,
le cousin de mon mari, qui vient nous chercher pour aller déjeuner.

A notre grande surprise, il propose de nous accompagner à Tamatave.
Comme je n'avais pas encore organisé notre transfert,
je suis ravie.

Nous partons aprés le déjeuner et prévoyons de faire une halte à Mantasoa chez un autre cousin de mon mari qui tient l'hôtel l'Ermitage.
Ah !!! vive la famille .............
et je ne savais pas encore ce qui m'attendait.


Mantasoa se situe à une soixantaine de kilomètres d' Antananarivo,
au bord d'un lac artificiel construit en 1936 pour irriguer les rizières
et aussi pour subvenir aux besoins en électricité de la capitale.
On ne peut pas parler de Mantasoa sans citer Jean Laborde, personnage qui a beaucoup apporté au pays.




Nous traversons de nouveau des paysages totalement différents,
des forêts de pins et d'eucalyptus.

C'est incroyable la diversité de ce pays.
Nous arrivons de nuit, les derniers kilomètres (les 15 derniers !!!) sont assez éprouvants.
La route est complètement défoncée et pour couronner le tout il tombe un vrai déluge.
Nous sommes arrivés à bon port, c'est le principal. Il ne fait vraiment pas chaud, et nous apprécions le bon feu de cheminée qui nous attend.

Le lendemain, je découvre un endroit incroyable, niché au milieu d'une forêt de pins luxuriante et humide qui s'étend jusqu'aux abords du lac.
A la belle saison, cet endroit doit être trés agréable.
Je comprend que les Tananariviens qui ont les moyens en ont fait leur lieu de villégiature.





Nous avons été particulièrement bien reçu par notre cousin et je ne saurais trop vous recommander son foie gras "fait maison" un vrai délice !!!!


Publié à 05:30 le 26.04.2007 dans 2006 FORT DAUPHIN TULEAR ISALO TANA
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Petite halte à Andasibé


Aprés quelques jours passés à Mantasoa,
nous reprenons la route pour Tamatave.
J'ai prévu de m'arrêter à Andasibé (anciennement Réserve de Périnet) car je veux voir l'Indri, le plus gros de tous les lémuriens. C'est le seul endroit au monde où il vit.
Nous nous arrêtons au Feon'ny ala (la voix de la forêt).
Nous avons beaucoup de chance car il y a beaucoup de monde et nous arrivons à avoir les deux derniers bungalolws de libre.




Les bungalows sont corrects
mais je trouve que les prix ont bien augmenté, pression touristique oblige.
Le cadre est vraiment agréable.

Nous nous installons vite fait car je dois réserver la sortie pour demain matin,
rituel habituel,
le passage par le bureau de l'ANGAP pour le choix d'un itinéraire,

Il fait frais, la forêt est dense et humide, elle fait partie des dernières forêts primaires existant sur l'Ile, malheureusement.



Nous dinons sur place, nous n'avons pas trop le choix.
Ce sera correct, sans plus.
Quand à l'acceuil, bof !!! peut mieux faire.

Nous passons une bonne nuit, bercée par les bruits de la forêt.
J'adore çà !!!!

Et bien sûr nous sommes réveillés à l'aube.
N'espérez-pas y faire la grasse matinée, le cri de l'indri aura tôt fait de vous réveiller de bon matin. C'est très impressionnant, ce n'est pas vraiment des voix mais de vrais cris puissants.


Nous faisons une superbe balade, interéssante et instructive.
Car cette forêt a une faune et une flore trés riche. Je ne verrai pas les superbes orchidées sauvages car ce n'est pas la saison.
Par contre, je suis ravie,............

j'ai vu l'Indri-Indri.



L'Indri est le plus grand des lémuriens vivants, qui n'a jamais pu survivre en captivité ou semi-captivité
il peut atteindre 90 cm de hauteur et peser environ 7 kgs.
Il vit dans la forêt épaisse et est exclusivement arboricole,
et consomme jusqu'à 70 espèces différentes de plantes.


