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De Tamatave à Mananara et de Tana à Fianarantsoa


Carnet de Route n°3
 
 





Parcours 1 : En route vers Mananara

Route des Parfums et des Epices


Nous voilà de retour à Madagascar.
Nous avons cette fois-ci pris le chemin des écoliers
car l'aéroport de Tamatave étant fermé
(à cause d'un candidat à l'élection présidentielle voulant rentrer au pays)
nous avons atterri à l'aéroport d'Ivato à Antananarivo.
Les formalités de visa (12€) et douanières n'ont jamais été aussi rapides,
je suis époustouflée.
En à peine une demi-heure nous avons notre visa,
passé la douane et récupéré nos bagages !!!!!
Aprés une soirée dans la famille,
nous reprenons notre vol le lendemain pour Toamasina.


Dimanche 5 novembre 2006

Nous sommes bien décidés cette foi-ci d'atteindre Mananara.
En juillet dernier nous avons été contraints
de faire demi-tour à Soanirana-Ivongo
suite aux mauvaises conditions météo.
Nous décidons, de bonne heure,
d'aller à la gare routière de Tamatave
pour nous renseigner des horaires de Taxi-brousse.
Nous embarquons notre paquetage
au cas où des places seraient disponibles.
Coup de chance, un taxi-brousse est sur le départ pour Soanirana-Ivongo,
1ère étape du parcours et 1er Bac.
Cette fois-ci,
nous n'avons rien préparé, nous partons à l'aventure !!!

nous emprunterons les moyens de transport que nous trouverons.
De toute façon à moins d'avoir un 4x4 personnel (compter environ 80 €/jour)
c'est le seul moyen pour atteindre Mananara
Les nombreux bacs et le trés mauvais état de la route aprés Soaniranana nécessite obligatoirement un 4x4.
Le moins onéreux est donc de se débrouiller
au fur et à mesure des étapes.

Aprés une attente de deux heures !!!!!!!!
nous sommes arrivés à 7h et oui,
il faut attendre que le taxi-brousse soit plein.
Nous voilà partis vers le Nord Est en Taxi brousse,
à la Découverte de la piste en direction de Mananara avec ses nombreux ponts et bacs,

où alternent foret primaire et les abondantes cultures:
vanille, café, girofle, cannelle, litchis etc..

Aprés aussi quelques frayeurs
car il a fallu attendre la 3ème station essence pour avoir du gasoil,
nous prenons enfin la route.




J'ai souvent décrit cette route dans mes anciens carnets de route.
Je vous invite donc à y retourner y faire un tour.






Le voyage en taxi-brousse est vraiment une expérience à vivre
au plus prêt de la population malgache,




mais il ne faut pas être pressé car les arrêts sont fréquents.

Nous arrivons à Soanirana à 13h30
soit environ 4h de route pour faire 160 kms sur une bonne
et toujours aussi belle route.




Publié à 12:40 le 25.04.2007 dans 2006 TAMATAVE MANANARA TANA FIANARANTSOA
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En route vers Manompana

Juste avant d'arriver à Soanirana
nous bifurquons et empruntons une piste de terre assez cahotique
et arrivons à un gros village à l'intérieur des terres.
Nous débarquons un bon nombre de personnes
et en rembarquons autant.

Nous patientons une bonne demi-heure,
nous sommes les seuls Vazahas et
faisons l'objet de bien des curiosités
mais toujours avec le sourire.



Nous reprenons la route et faisons de belles rencontres.

Nous arrivons enfin à Soanirana Ivongo,
lieu que nous commençons à bien connaître puisque c'est de cette embarcadère
que l'on prend le bateau pour Sainte-Marie.



L'endroit n'a guère changé depuis novembre,
même s'il ne pleut pas on ne peut pas dire que l'endroit soit trés chouette.



Le chemin est toujours aussi cabossé,
bref aucune amélioration.



C'est donc également à cet endroit
que l'on prend le bac pour aller de l'autre côté de l'embouchure.
Pour le moment notre préocupation première est de trouver un véhicule
pour pouvoir être à Manompana ce soir pour notre première étape.

Nous trouvons un premier 4x4 mais le chauffeur est en train de réparer,
il vient de casser son radiateur et
nous dit de patienter car il compte repartir dans deux heures.

Vu l'heure et le nombre de kilomètres à parcourir
et surtout le nombre de bacs à traverser, nous risquons de voyager de nuit.

Nous ne voulons pas prendre de risque et essayons de trouver un autre véhicule.

La chance est avec nous, un véhicule est prêt à monter sur le bac et
on nous propose deux places.
Juste pour la formalité on s'assure
quand même qu'on ne sera pas entassé à 50.
On nous rassure mais bon je ne suis convaincue qu'à moitié,
vu le nombre de personnes sur le bac mais là,
nous n'avons pas vraiment le choix.






Publié à 12:39 le 25.04.2007 dans 2006 TAMATAVE MANANARA TANA FIANARANTSOA
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Manompana !!!

Une fois tout le monde embarqué, c'est la même histoire qui recommence.

Y A PAS D'ESSENCE !!!!!!!!!!!!!!

On vient bien sûr voir les Vazahas.
Manque de bol pour eux on connait la chanson, comme tout le monde est embarqué et qu'il est hors de question que nous financions une traversée théoriquement gratuite.
Il faudra bien trouver une solution.
La solution par miracle est trés vite trouvée !!!!! siphonnage de 5l par véhicule.
Et bien voilà, tout s'arrange.
C'est çà qui a de bien à Mada, on finit toujours par trouver une solution.
Et nous voilà, enfin parti.



C'est la plus longue traversée de bac que nous faisons mais cette traversée est sympathique, bonne enfant, à regarder ces paysages verdoyants et cette population tout sourire.
Je ne vois pas le temps passer.


Nous voilà arrivée de l'autre côté. L'heure de vérité approche.

Et là je commence à me rendre compte que la vraie aventure va commencer quand je vois au moins 15 personnes s'approcher du 4X4 Toyota Hilux.

Nous avons beau dire que jamais nous allons pouvoir tous rentrer.

MAIS SI MAIS SI!!!!!!!!! nous dit-on.

Résultat, il y a 3 personnes sur le toit,
3 en cabine devant (pas nous ?!?!) et 13 à l'arrière.

Et bien aussi incroyable que cela puisse paraître,
nous sommes tous rentrés.
Au total 19 personnes.
Faut le vivre pour le croire.
Une fois calé, on ne pouvait plus trop bouger.
Mon seul regret c'est de ne pas avoir pu faire de photo.

Et nous voilà partis pour un périple de 40 kms
sur une piste sablonneuse et cahoteuse.

Il y a de l'ambiance, je peux vous dire.
Mes tympans s'en souviennent encore.
Une pauvre mamy bien gaillarde,
il faut voir avec quelle agilité, elle a grimpé dans l'arrière du 4X4,
a une énorme enceinte juste au niveau des ses oreilles.
Heureusement, elle doit être sourde car elle ne bronche pas.

Six jeunes filles parties en goguette à la ville
rentrent certainement dans leur village.
Elles sont trés délurées et se trémoussent au son de la musique.
Elles se méfient car se rendent compte que mon mari comprend et parle le malgache.
Cela reste bon enfant mais
heureusement que j'étais là...........elle me l'aurait kidnappé !!!!
   
Un petit aperçu en vidéo, juste pour vous donner une petite idée !!!!!
Merci Errorist
 

Vingt Kilomètres plus loin passage du 2ème le bac Bac Andrangaza,
il est déjà 16h.




A 17hOO passage du 3ème bac le bac de Fandarazana
Prochainement ce bac n'aura plus lieu d'être.
La Société Colas est en train d'achever le pont, et elle fait du sacré boulot.




A 18h passage du 4ème bac le bac de Fandrazana
Je ne peux pas faire de photo, il fait nuit noire. Nous passons à pied le pont qui doit être bétonné dans une vingtaine de jours.
Tandis que le véhicule traverse avec le bac.
Donc pour résumer au jour d'aujourd"hui, il ne reste plus que deux bacs à passer de Toamasina à Manompana.
Je donne cette information car au moment de la préparation de mon voyage, il m'a été trés dificile d'avoir des renseignements à ce sujet.


Les derniers kilomètres sont pénibles, nous sommes trimbalés de gauche à droite, de haut en bas. J'ai mal aux fesses, aux doigts à force de m'aggriper. Mais alors quelle expérience.
Un seul mot INOUBLIABLE !!!
On a bien rigolé, bien chanté malgré tout.


Nous arrivons en pleine nuit à Manompana vers 18h30. Il fait nuit noire. Nous demandons à notre chauffeur de nous amener chez Wen Ki à l'hôtel Bon Ancrage, en croisant les doigts pour que nous ayons un lit.
Nos souhaits sont exaucés, un bon repas et un bon lit nous attend.


Lundi 6 novembre 2006

Au petit matin, nous découvrons notre environnement.
Quel calme, quel sérénité.
Un vrai bonheur, depuis le temps que je voulais venir à Manompana.
J'y suis enfin.




Mon but en venant à Manompana est d'aller dans la forêt d'Ambodiriana
et aller admirer sa cascade.