A terre, il marche dressé sur ses jambes ou se déplace par petits sauts répétés.
L'espèce a longtemps été protégée par des tabous,
L'Indri occupe un aire très limitée dans les forêts du nord-est de Madagascar.
Diurne et paisible il vit en groupes familiaux, composés en général d'un mâle, d'une femelle et d'un ou deux jeunes.
Ce sont des animaux territoriaux, et les différents groupes marquent leur présence, particulièrement en début de journée, par de long cris ou chants extrêmement puissants ressemblant à des coups de sirène. Ses cris caractéristiques sont perçus à des distances de deux kilomètres.

La canopée résonne
alors des réponses à intervalles rapprochés d'un groupe à l'autre.


Fermez les yeux, vous y êtes !!!!!!!!!


Et maintenant, ouvrez-les



Merci à Claude Bourakoff pour la vidéo


Publié à 05:15 le 26.04.2007 dans 2006 FORT DAUPHIN TULEAR ISALO TANA
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En route vers Tamatave

Nous reprenons la route en fin de matinée
avec un petit arrêt à Brickaville pour déjeuner.




La route est vraiment trés bonne mais trés sinueuse.
Il y a une multitude de tournants.




Il faut faire attention
car en plus il ne fait pas trés beau.
L'est au mois de juillet est trés pluvieux et
nous traversons quelques zones de brouillard,
surtout dans la vallée de la Mandrake.


Nous traversons une multitudes de petits villages bien tenus
avec leurs étals de fruits et de légumes au bord de la route :
grosses framboises, pamplemousses, bananes, coeurs de boeuf,
ramboutan (litchi chevelu)......






Le climat chaud et humide,
ainsi que les voies de communication,
aisées vers la capitale comme vers Tamatave,
a permis de développer des cultures fruitières.




La campagne de la canne à sucre a commencé.
Cette culture est, de longue date, la principale activité de la région.
Les plantations s'étendent sur des centaines d'hectares.
Les produits dérivés de la canne sont traités sur place (raffinage, distillerie, fabrication de rhums locaux).




Nous croisons un des rares trains de Madagascar,
et le conducteur de la loco, super sympa,
ralentit sa vitesse pour que je puisse le prendre en photo.




Petit historique

L'aventure du rail à Madagascar remonte
à la fin du siècle dernier,
car la Grande Ile bénéficia dès le premier temps de la colonisation française des progrès de l'époque en matière de transport.

La ligne appelée "Tananarive Côte Est" fut la première à entrer en fonctionnement,
dès 1909 sur le tronçon Tananarive & Brickaville,
puis durant l'année 1913 dans la totalité du parcours.

Les études de cet immense ouvrage débutèrent en 1895 et
les premiers travaux en 1901.
La plupart des lieux-dits traversés prirent alors le nom des ingénieurs et militaires français qui participèrent à sa construction (Perinet, Junck, Carion...)

Certains ouvrages sont là pour témoigner de la prouesse technique mais aussi des difficultés qu'ont dû surmonter les milliers d'ouvriers
qui prirent part à leur réalisation.
Payant parfois du prix de leur vie une aventure "surhumaine" à cette époque...


Réseau national de chemin de fer malgache,le R.N.C.F.M est en voie de privatisation. Aucune des quatre lignes existantes n'est fonctionnelle en permanence (seul le transport de marchandises est assuré). En temps normal, la R.N.C.F.M propose des locations de Micheline (lorsqu'il y a des pneus) et de Draisine. Le réseau ferroviaire malgache comprend quelque 839 Km de voies réparties sur quatre lignes.


Nous arrivons à Tamatave sous des trombes d'eau.
La ville est un vrai marécage.
On doit redoubler de prudence car il y a tellement d'ornières remplies d'eau,
on ne connait pas leur profondeur !!!!!!!!!




Nous resterons 24h le temps de faire un pti coucou à la famille,
d'aller au cyber pour donner des nouvelles et
se renflouer en ariary à la banque



Nous avons beaucoup de chance.
Le lendemain matin, la pluie s'est enfin arrêtée, cela faisait 3 semaines
qu'il ne cessait pas de pleuvoir.

Nous prenons la route direction Soanirana Ivongo en passant par Foulpointe, Mahambo puis Fénérive.
De là nous espérons prendre le bac pour nous rendre à Manompana,
enfin si le temps le permet.








Source:
Merci à 10sur1010
et à Erick Manana pour la musique




Publié à 03:45 le 25.04.2007 dans 2006 FORT DAUPHIN TULEAR ISALO TANA
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Direction Soanirana Ivongo

 
Notre route se poursuit tranquillement vers Soanirana,
la pluie s'est calmée mais nous commençons à nous demander
s'il est bien raisonnable de poursuivre.
Nous avons rencontré pas mal de personnes
qui nous ont dit qu'il faut un 4x4 vraiment costaud
pour pouvoir y arriver et

que ce n'est vraiment pas la saison.
Nous avons quand même un peu peur pour le véhicule du cousin.




Alefa !!! ( allons y ) nous verrons bien.



Nous arrivons à Soanirana Ivongo que nos retrouvons 9 mois plus tard.
En effet c'est d'ici que nous avons pris le bateau pour nous rendre à Sainte-Marie en octobre dernier.


Voir carnet de Voyages n°1



La route qui mène à l'embarcadère est toujours en aussi mauvais état,
si ce n'est plus !!!!!!!!
et pour couronner le tout il se met à pleuvoir des cordes.




Bien sûr, nous apprenons que le bac n'a plus d'essence
et qu'il faut attendre.
Nous sommes un peu au courant de la manoeuvre.
Le passage des bacs est gratuit (du reste un gros panneau le stipule),
il est mis en place par la Société française Colas
qui approvisionne les bacs en carburant.
Et ces bacs n'ont jamais de carburant,
surtout et bizarrement quand il y a des Vazahas.




Qu'à cela ne tienne,
nous avons prévu 10l d'essence
( on nous avais bien stipulé de prendre de l'essence et non du gasoil)
dans un jerrican.
Bien entendu ce n'est pas de l'essence qu'il faut mais du gasoil !!!!!!!!!
Nous voilà bien.

Au bout d'un moment, on nous fait signe de monter sur le bac.



Tiens, miraculeusement le carburant est réapparu.
Et voilà que je me vois déjà de l'autre côté de la rive.




Fausse joie, on ne part plus !!!!!
Bon, on abandonne, il fait vraiment trop mauvais temps.
Pas de regret ce sera pour une prochaine fois,
la route de Mananara est superbe et
c'est dommage de la faire par temps de pluie.

Donc rendez-vous est pris pour le mois de novembre,
ce n'est que partie remise.





Publié à 03:20 le 25.04.2007 dans 2006 FORT DAUPHIN TULEAR ISALO TANA
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Fin du voyage


Sur la route du retour,
nous nous arrêtons pour manger à l'hôtel la Pirogue
où nous avions passé un superbe séjour en octobre dernier.


(voir Carnet n°1)



L'hôtel est plein ,
il n'y a plus de bungalows de libre.
Comme quoi les bons coins sont vite repérés !!!!

Aprés le repas nous rentrons sur Tamatave,
nous passons le week-end en famille.

Dés lundi matin
nous essayons de trouver une voiture pour revenir
par ici pour quelques jours de farniente.


Dés l'ouverture,
nous passons à l'agence de voyage
pour prendre possession de notre véhicule.
Cette agence loue des véhicules sans chauffeur,
ce qui est trés rare à Madagascar,
juste pour circuler dans les environs.
Bon, ce n'est un superbe gros 4x4
mais une petite caisse à savon japonaise

 Ce qui nous convient trés bien !!!!

Et nous voilà repartis
en sens inverse pour notre petit coin de paradis.
Nous n'allons pas à la Pirogue,
c'est trés bien mais trop de monde.
Nous trouvons finalement un superbe petit coin tranquille
où nous passons merveilleusement bien nos derniers jours de vacances.





Et qu'est-ce-que vous en dites de la plage ???????????





Et nous sommes en hiver !!!!!!!!!!!


Voilà ce deuxième carnet est terminé.
Ce fut encore un voyage extraordinaire plein de rencontres, de découvertes, d'émerveillements..............mais bon je me répète, je dis çà à chaque fois.

Le rendez-vous est déjà pris pour le mois de novembre.
Au programme suite du parcours
vers Mananara interrompu
pour cause de mauvais temps et découverte des hauts-plateaux.

(voir carnet n°3)



Publié à 03:15 le 25.04.2007 dans 2006 FORT DAUPHIN TULEAR ISALO TANA
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