La forêt d'Ambodiriana est l'une des forêts primaires de Manompana, gérée par la communauté locale appuyée par une association réunionnaise appelée ADEFA
(Association pour Défense d’Ambodiriana).
Basée à Saint-Leu à la Réunion, l'ADEFA s'est vue confiée la gérance de la forêt d'Ambodiriana par le gouvernement Malgache. Elle s'est donnée pour tâche de protéger mais aussi de contribuer à l'étude scientifique de cette fantastique réserve de bio-diversité qui s'étend sur 400 hectares à 200 kms au nord de Tamatave.


Ambodiriana (qui signifie "au pied de la cascade") est une forêt primaire humide de basse altitude, extrêmement dense
dans laquelle sont aujourd'hui recensés pas moins
de 492 espèces végétales connues.
A celles-ci s'ajoutent 180 espèces végétales inconnues repérées.
La bio-diversité est grande tant sur le plan végétal que animal.
L'Adefa a vite compris que la protection de cette parcelle de forêt primaire elle-même au milieu d'une immense zone forestière implique un changement des habitudes des villageois qui sont trés proches de la nature.
La forêt leur donne tout ce dont ils ont besoin.
Et notamment le bois de chauffage et de construction, l'espace nécessaire à la culture sur brulis, ou bien encore l'opportunité de couper du bois précieux pour le compte de trafiquants.
L'association et les villageois ont donc misé sur le développement de l'écotourisme.
Ils ont commencé par installer un camping amélioré à la lisière de la forêt. Aujourd'hui, le campement dispose d'une case, d'un dortoir et de quatre bungalows en falafa (des feuilles de ravinala, l'arbre du voyageur) avec des toilettes, des douches et un endroit pour faire la vaisselle.
Ils ont crée un sentier botanique et ont formé sept guides, des jeunes qui parlent français et anglais.
Le droit d'entrée dans la forêt est fixé à 10 000 ariary, soit moins de 4 euros.


Pour plus de détails sur l'association ADEFA :
 
 
 
Tel : 00 /262 34 75 48
adefa.mada@wanadoo.fr


Aprés le petit-déjeuner,
nous demandons à notre hôte de contacter le guide de l'Adefa
car nous voulons profiter de la belle journée ensoleillée
qui s'annonce pour visiter la forêt.
Nous n'attendons pas longtemps
et faisons la connaissance d'Auqustin,
notre guide pour la journée.


Nous traversons le village et passons devant l'école et la biblothèque.







Pour nous rendre dans la forêt d'Ambodiriana,
nous devons traverser le village de Manompana.
Manompana est un charmant petit village,
niché au coeur d'une magnifique baie :
La baie de Tintingue
Le site est absolument paradisiaque.




Ici la nature domine complètement l'environnement.
La végétation est exubérante, d'une richesse incomparable.
La baie s'étend sur plusieurs kilomètres
bordée d'une multitude de cocotiers
et la barrière de corail située à 2 km du rivage
permet de se baigner en toute sécurité.




Nous nous trouvons juste en face de l'ïle Saint-Marie.



Un vrai petit paradis !!!


Publié à 12:38 le 25.04.2007 dans 2006 TAMATAVE MANANARA TANA FIANARANTSOA
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La forêt d'Ambodiriana

Augustin s'avère être un guide sympathique,
parlant trés bien français.

Il prend son métier de guide trés au sérieux.
Nous avons de la chance.
Nous voilà donc partis tous les trois
pour un périple d'environ 20 km (10 à l'aller et 10 au retour).



Le sol est humide,
et il y a beaucoup de Fotaka ( prononcez foutak, boue).
Nous escaladons des troncs d'arbres morts,
des racines pour traverser de petits ruisseaux.



Au bout de 5 km Augustin
nous informe que nous allons traverser les rizières et
qu'il est préférable de retirer nos chaussures.
Effectivement par endroit
nous allons avoir de la boue jusqu'au mollet.

En fait je vais marcher toute la journée pieds nus.



Je ne me rechausserai qu'à 5 kms du village au retour.
C'est quand même plus prudent du point de vue sanitaire.

C'est vraiment trés agréable de marcher pieds nus
en contact étroit avec cette terre chaude et moelleuse.





J'ai souvent vu des rizières de loin,
au bord de la route mais cette fois j'y suis dedans,
entourée de part et d'autre.

La couleur verte se décline d'une multitude de tons,
du plus clairs au plus foncés.

C'est tout simplement magnifique.
Nous longeons la rivière Manompana.



Parfois nous marchons dans son lit.



Il m'arrive même d'être téméraire.................enfin un petit peu !!!!!!!!!!!



Je tiens bon !!!!!!!!

Nous faisons de belles rencontres.



Cette magnifique jeune femme
est en train de pêcher des petites crevettes appelées chevrettes
avec une grâce incroyable.

Sans le vouloir,
nous faisons peur à deux gamins
qui ne s'attendaient pas à tomber nez à nez avec nous.
Dés qu'ils nous aperçoivent,
ils décampent comme l'éclair laissant sur place leurs deux zébus.
On a beau,
les appeller rien ni fait ils restent cachés
jusqu'à ce qu'on ait à notre tour disparu.




C'est une région trés peu fréquentée par les touristes,
nous rencontrerons quelquefois cette crainte en particulier des enfants.
Augustin nous apprend qu'une rumeur a circulé
comme quoi les vazahas enlevaient les enfants !!!!!!
Est-ce une invention des parents
pour faire obéir leurs enfants
je n'en saurais pas plus.
Nous croisons des petites bêtes sympathiques.





D'autres un peu moins à mon goût.
Mais complètement inoffensif.
Tout d'abord
un boa de Madagascar "Sanzinia madagascariensis"
en train de dormir au soleil,
et qui ne fait aucun cas de notre présence.




Bravo Augustin, car sans lui je serai passée à côté sans l'apercevoir.
C'est l'avantage de prendre un guide.
Nous avons de la chance,
nous croisons une autre de ces bébettes,
un superbe serpent noir et jaune "le Leioheterodon madagascariensis",
une des plus grandes espèces visibles à Madagascar apres les boas.
Effectivement nous en rencontrerons un autre à Antanembé.
Attention, même si son venin n'est pas toxique pour l'homme, il est reputé comme agressif.

Effectivement on s'en aperçoit rien qu'en regardant la photo !!!!!!!




Cela fait quatre heures que nous marchons
et je ne m'en suis même pas rendue compte.

Nous arrivons sur le site de l'ADEFA.

Augustin nous amène à la pépinière,
où sont cultivés les plans pour le reboisement.




Car ici le problème de la déforestation se pose aussi
et il suffit que je regarde autour de moi. pour apercevoir
çà et là des trous béants au milieu de cette végétation dense.




La coutume ancestrale
veut que celui qui plante une rizière devient propriétaire du sol.
Toutes les rizières
que nous avons traversées ont remplacé la forêt originelle.
Bien sûr de nos jours
cette coutume n'a plus lieu d'être
mais dans ses lieux reculés tout le monde fait ce qu'il veut .

Nous voilà arrivés au but de notre marche, la cascade d'Ambodiriana.
Il paraît qu'en mer on peut voir miroiter ses chutes d'eaux.




Elle est splendide !!!
La baignade est sans risque, alors autant en profiter.

Nous déjeunons tranquillement,
le temps de reprendre quelques forces
et surtout de goûter pleinement de ces instants magiques,
loin de tout en harmonie totale avec la nature.

Nous empruntons le même chemin
pour le retour avec quelques surprises.
Le niveau des petits cours d'eau change
avec la marée et en repartant c'est plutôt marée montante
et nous nous retrouvons par moment avec de l'eau à raz la culotte !!!!


Nous nous séparons d'Augustin
et le remercions pour cette formidable journée
que nous venons de passer en sa compagnie.


Si ce récit vous donne envie de venir dans cette région,
il faut absolument que vous alliez sur le lien ci-dessous.

Vous en saurez un peu plus sur ce charmant village
qui essaie de s'en sortir en proposant un tourisme hors des sentiers battus profitables à tous.


http://artisanatmalgache.uniterre.com/



En marchant vers le campement,
nous commençons à nous demander
comment nous allons quitter Manompana.
Ici il n'y a rien d'organisé.
Augustin nous a conseillé de nous poster
sur le bord du chemin de bonne heure le matin et d'attendre.
On se s'inquiète pas trop.
Avant de quitter Tana j'avais laissé une partie de nos affaires,
nous ne sommes pas trop chargés.
Aussi un peu de marche ne nous fait pas peur,
( 40 bornes quand même !!!)
nous trouverons bien une âme charitable sur la route.




En arrivant , devant l'hôtel,
un 4X4 est en train de décharger
des casiers de boissons (THB nationale !!!).
Nous reconnaissons le chauffeur
que nous avions rencontré au bac de Soanirana
en train de réparer le radiateur de son véhicule.

On apprend qu'il n'a traversé le bac que ce matin,
heureusement que nous avons eu du flair !!!!!!!!
On aurait perdu une journée.


A tout hasard, nous lui demandons s'il ne va pas du côté d'Antanambé.
Et bien, oui, la chance est avec nous.
Mais nous partons de suite,

nous n'avions pas prévu de partir si tôt,
mais une occasion pareille cela ne se refuse pas.

Et hop, il n'a pas fallu 10 minutes et nous voilà reparti sur les pistes.

Les conditions sont bien plus confortables.
Nous débarquons quelques kilomères plus loin
deux jeunes filles...............trés timides cette fois-ci !!!
et nous avons le 4X4 Toyota Hilux pour nous tout seul.
Quel luxe !!!!!


Antanambé est une petite commune
sur la route de Mananara
à une quarantaine de kilomètres de Manompana.



Cette fois-ci nous avons deux bacs à franchir
(en tout 6 depuis le départ et ce n'est pas fini)
Le premier bac se trouve à 12 km, il s'agit du bac d'Anove.



Nous sommes encore une fois chanceux, le bac est sur le point d'accoster.
Le problème avec le bac c'est qu'il peut se trouver de l'autre côté de la rive,
et pour traverser cela prend un certain temps............
surtout à Mada.
Mais bon pour cette fois c'est gagné.





Notre allure est des plus correcte,
la route est assez tourmentée mais notre chauffeur l'a connaît bien
ce qui lui permet de garder une bonne allure.
En ce moment c'est la collecte du girogle,
toute la population est en effervescence.
Lui-même ne fait pratiquement pas de transport de passagers
en ce moment et
se consacre presque complètement au girofle.
Nous avons vraiment eu beaucoup de chance
que nos chemins se croisent.

Cette année est une trés bonne année, le girofle est abondant.
Nous croisons beaucoup de monde
avec des ballots gonflés à bloc, sur la tête ou sur les vélos.
Dans les villages, des familles entières s'activent à trier le girogle

pour ensuite le faire sécher au soleil la journée.






Nous arrivons au deuxième bac,
le dernier avant Antanambé,
le bac Manambato en début de soirée et
cette fois le bac est bel et bien de l'autre côté.................
Il est tard, la nuit ne va pas tarder à tomber.

Le bac met un certain temps voire un temps certain pour arriver et à l'accostage nous apprenons qu'il n'y a pas d'essence !!!!!!!!!

La traversée se fera donc à la perche................
et de nuit !!!!!!!!!!!!



Normalement les bacs n'ont pas le droit de circuler le soir à partir de 18h,

je crois bien que c'est pour cette raison que nous traversons à la perche.
Car sinon il y a une amende.

C'est vraiment une belle expérience, une traversée sans bruit de moteur, juste le clapotis de l'eau, sous un ciel extraordinaire.



C'est un moment vraiment magique.




Publié à 12:30 le 25.04.2007 dans 2006 TAMATAVE MANANARA TANA FIANARANTSOA
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Antanambé

 
Il fait nuit noire lorsque nous arrivons à Antanambé.
Nous avons décidé d'aller
chez la famille  "Grondin" adresse bien connue dans la région Est.
 
 
Mais nous  espèrons  toujours que
la chance ne nous quitte pas car nous n'avons rien réservé,
il n'y a pas de téléphone.

Ici nous sommes coupés du Monde.
Enfin pas tout à fait ....
nous verrons plus tard que grâce au satelllite
nous avons des nouvelles à la télévision.

Nous voilà donc arrivés,
et Mme Grondin nous apprend ................ qu'il n'y a plus de places !!!!
Nous voilà bien car il n'y a pas d'autres hébergements dans le coin. La structure est toute petite avec seulement 4 bungalows.

A notre grand étonnement 3 touristes réunionnais voyageant ensemble
nous proposent de se regrouper dans un seul bungalow et ainsi en libérer un pour nous. Nous sommes trés touchés par leur offre et
surtout trés contents et soulagés.


Aprés notre installation,
nous nous retrouvons tous à la salle à manger et
au fil de la discussion
nous nous apercevons que
la famille Grondin connaît trés bien la famille de mon mari.

Que le monde est petit !!!!
Du coup nous ne pouvions rester au départ qu'une seule nuit
faute de place, nous y restons 3 nuits.


Le lendemain matin,
nous découvrons un endroit merveilleux !!!!
Je vous laisse vous en rendre compte à travers les photos.







A Antanambé
il existe aussi de belles balades en forêt
mais aprés la forêt de Manompana nous préférons consacrer notre journée à la mer.
Pour être vraiment franche ..............
j'avais envie d'une petite journée cool et d'un peu de farniente !!!!








Nous décidons d'aller nous baigner
sur un banc de sable
à environ une demi-heure de bateau au milieu de l'océan.






Un vrai régal !!!!

Journée de repos réussie que je passe en grande partie
à lire le livre de Bernard Ollivier "Longue Marche",
vraiment trés bien !!!




Le lendemain, nous apprenons
que c'est la fête au village.
En effet le F.I.D. (Fond International de développement)
doit venir remettre un chèque au maire de la commune.


Les objectifs du F.I.D sont de contribuer
à la réduction de la pauvreté
et favoriser un développement inclusif et durable,
apporter des ressources financières aux communautés
et communes responsables et motivées,
leur permettant de lancer des sous-projets
et renforcer leur capacité pour devenir le gestionnaire exclusif
de leurs infrastructures de base
tant sur le plan technique que financier, y compris leur entretien.

Tous les enfants sont dans la rue,
les élèves des écoles sont rassemblés,






certains en rang devant la tribune
pour accueillir les personnalités officielles.







 



Publié à 12:25 le 25.04.2007 dans 2006 TAMATAVE MANANARA TANA FIANARANTSOA
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En route vers Mananara

 
De nouveau le problème du transport se pose.
Nous avions répéré le premier jour en arrivant notre voisin,
un membre du F.I.D qui logeait dans le bungalow à côté du nôtre.
Mais pour être tout à fait franche
c'est sur son beau 4X4 que nous avons flashé avec surtout l'espoir
qu'il aille dans la même direction que nous.
Et bien super coup de bol !!!!!!!!!!!
Ce monsieur va à Mananara et accepte volontiers de nous emmener.


Mais depuis la veille au soir, nous ne sommes pas tranquille.
Le 4X4 n'est pas rentré hier soir !!!!!!!!!
Je rappelle que c'était la fête au village.
Et ce matin, le 4X4 n'est toujours pas garé devant le bungalow.
Nous commençons à douter
de la bienveillance de ce Monsieur et
pensons vraiment qu'il est parti en douce.

Mais bon, nous ne sommes pas trés chargés et...............
nous avons de bonnes chaussures.
De plus nous avions fait connaissance la veille d'un guide porteur
qui fait souvent la distance Antamanbé Mananara
et décidons de le faire appeler.


Mais alors que nous étions sur le point de partir avec notre guide,
le Monsieur au 4X4 arrive.
Nous étions pourtant décidés mais l'opportunité est trop belle.
Nous sommes vraiment désolés pour notre guide,
qui c'est mis sur son 31 pour nous accompagner.
Mais nous lui assurons que ce n'est que partie remise
car nous comptons vraiment faire cette route à pied,
c'est le meilleur moyen d'apprécier ce paysage unique et magnifique.



Pour emprunter cette route il n'y a que trois solutions,
la marche à pied, le vélo (nous en rencontrerons de nombreux !!!!
mais souvent pied à terre..........) et le véritable 4X4.
Et il ne faut surtout oublier de bien choisir sa période
car pendant la saison des pluies c'est carrémént impraticable.


Les bons mois pour venir dans la région sont mars avril mai et septembre octobre novembre. Les pluies, grosses averses sont surtout nocturnes.
Le ciel est en général couvert le matin, mais se dégage trés souvent vers le milieu de l'aprés-midi, le soleil faisant sa trouée parmi les cumulus.

Nous traversons des forêts de Ravenalas, de fruits à pain,
de bananiers, de cocotiers , de letchis, papayers,...............

La nature est vaiment généreuse.

Une vraie corne d'abondance !!!!


L'exposition directe aux vents alizés vaut à cette région de l'Est
des pluies trés abondantes, propice au développement
d'une forêt dense et toujours verte.



Nous longeons de plages fabuleuses, désertes.
Cette côte est extrêment naturelle et préservée.





Cette côte est particulièrement belle,
autrefois on la qualifiait communément
de
"Riviéra Malgache".



Suivant un tracé particulièrement tourmenté,
elle offre des paysages extrêmement variés.

La route est vraiment mauvaise
bien qu'elle se soit fortement améliorée
depuis quelques années d'aprés les dires des anciens.


Je disais donc que pour emprunter
cette route si on ne veut pas marcher ni pousser son vélo
il faut un véritable 4X4,
les plus téméraires peuvent venir en moto-cross ou en quad.
Nous en avons rencontré.

Mais alors là, bonjour le dos !!!!!!!!!!!!

De multiples rivières se jettent à la mer,
nous passons à nouveau deux bacs.
Les chantiers en cours sont trés nombreux
et font travailler la population de la région
pour la construction de ponts qui remplaceront
certains bacs et de petits ponceaux
afin de traverser tous ces petits bras de rivière.




Parfois il faut un peu d'huile de coude !!!!



Mais on y arrive !!!!!!!!!!!



Quand le bac est sur la bonne rive,
avec un moteur c'est quand même plus rapide.



Mais parfois rien ne vaut la bonne vieille pirogue !!!




Publié à 12:20 le 25.04.2007 dans 2006 TAMATAVE MANANARA TANA FIANARANTSOA
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Mananara

 
Nous arrivons à Mananara sur les coups de midi.
 



Un bon petit repas,
une bonne petite sieste pour se remettre de la route et
nous voilà partis à la recherche de notre guide.
Nous rencontrons Marie-Louise,
une jeune femme de Mananara, guide officiel de l'Angap
qui sera notre guide.
Nous lui donnons rendez-vous pour le lendemain matin,
au programme marche d'environ une vingtaine de kilomètres
à travers la forêt de Mananara.

Nous voilà donc partis en ce samedi
d'un bon pied

et le coeur léger sur les chemins bordés de plans de vanille,
de girofliers, d'innombrables arbres à letchis, de rizières, de bananiers,
de jacquiers, de fruits à pain................





Cette région est d'une incroyable générosité.



De chaque côté du chemin,
nous découvrons de petites cases bien proprettes
avec leurs nattes couvertes de girofles
qui nous chatouillent les narines de leur parfum.




Les hommes, les femmes et les enfants tout sourire
nous adressent à chaque fois
"Bonjour" "Salama" "Bola Tsara".




Les touristes sont rares dans cette région
et je m'aperçois encore une fois
que c'est bien nous touriste qui faussons les relations.
Dans ces régions où le touriste est rare,
personne ne tend la main,
aucun enfant ne dit "vazaha, donne l'argent, stylos bonbons !!!!


Pas une seule fois je n'ai entendu ces mots.
Nous ne rencontrons que de la courtoisie,
de l'écoute, de l'échange et ...............beaucoup de sourires.


En croyant bien faire,
certains voyageurs adoptent une attitude paternaliste
et distribuent monnaie, bonbons et stylos.

Ils ne font que perturber cette société par leurs dons dérisoires
qui n'ont ni sens ni utilité quand on y réfléchit un peu et brisent tout simplement
l'harmonie sociale.
Nous croisons une population travailleuse, heureuse que l'on vienne à sa rencontre.




Dans la langue malgache,
les malgaches utilisent deux mots pour nous désigner :
Le Vazaha = l'étranger qui a mon sens à un côté un peu péjoratif et
le Vahine = l'invité.
Dans cette région, je me suis vraiment sentie Vahine.
Du reste la population nous disez
"bonjour Vahine" et çà fait toute la différence !!!.



Publié à 12:15 le 25.04.2007 dans 2006 TAMATAVE MANANARA TANA FIANARANTSOA
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le Tsaboraha

 
Nous continuons notre chemin et
rencontrons un groupe d'hommes en train de construire une case.
La tradition veut qu'avant de mettre le toit,
il faut rendre hommage à Zahanary (Dieu créateur) et aux Ancêtres.

Des fleurs sont disposées à chaque extémité du toit pour porter chance aux nouveaux occupants de la case et
la Betsabetsa (alcool de canne) est versée au sol pour honorer les Ancêtres.






Bon, quelques gouttes sont quand même avalées au passage !!!



La marche est vraiment le meilleur moyen de rencontrer les gens.
Nous n'imaginions même pas en quittant l'hôtel ce matin
les rencontres que nous allions faire.


Nous croisons sur notre route un groupe de personnes
en habits du dimanche comme on dit chez nous.

Nous nous saluons,
et un Monsieur parlant trés bien français s'approche de nous et
entame la conversation.

Il nous apprend qu'ils se rendent au village d'AMBODITANGENA
pour assister à une cérémonie en hommage aux Ancêtres
"Le Tsaboraha"
et que si nous le désirons , nous sommes les bienvenus.


Aprés quelques secondes d'hésitation,
car nous ne nous attendions pas du tout à cette invitation,
nous nous rendons compte que c'est une chance inouîe
et nous acceptons volontiers.

Nous avions bien entendu des chants lointains mais
nous ne savions pas à quoi cela pouvait correspondre.



Qu'est-ce-que le tsaboraha ????

Le Tsaboraha est une pratique traditionnelle répandue dans la région Est.
En permettant le rassemblement de la communauté,
cette cérémonie est un moyen de renforcer les liens sociaux.

Durant les trois jours de son déroulement,
le Tsaboraha requiert la participation de tous

Après que la famille initiatrice ait obtenu
l’autorisation des esprits ancestraux,
hommes, femmes et enfants de la région se mettent à la tâche en participant activement à la préparation du rituel.

A chacune des nombreuses étapes,
d’importantes quantités de " Betsabetsa " sont distribuées.

Les hommes vont couper du bois que
les enfants sont allés chercher dans les forêts environnantes.

Les femmes trient le riz.
Les jeunes hommes du village procédent à une forme de tauromachie :
le "Tolon’omby" avec un jeune et robuste taureau
marqué d'une tache blanche au front.

Une fois domptée la bête est amenée au " Fijoroana" ,
lieu sacré où il est sacrifié le lendemain après une veillée festive et une recherche de l’arbre sacré pendant la nuit.

Après la mise à mort,
le corps du zébu est partagé et
préparé pour le festin qui peut parfois rassembler 1000 personnes.


Plus nous approchons, plus les chants se font plus présents.
Un homme approche et se présente,
il s'agit du Chef du village.


Difficile de vous décrire ce que nous ressentons à ce moment là.
Il y a des gens partout.
Des femmes sont assises à terre entourées de leurs enfants.
D'autres chantent et dansent.




Des hommes découpent le zébu,
alors que d'autres font déjà cuire des morceaux
dans de gros chaudrons sur un feu de bois.






D'autres sont déjà bien imbibés de Betsa-Betsa.



Nous nous frayons un chemin à travers tout ce monde
en suivant le chef du village qui nous amène devant
"les Tangalamena"
les doyens de la communauté pour leur demander
l'autorisation de notre présence et celle de faire des photos.

Ce qu'ils acceptent volontiers.



Puis le chef demande aux villageois de faire silence
Et il entame un discours en notre honneur.
Nous n'imaginions pas que notre présence
puisse susciter autant de joie et surtout d'honneur.
Nous sommes les premiers Vazahas (étrangers) a assister à leur cérémonie
et ils sont trés honorés de notre présence et
surtout trés touchés que nous ayons accepté l'invitation.


Puis chaque Tangalamena vient, un à un, nous serrer la main.




Ensuite, il faut boire la Betsa-Betsa.
IMPOSSIBLE de se dégonfler !!!!!!!
Nous buvons donc .... du bout des lèvres !!!
la betsa-betsa dans une feuille de bananier !!!!!!!!!!!!


Que d'émotions !!!!!!!!!!!!!

Le chef tient absolument à ce qu'on ait notre morceau de zébu
comme tout le monde.
Nous acceptons volontiers,
et nous héritons d'un beau morceau de zébu
que nous faisons cadeau à Marie-Louise notre guide,
qui j'en suis sûre en fera bon usage ce soir à la maison.


Marie-Louise, non plus n'en revient pas.
Cela fait 5 ans qu'elle n'a pas assisté à un Tsaboraha.
En plus elle ne se doutait pas qu'elle allait rentrer
avec un bon gros morceau de zébu ce soir à la case.

Le Chef du village nous accompagne jusqu'au chemin
et nous remercie encore de notre visite.

Nous lui faisons une offrande pour son village
comme le veut la tradition et
repartons complètement chamboulés par ce que nous venons de vivre
et qui n'était pas du tout prévu au programme.


Depuis une semaine ce n'est que du bonheur !!!!!!!!!!!

Aprés un petit pique-nique,
bien au frais sous un énorme letchi,
nous reprenons la route du retour sous un soleil de plomb,
la tête plein d'images, le coeur plein d'émotions.............................




et moi complètement vannée !!!!!!!




Publié à 12:12 le 25.04.2007 dans 2006 TAMATAVE MANANARA TANA FIANARANTSOA
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Retour et Pause de quelques jours !!!

 

Nous reprenons la route 24h plus tard avec Giovanny, un propecteur de pierres que nous avons rencontré en cours de route et qui nous propose de nous ramener très gentiment sur Tamatave. Nous quittons Mananara à 5h du mat et arrivons à Tamatave à 18h30, le retour se fait sans encombre d'une seule traite. Nous mettons un peu plus de 13 heures pour faire...............300 km !!!!!!!!! en comptant les pauses pipi, casse-croûte et attente aux différents bacs.

Nos os sont en bouillie, notre corps est en compote, bref on est complètement cassé mais............heureux. Tout c'est déroulé à merveille, laissant le champ libre à l'improvisation et aux opportunités. Cette partie du voyage a été riche en rencontres.
A refaire sans hésiter.

Quelques jours dans notre petit coin de paradis du côté de Mahambo pour nous refaire une santé et nous serons en forme pour attaquer la Nationale 7.

 

Nous passons donc quelques jours à Tamatave pour rendre visite à la famille et aux amis, procéder aux rituels habituels (banque, cybers .... ) et surtout louer un véhicule pour pouvoir être indépendant.

 

Ces quelques jours vont passer très vite et nous font le plus grand bien. En général les vacances ne sont pas de tout repos. On veut voir un maximum de choses et l'on revient en général complètement HS. C'est pour cela qu'en milieu ou en fin de séjour je prévois toujours un endroit où l'on se pose quelques jours.

Et il se trouve que depuis quelques temps, au fil des voyages nous revenons nous ressourcer toujours au même endroit.


Nous profitons pour aller visiter le parc d'Ivoloina, c'est un parc zoologique et une station forestière de recherche située à 11 kilomètres de Tamatave.


C'est un grand jardin de 332 hectares où l'on peut retrouver les différentes variétés de la flore des forêts de l'Est en se baladant tout autour d'un magnifique plan d'eau.
 

Nous en profitons pour pique-niquer dans un endroit aménagé et je peux vous assurer que c'est du vrai bonheur.

Ce parc est géré par le MFG (Madagascar Fauna Group), une association de 40 zoos et instituts universitaires qui travaillent ensemble afin de garantir à long terme la biodiversité de Madagascar.

 

Cette association soutient la construction d'enclos pour les animaux confisqués à la douane, s'occupe de la formation et du salaire des collaborateurs. Elle gère également l'école enseignant la protection de la nature et des programmes d'éducation et de formation dans des villages éloignés qui du reste et c'est encourageant, rencontrent un vif succés.
 

 
Une pépinière, un programme de reforestation et une station modèle recherchant des solutions pour une utilisation durable du sol complètent l'offre.
 
http://www.savethelemur.org/
 

Pour arriver au parc, nous longeons la rivière Ivoloina où il y a toujours beaucoup d'activités: l'exploitation du bambou, l'extraction de sable et traversons le village.

 

C'est dimanche et nous croisons des femmes, des enfants très jeunes et des veillards en train de casser des cailloux assis sur le sol. La vie est très dure, et est moins facile qu'à la campagne.
Nous sommes dans une région essentiellement agricole à 80 % mais la vente des produits agricoles ne couvrent pas les besoins.
Les paysans sont donc obligés de recourir à d'autres activités comme l'exploitation manuelle, artisanale et illicite de carrière et les enfants désertent l'école pour devenir marchands de pierre ou de sable.


Publié à 12:11 le 25.04.2007 dans 2006 TAMATAVE MANANARA TANA FIANARANTSOA
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Deuxième partie du voyage

Après ces quelques jours de farniente et de détente, nous devons rejoindre Tana où notre guide Dany nous attend pour la deuxième partie de notre voyage. Et surprise, alors que je lui téléphone pour lui confirmer notre arrivée, il m’apprend qu’il est sur place à Tamatave, venu déposer des touristes. Nous prenons la route vers 17h et nous arrivons vers minuit à Tana. Là franchement, je déconseille vraiment de faire ce que nous avons fait.
La route Tamatave/Tananarive est infernale de nuit. La route est en bon état mais très sinueuse.De plus elle est très fréquentée par les gros camions (porte-containers, camion citernes) qui font la navette entre le port de Tamatave et la Capitale.
Pour couronner le tout, Dany devait avoir hâte de rentrer chez lui, il avait le pied un peu lourd sur l’accélérateur !!!!!
Nous avons un temps de cochon avec beaucoup de brouillard dans la vallée de Mandrake.
Il me tarde vraiment d’arriver !!!Bon, nous sommes arrivés entiers.Nous n’avons pas été embêtés par la maréchaussée, bien présente même de nuit. Et le rendez-vous est pris avec Dany pour le lendemain matin 8h pour prendre la direction d’Ampefy.



Publié à 12:10 le 25.04.2007 dans 2006 TAMATAVE MANANARA TANA FIANARANTSOA
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En route vers Fianarantsoa

Tana - Ampefy - Antsirabé - Ambatolampy - Ambositra - Fianarantsoa




Parcours 2 : Les Hauts Plateaux
Direction la région de l’Itasy
 
 

Nous découvrons des paysages magnifiques, très vallonnés, très différents encore une nouvelle fois de ce que nous avons l’habitude de voir.



C’est une région volcanique caractérisée par ses dômes, parsemée de lacs,et de rivières.Nous traversons de petits villages sur fonds d’eucalyptus et beaucoup de cultures (papayes, avocats)sans oublier les rizières verdoyantes. La région est très fertile grâce au passé volcanique de la région, tomates, tabac, avocats, papaye, haricots, café…tout pousse dans le coin. Il fait très beau, les couleurs n’en sont que plus belles.

 


A seulement 130km à l’ouest d’ Antananarivo se trouve un petit havre de paix : la région de l’Itasy.Pas encore très fréquentés par les touristes, mais cela ne saurait tarder, la région de l’Itasy regorge de petits trésors. Cette destination n’était pas prévue au programme.

 

 

 

C’est Giovanny, notre rencontre de Mananara qui nous a décidés en nous disant que nous devions absolument y aller et que nous ne serions pas déçus.
Bien nous en a pris de l’écouter !!!!
Comme quoi ne pas trop planifier ces voyages, laisse une marge de manœuvre pour les changements de dernière minute.
Après 2h de belle route goudronnée sur la RN1 …nickel !!……….

Et oui çà existe à Mada !!!

nous arrivons dans l’un des plus beaux sites touristiques des environs de Tana. Les résidents le savent bien, et apprécient beaucoup cette région.

Donc un conseil, éviter de venir le week-end.

 

 

 

 

Nous arrivons à Ampefy, petit village typique aux abords du lac Itasy. Cette petite bourgade vit essentiellement de la pêche et du tourisme.

 

Le lac Itasy, qui a une superficie de 45 km2 est le troisième lac de Madagascar et est très poissonneux (anguilles, carpes, tilapias) .

De nombreux oiseaux aquatiques nichent sur sa rive.

Par contre la baignade est à éviter à cause de la bilharziose

Nous décidons de nous installer à « La Terrasse »
 
 
 
 

 
 
Le cadre est très plaisant, de jolis bungalows coquets dans le style traditionnel malgache
des hauts plateaux, mur ocre et toit en chaume. Nous sommes seuls et pouvons choisir notre bungalow. Nous choisissons donc celui qui donne directement sur le lac.

Quel calme, quelle sérénité !!!!

Un vrai bonheur que de trouver encore de petits endroits sur la planète où la vie s’écoule tranquillement.


Nous décidons d’aller manger.

Le restaurant se trouve de l’autre côté de la route dans un autre bâtiment.

 

Allez je ne peux m’empêcher de vous donner le menu :
  • Avocat (c’est la région, ils sont énormes!!) tomates et petits fromages de chèvre pays.
  • Foie gras poêlé sauce abricot
  • Crêpes au miel et …………….zut pour le régime !!!!

  • Et pour couronner le tout, une bonne petite sieste.

 

L’après-midi, nous commençons les visites de la région.

Nous débutons par les « chutes de la Lily », la principale attraction de la région.

Au départ d'Ampefy, nous suivons la rivière, à travers les collines volcaniques qui surplombent toute la région, traversons de petits villages et faisons de belles rencontres.

 

 

 

 

puis le sentier nous fait grimper doucement une colline, au milieu des dômes volcaniques.

 

 

Au bout de 2h de marche, (il nous fallait bien cela pour digérer !!)

nous atteignons de nouveau la rivière, guidés par le grondement de la cascade

qui va en s'amplifiant.

Les eaux écumantes des chutes de la Lily se déversent d’une hauteur de 23 m.

 
Nichée dans un magnifique petit coin de verdure, cette cascade est vraiment trés jolie.
 
 
 

D'où vient le nom des chutes ?

« Il y a une quarantaine d’années, vivait une famille de planteurs aux chutes d’Antafofo.

Un jour, un drame survint et la petite fille de la famille disparut dans la rivière en crue.
Elle n’était qu’une enfant et les habitants de la région donnèrent son nom,

tout d’abord aux chutes, puis à toute la rivière. »

Les villageois d'Antafofo, petit village accolé à la cascade,

entretiennent le site et acceuillent les touristes.

 

 

Le site est gratuit mais on vous propose de petits objets souvenirs, à un prix très modique.

Cet argent sert à entretenir le lieu, donc ne pas hésiter à faire un geste

et surtout les encourager.



Publié à 12:09 le 24.04.2007 dans 2006 TAMATAVE MANANARA TANA FIANARANTSOA
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Suite ....................


De retour de notre marche nous avons bien besoin d’un petit remontant.

Nous décidons d’aller prendre un thé

Chez Jacky à l’ Auberge LOHARANOSOA,

une adresse recommandé par les habitués.

AUBERGE LOHARANOSOA
Coordonnées
Téléphone fixe n°1 : +261 20 48 840 13

Portable n°1 : +261 32 40 764 13

C'est une petite auberge, avec une douzaine de petits bungalows nichés dans un grand jardin. L’endroit est vraiment agréable, bien fleuri. Le patron est très sympathique, et nous décidons de venir y manger ce soir.

 

 
 
Comme il est de bonne heure, nous décidons de nous rendre à l'Ilôt de la Vierge.
Jacky nous confirme que c'est en fin de journée que le site est le plus beau.
Nous reprenons la RN1 vers Tsiroanomandidy.
Nous apprenons que le centre de Madagascar se trouve à Itasy.
Plus précisément sur l’Ilôt de la Vierge.
 


        Ceci est lié à la légende d’Andriambahoaka Afovoan’ny tany.                    
        Andriambahoaka qui vivait au XVIIIème siècle était un roitelet qui résidait dans cette zone de l’Itasy.        
        C’était quelqu’un qui était Reconnu par sa richesse, sa sagesse mais surtout par son esprit curieux.        
        Un jour, il voulut connaître  les limites de la « terre » et par la même occasion, l’au-delà de son royaume         
        Il envoya des émissaires vers les quatre directions, avec comme mission de lui rapporter  ce qu’ils ont vu.         
        Selon toujours la légende, les quatre émissaires sont revenus sains et saufs et se sont rencontrés sur le petit îlot :          
  • celui qui était parti vers le sud a rencontré celui qui a était envoyé vers le nord
  • celui qui était envoyé vers l’ouest a rencontré la personne qui venait de l’est.
        Le Roi Andriambahoaka en conclut que ce petit ilot, lieu de rencontre, est le centre de la « terre ».        
        Depuis, on l’affublait du nom de « Andriambahoaka Afovoan’ny tany ».( Andriambahoaka du Centre de la Terre)        
        Actuellement, on a érigé une statue de La Vierge Marie sur le lieu présumé de la rencontre         
        qui est devenu un lieu de pèlerinage, mais aussi de promenade.…           
             

Effectivement Jacky avait raison, le paysage est magnifique,

notamment avec la lumière de la fin d'après-midi. Les rizières scintillent, le spectacle est magnifique.

Nous rencontrons un malgache trés fier de nous dire que c'est lui qui entretient le site et qui organise les plantations. Nous le félicitons et lui glissons un petit billet car l'endroit est trés bien entretenu et vu la superficie, il ne doit pas chômer.

L'accés au site est gratuit, et il est tout à fait normal de participer en laissant un petit quelque chose.



Publié à 12:00 le 24.04.2007 dans 2006 TAMATAVE MANANARA TANA FIANARANTSOA
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Les geysers d'Analavory

 Comme prévu nous passons la soirée chez Jacky.

La salle de restaurant est très simple mais la cuisine est excellente

arrosée d’un petit vin Sud-africain (désolé mais il est quand même meilleur que le vin malgache).

 

 Le lendemain nous voulons trouver les fameux geysers

qui sont paraît-il dans la région avant de prendre la route vers Ansirabé.

Après quelques hésitations, nous finissons par trouver la direction.

C’est très mal indiqué mais on y arrive !!!

 

Les geysers d’Analavory se trouvent à une vingtaine de km au nord d’Ampéfy.

Nous empruntons une piste, assez chaotique mais praticable en berline.

Nous traversons des champs de papayers,

 

des rizières, c'est la récolte.
 

Ensuite nous garons notre voiture et nous voilà partis pour une petite marche de 45 minutes. 

Vraiment cela vaut le détour,

bien sûr ce ne sont pas les geysers du Chili ou d’Islande.

Mais cela vaut le coup d’œil. Yandry et Bruno, les gardiens du site se mettent en 4 pour nous faire apprécier l’endroit.
 
 
 
La petite balade pour y accéder est également plaisante, il faut prendre des risques !!!!
 
 

Interdit aux zébus !!! 

 Nous découvrons plusieurs sources, jaillissant en geysers de quelques mètres de haut. 

 

Les eaux sont riches en minéraux (soufre et silice), ont formé avec le temps un ensemble de concrétions aux géométries arrondies aux couleurs ocre et rouge.


 

 



Publié à 11:45 le 24.04.2007 dans 2006 TAMATAVE MANANARA TANA FIANARANTSOA
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Ambatolampy

 

 

Aprés cette petite visite bien sympathique des geysers, nous reprenons la route vers Antsirabé.

Malheureusement, notre voiture n'est pas assez robuste pour affronter la piste qui relie Analavory à Antsirabe.

Nous devons retourner sur nos pas à Tana et de là reprendre la RN7.
Pas grave, ainsi nous pourrons nous arrêter à Ambatolampy qui mérite un petit arrêt pour déjeuner.
Antsirabe se trouve à 169 km de Tana et Ambatolampy se trouve à mi-chemin à envrion 70 km de la capitale.
Nous en profitons aussi pour changer de chauffeur.
Dany a des problèmes administratifs à régler et nous confie à son frère Ridge.

En route pour les Hautes Terres. !!!!!!
 
 
 
 
Première étape : AMBATOLAMPY

Ce terme est utilisé désormais en remplacement de Hauts Plateaux qui était mal approprié puisque danc cette région nous allons rencontrer des plateaux, des volcans éteints, des pics, des collines, des vallons et des rivières.

Le paysage est un vrai régal, sculpté par des rizières inondées en terrasses à l'infini.
 
 
 
Nous avons de plus un temps magnifique.
 
 
 
Nous sommes en pleine période de repiquage du riz, beaucoup de monde s'active dans les rizières du matin au soir. De la mise en eau, en passant par le piétinement des zébus, le repiquage, ces rizières enchantent notre regard.
 
 
 

Par contre, nous sommes surpris par cette activité que nous retrouverons tout au long de notre parcours jusqu'à Fianarantsoa plutôt habitué à la nonchalance des habitants de la côte. Nous sommes également frappés par les conditions de vie qui nous paraissent bien plus difficile pour cette population laborieuse.
 
 
 
 
 

Nous arrivons à Ambotolampy, petite ville typique de l'Imerina, située aux abords du massif de l'Ankaratra.
Ambatolampy est réputée être la ville la plus froide de l'Imerina, donc attention
si vous voyagez pendant l'hiver austral, prévoyez la doudoune !!!!
Il n'est pas rare de voir au petit matin durant les mois de juillet et août,
le givre recouvrir d'un léger manteau blanc les champs et la campagne environnante.
Nos faisons une petite halte pour manger et décidons d'aller à la Pineta, une vieille demeure trés bien réhabilitée,
située en bordure de la nationale à côté de la station essence.
L'acceuil est trés bon comme la table.
 
 

Aprés déjeuner, nous allons en ville car je veux trouver des petites marmites miniatures en aluminium pour mettre mes rougails (spécialités de l'océan Indien).
Nous trouvons sans difficulté car depuis des siècles,
les artisans d'Ambatolampy exercent leur art dans les métiers de la forge et de la fonderie.
Objets de décorations, outils, armes et ustensiles de cuisine, sortent de leurs ateliers.
Quant aux matières premières, elles proviennent souvent de récupérations en tous genres.
Ce fut le cas, il y a quelques années, de l'aluminium des vieux avions de chasse réformés de l'armée, qui a atterri sous forme de marmites et autres cocottes dans un grand nombre de foyers malgaches !!!!!!

Ensuite nous nous rendons au Musée de la nature "La Cigale et la Mygale situé à proximité du Manja ranch en traversant des rizières d'un vert tendre.
 
 

Dans ce petit musée privé sont exposés 6000 insectes du monde entier, collection d'un entomologiste français passionné qui a décidé de s'installer un jour, dans ce petit coin de Mada pour la retraite.
Retraite qu'il mit à profit en créant avec son épouse ce musée mais surtout l'association "La Cigale et la Migale" qui vient en aide à la population et surtout à l'instruction des enfants.
Pour en savoir plus je vous invite à aller sur leur site.

http://home.tiscali.be/museeinsectes/index.htm

L'entrée est payante (5000 ar/pers) mais c'est pour la bonne cause !!!

Nous devons reprendre la route si nous voulons arriver à Antsirabé avant la nuit,
mais nous reviendrons à Ambatolampy qui mérite bien mieux qu'une simple halte.
Nous aurions pu faire bien plus mais le temps nous manque.
Ce sera pour une prochaine fois.

  • De belles excursions dans le massif de l'Ankaratra sont à faire sur les pistes forestières qui traversent les pinèdes, arborées de mimosas qui fleurissent en juin ou le long des nombreux torrents et rivières qui dévalent le relief tourmenté.
  • l y a également pour les plus courageux l'ascension du mont Tsiafajavona (3me plus haut sommet de l'île) qui culmine à 2643m et qui peut se faire en une journée avec une guide car c'est un lieu de culte pour les malgaches, donc sacré.
  • à 46 km à l'est de la ville d'Ambatolampy, nous reviendrons visiter le site et le Rova de Tsinjoarivo, classé au patrimoine mondial de L'unesco

 





Publié à 11:40 le 24.04.2007 dans 2006 TAMATAVE MANANARA TANA FIANARANTSOA
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Antisrabé

 

Une heure et demi plus tard nous rentrons dans Antsirabé, située à 1500m d'altitude.

 

 

Capitale de la riche région agricole tempérée du Vakinankaratra, dominée par ses volcans éteints et le massif de l'Ankaratra,

Antsirabe est aussi une ville industrielle importante, qui abrite aux abords de la ville de grandes entreprises spécialisées avec une usine de tissage et de filature, une fabrique de cigarettes, une brasserie ( THB off course !!), une usine de lait concentré, de jus de fruits et de cidre, de viande congelée, de charcuterie, de menuiserie, d'ébénisterie.
Elle est également réputée pour ses produits frais tels que charcuterie et fromages, ainsi que pour ses fruits et légumes variés : pommes, prunes, poires, carottes, kaki...

http://www.madagascar-antsirabe.com/

Nous nous adressons à la Villa Salemako et par chance nous avons une chambre.
Il n'y a pas beaucoup de chambres et en haute saison il est recommandé de réserver.
C'est une jolie villa bourgeoise appartenant à une Malgache, avec une trés jolie salle à manger et un beau
jardin.
 
 



Villa Salemako
Mme Julia Brigitte Rakotonarivo VILLA SELAMAKO BP 12 Antsirabé 110
Tél-Fax 0 261 44 495 88
29 400 ar la nuit et 4000 ar le petit déj.


Aussitôt nos affaires déposées, nous filons découvrir la ville.
Nous partons visiter cette ville avec une petite émotion particulière car en 1973 il était prévu que je vienne m'y installer avec mes parents mais l'histoire de nos deux pays en a convenu autrement et je suis partie vivre en Guyane.
Jamais je n'aurai imaginé y venir un jour. Comme quoi la vie réserve toujours des surprises.

Antsirabé vient de la contraction de l'expression "Any sira be" due à la présence de sels minéraux dans les eaux thermales de la ville et signifie "là où le sel abonde". Baptisée "le Vichy Malgache", ses nombreuses sources au nombre de 7 sont exploitées depuis le siècle dernier. Son eau minérale gazeuse "Visy Gasy" est trés appréciée des consommateurs.

Nous sommes agréablement surpris, Antsirabé est une ville propre et coquette, constituée de grandes et larges avenues ombragées, plantées de jacarandas, actuellement en fleurs.
 
 
 
 
Ces touches de couleur violette ajoutées à celles des pouss-pousses (environ 2000 !!!) multicolores donne un petit cachet bien sympathique à cette ville.
La ville paraît calme et sereine à la fois, comparée à Tananarive, et surtout sans gaz d'échappement ............... merci les pousse-pousses !!!!
 
 

Par contre la mendicité est importante et c'est assez dur de rester insensible devant une femme qui demande de l'argent pour acheter du lait pour son bébé ou ce vieillard qui vous tend sa main toute tremblotante.
D'habitude je ne donne pas mais là j'ai craqué.
Je me suis indignée aussi contre ces touristes qui croyant bien faire leur donnent des euros. Il ferait mieux de ne rien donner. Qu'est-ce-qu'ils croyent qu'ils vont pouvoir aller à la banque changer leur monnaie !!!!
 
 
 
 
Nous allons faire un petit tour à la source thermale et Ridge profite pour remplir sa bouteille d'eau.
Puis direction Chez Joseph, lapidaire bien connu de la place. Des mines de pierres semi-précieuses entourent Antsirabe, il est donc obligatoire de passer faire un tour chez un lapidaire.
N'est-ce- pas ????
On se retrouve donc chez Joseph, qui pour accueillir ses clients offre aux dames une petite pierre et aux messieurs un cendrier en forme de l'île de Madagascar. Ho la la !!!
Qu'est-que-cela cache ????
Nous avons droit à voir une exposition de pierres à l'état brut, suivi les ateliers de taille des pierres.
Dans la cour, où se baladent des tortues, nous pouvons récupérer des petites pierres brutes sans grande valeur.
Mais moi j'adore les cailloux alors j'en profite.
La gratuité s'arrête là, passage à la boutique pour les achats mais sans obligation.
Joseph (que nous surnommerons "Je t'en prie" son expression favorite) est un personnage bien sympathique, trés malin, et surtout trés commerçant.
Le choix est vaste entre objets décoratifs en pierres ou bijoux.
Je commence donc à prévoir mes cadeaux, un pour Maman, un pour ma fille et un pour moi bien sûr.
Bon on a quand même l'impression d'être dans une usine à touristes, mais l'avantage c'est que le travail est très soigné et les papiers sont faits en règle pour l'exportation.


La première journée sur les Hautes-Terres se termine.
Demain direction le Lac andraikiba et Tritriva.




Publié à 11:35 le 24.04.2007 dans 2006 TAMATAVE MANANARA TANA FIANARANTSOA
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Les lacs


 
Debout 7h00, aprés un bon petit déjeuner agrémenté d'une bonne confiture maison,
nous organisons le programme de la journée.
Nous avons donné rendez-vous à Ridge à 7h30 pour aller visiter les lacs d'Andraikiba et Tritriva.
Au bout d'une demi heure, Ridge n'a toujours pas montré le bout de son nez.
Comme il nous a dit qu'il allait en profiter pour rendre visite à de la famille,
il a dû se coucher tard et
ce matin ..............panne d'oreiller !!!
Qu'à cela ne tienne, au lieu de poireauter et perdre notre temps, nous faisons la joie des tireurs de pousse-pousses qui campent pratiquement devant la villa depuis notre arrivée. Nous décidons donc d'aller visiter la ville en pousse-pousse.
Ridge se débrouillera pour nous y retrouver.
J'ai toujours un petit problème de conscience avec ce mode de transport,
j'arrive pas trop à m'y faire. Mais bon !!!



Antsirabe est la ville où l'on en rencontre le plus à Madagascar et la concurrence les rend tenaces et, pour tout dire, un peu envahissants. Mais ces petits travers sont largement compensés par l'incroyable courage dont ils font preuve. A toute heure du jour ou de la nuit, ils sont toujours disponibles et peuvent se transformer en excellents guides.
Au fait pour la petite anecdote,
savez-vous pourquoi on dit "Pousse-pousse" alors qu'en fait la personne tire ????
A l'époque coloniale, il y avait une personne qui tirait et une qui poussait. Comme les rue d' Antananarivo étaient très escarpées. Dans les grosses montées le colon, bien gras, ne descendait pas et criait à la personne de derrière pousse ! pousse !
Et le terme est resté !!

Nous voilà donc partis au rythme de notre pousse-pousse.

 
 
L'agencement de cette ville rappelle beaucoup celui des stations thermales du centre de la
  France.Nous passons devant la cathédrale puis la gare.
    
 
 

 

Puis nous nous dirigeons vers l'Hotel des Thermes, qui n'a pas perdu de son charme d'antan. Nous profitons pour visiter, une exposition de tableaux qui décorent joliement les murs du hall d'entrée et nous allons flâner dans le magnifique jardin bien entretenu.

 
 

 Pour la petite histoire, l'hôtel des Thermes fut inauguré, avec faste, en 1897. L'année même où les Français exilent la reine Ranavalona III en Algérie. Ce palace, n'avait rien à envier à ses concurrents d'Evian ou de Wiesbaden. Tous les gouverneurs et administrateurs français y séjourneront, mais aussi les personnalités de
passage, comme le général De Gaulle ou le roi du Maroc Mohammed V et son fils (le futur roi Hassan II), tous deux exilés à Madagascar.

 

Nous retournons au centre ville, profitons pour faire quelques achats au marché et Ridge, tout penaud, finit par nous retrouver !!!

Comme je m'y attendais Ridge nous raconte une histoire à dormir debout que nous faisons mine de croire. Les traces d'oreillers encore bien fraîches qui marquent son visage, me conforte dans ma première idée, il s'agissait bien d'une panne d'oreiller !!!!

Alefa, en route pour les Lacs.

 

Nous prenons la direction de l'ouest vers Betafo, On passe devant l'entreprise Star où est brassée la fameuse THB. Puis à 7 km d'Antsirabe, sur la route de Morondava, nous trouvons à l'entrée du village de Talata un panneau aux allures modestes mais qui nous indique deux des plus grandes attractions de la région d'Antsirabe.

  • A 1 Km de la bifurcation, le lac d'Andraikiba, très apprécié pour les excursions.
  • et à 10 Km, l'impressionnant et mystérieux Tritriva.

Nous nous arrêtons en premier au Lac Andraikiba, au temps jadis ce fut un centre nautique trés fréquenté.

Le tour du lac fait 5km que l'on peut faire aisémént en empruntant un petite route.



 
Une légende raconte qu'un prince vivait dans les parages, et qu'il ne pouvait se résoudre à choisir entre deux jeunes femmes. Aussi leur proposa-t-il un défit : celle qui traverserait le lac le plus rapidement deviendrait son épouse. Hélas ! l'une, enceinte, ne put arriver jusqu'au bout et désespérée cria :
"Kiba !" (je coule) en disparaissant dans les flots. Depuis on murmure que l'esprit de cette belle princesse noyée sort de ses eaux à chaque aurore.
 
 
Avant de partir, nous faisons le tour des stands de souvenirs pour y laisser quelques ariarys.
 
 
 
 
 
On ne peut pas dire que les clients se bousculent.
Puis retournons à la bifurcation et prenons la direction du Lac Tritriva.
La piste pour accèder au village n'est pas trop mauvaise, une barrière un peu avant le lac nous stoppe et nous devons acquitter une petite redevance pour pouvoir accèder au lac. Celui-ci est niché au creux d'une petite montagne, né d'un profond et impressionnant effondrement volcanique aux parois abruptes.

Le point de vue sur la vallée vaut le coup d'oeil !!!

 

 
 
 
 
 
 
On découvre donc le lac au dernier moment, une fois la crète atteinte, parmi les pins.
Situé à 1881 m, le petit lac de Tritriva offre une vue à la fois curieuse et vertigineuse sur les parois rocheuses qui, à la vericale, plongent dans des eaux sombres dues à sa grande profondeur 160 m.
 
 
 
 
Une légende entoure également ce lac.
Rabeniomby et Ravolahanta, les amoureux de Tritriva.
"Les amoureux de Tritriva se sont jetés dans les eaux du lac par désespoir d'amour parce que leur parents s'opposaient à leurs union. Ils reviennent errer sur les bords comme font les âmes des morts.
Voilà pourquoi les glaïeuls sont rouges, c'est parce qu'ils ont été teints par le sang de ces amoureux"
Tritive, Robert Boudry 1937.
 
 
La légende dit aussi que les deux amants à l'amour contrarié se sont réincarnés
en deux arbustes enlacés qui surplombent encore l'eau sombre.

Les couples qui passent par Tritriva peuvent jeter une pièce dans le lac pour voir leur vœu se réaliser.
Il est possible de descendre au bord du lac et même d'en faire le tour, il faut compter une petite heure. Cette petite marche nous fait du bien car depuis quelques jours on commençait à s'encroûter !!!!!
Quelques petites montées sont bien raides, quand même.
 
 
 
 
On peut louer des VTT pour aller voir cette merveille de la nature. Mais je tiens à préciser pour ceux qui seraient tentés par l'expérience que c'est reservé aux sportifs entrainés. La piste est longue, il y a du denivellé et surtout il faut un vrai tout-terrain parce que c'est tour à tour raviné, sableux, caillouteux et boueux.
Et souvent les vélos de location ne sont vraiment pas étudiés pour.
De retour à Antsirabé, cette petite marche nous ayant mis en appétit, nous allons déjeuner à l'Arche, une adresse que je recommande.


Pour voir Antsirabé en vidéo, aller à la rubrique : découverte du Pays
.



Publié à 11:30 le 24.04.2007 dans 2006 TAMATAVE MANANARA TANA FIANARANTSOA
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Direction Ambositra

 

Aprés le repas nous prenons la direction d'Ambositra,
nous devrions en avoir pour 1h45 de bonne route. Mais avant de partir, j'aimerai visiter l'atelier de transformation de corne de zébu.
Je suis curieuse de savoir comment d'une simple corne, assez austère et rugueuse, on peut en tirer un objet d'art, très beau et très lisse.

Là encore, ce n'est pas une mince affaire pour trouver l'atelier.

Aprés quelques aller-retours nous finissons pas trouver "l'atelier des 6 frères"

dans une petite arrière cour.

 

Nous arrivons à l'heure de la sieste... mais on nous invite à nous installer et tout ce petit monde prend son poste.

Un malgache nous explique le processus de séparation de la corne et de l'os.

Ensuite l'artisan avec simplement un réchaud, une scie,

un couteau et une meule en sort un magnifique objet.

Je vous invite à aller voir la vidéo dans la rubrique "découverte du pays".
 
 
Nous apprenons quelques petites choses bien intéressantes :

- l'os broyé n'est pas jeté mais est utilisé en engrais, en aliments pour animaux.

Le jus rouge qui sort au broyage est utilisé pour faire un médicament contre la migraine.

-la couleur des cornes est variable et est fonction de la couleur de la robe du zébu.

 Aprés quelques achats, et cette petite visite vraiment trés plaisante nous reprenons la superbe route qui va nous emmener jusqu'à Ambositra.

Nous traversons des forêts d'eucalytus et de conifères arpentant des reliefs morcelés par la déforestation et la culture sur brûlis qui font rage dans cette région Betsileo.


Les différents camaieux de vert des rizières se mélangent au rouge de la latérite , mise à nue par la déforestation violente.

 

C'est vraiment désolant et bien triste !!!

Nous arrivons à Ambositra, petite ville à flan de colline.

Nous nous dirigeons vers l'hôtel Mania en centre ville.
 

Nous sommes un peu surpris car l'hôtel est en plein centre ville mais on ne le voit pas. L'entrée est discrète, il faut pousser une porte beaucoup moins discrète car trés colorée et l'hôtel se trouve au fond d'une cour.


C'est un petit immeuble de 18 chambres confortables. Si vous pouvez, demandez les chambres du dernier étage 300 à 303,

il y a une trés jolie vue sur l'église d'Ambositra.


L’intérêt d’Ambositra réside essentiellement dans son artisanat grâce à la proximité du pays Zafimaniry qui en a fait la “capitale” du travail sur bois.

Ambositra compte environ 700 artisans qui travaillent l'ébène, le palissandre ainsi que la marquetterie en bois de rose.

La fin d'aprés-midi est consacrée à la visite des échoppes artisanales et aux ateliers de bois sculpté et de marqueteries .

Le choix est trés vaste, nous avons l'embarras du choix.

 

 

Les Malgaches sont très habiles de leurs doigts et surtout très ingénieux.

Leur créativité tire le meilleur de tous les supports possibles : le bois et les végétaux, les minerais, la peau et la corne de zébu, les tissus, les boîtes de conserve de récupération et a engendré une multitude d'objets aux formes et aux couleurs originales.

Que ce soit les objets usuels de la vie de tous les jours, mais aussi les jeux, les instruments de musique ou les objets ornementaux à caractère sacré ou artistique, l'artisanat malgache est riche en matières naturelles.

Malheureusement la qualité et la variété de l'artisanat malgache ne sont vraiment pas reconnues à leur juste valeur.

Les prix sont bas, je dirai même bradés et ne correspondent vraiment pas du tout au travail fourni.Ambositra mérite plus qu'une étape. Nous n'avons prévu qu'une journée sur notre route ver Fianar et je le regrette.

Rendez-vous est donc pris pour un prochain voyage pour partir à la découverte de la culture Zafamaniry.

 

Quelques vidéos : 

   

 
 

Les Zafimaniry “Enfants de ceux qui désirent”

C'est en partant visiter les villages reculés des Zafimaniryque l'on rencontre le véritable art de ce peuple de la forêt.

Ils travaillent sur le palissandre, l'ébène, le bois de rose et le varangy.
 
Leurs maisons serrées entre elles sont de véritables œuvres d’art, construites en bois précieux, ciselées de volutes et d’arabesques complexes construites avec le bois de la forêt,
les toits couverts de bambous, l'intérieur tapissé.
 
Les motifs géométriques sont très codifiés et témoignent des origines indonésiennes de la communauté et des influences arabes qui imprègnent la culture malgache.

La riche symbolique de ces motifs reflète les croyances et
les valeurs fondamentales des Zafimaniry.
 
Longtemps isolés dans les montagnes brumeuses, ils maintiennent leurs traditions de peuple de la forêt. Mais le pays zafimaniry est aujourd’hui un vieux monde en sursis, menacé par la déforestation.
Leur culture est en péril.
La matière première commence à manquer. Les Zafimaniry doivent aller chercher de plus en plus loin les essences rares (palissandre, natte) dont ils ont besoin pour exercer leur art de sculpteurs sur bois.
Ils se tournent donc vers d’autres activités comme la culture itinérante sur brulis,
ce qui aggrave encore le phénomène de déforestation.
L"exode rural, l'exploitation intensive de la forêt et la marchandisation de leur art
menacent la culture des Zafimaniry.

L'Unesco a proclamé "le savoir-faire du travail du bois des Zafimaniry" comme chef-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité en 2003 afin de sensibiliser l'opinion publique à la valeur de ce patrimoine et d'encourager les gouvernements à prendre des mesures pour sa sauvegarde.

 

http://www.unesco.org/culture/ich/index.php?lg=FR&topic=mp&cp=MG

  



Publié à 11:29 le 24.04.2007 dans 2006 TAMATAVE MANANARA TANA FIANARANTSOA
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Fiananrantsoa


Nous reprenons la route en compagnie du soleil et des cigales.

Leurs chants ne nous ont pas quittés depuis Antsirabé.

C’est assez étonnant !!!

La route est toujours aussi bonne mais c’est sur ce tronçon Ambositra/Fianar que je me rends vraiment compte du désastre de la déforestation. De ces arbres séculaires bordant le RN7 il ne reste plus que d’énormes souches calcinées, une vraie catastrophe écologique.

 

   

Nous croisons toujours beaucoup de monde dans les champs, les femmes pour le repiquage du riz, les hommes au labour avec les zébus. Sur la route beaucoup d’ouvriers s’affairent à refaire le bitume ou les caniveaux de la nationale avec des moyens d’une autre époque !!!!!Des troupeaux de zébus venant de Tuléar montent à la Capitale……………soit 950 kms à pied pour les bouviers.Impressionnant !!!!!

Toute cette activité, tous ces efforts pour autant de pauvreté !!!
Constat très difficile à digérer.
Ce peuple ne mérite pas cela.
Nous avons choisi de nous installer au Lac Hôtel.
 
35000 ariary/nuit
 
Il se situe à une demi-heure de route de Fianarantsoa, magnifiquement situé en bordure du Lac Sahambavy et blotti au pied d’une colline où s’étale à perte de vue l’unique plantation de thé de l’île.Après quelques km de route bitumée puis de piste (13km) nous arrivons dans un petit hâvre de paix. Le site est vraiment très beau, très fleuri et surtout calme. Un magnifique endroit pour se reposer.Il n’y a pas beaucoup de bungalow de disponible en bordure du lac pour cause de rénovation. On nous propose de nous loger dans leur second site à un km de là. Nous acceptons et nous le regrettons pas.Tout un site rien que pour nous !!!bon pour le resto il fallait faire le petit km aller et retour
mais çà ne fait pas de mal !!!!!
Nous nous installons puis allons déjeuner. Le cadre est superbe, la salle bien décorée et nous ne sommes pas déçus par la carte….je vous conseille le canard aux olives !!! un pti régal.Un orage éclate, idéal pour une petite sieste avant d’aller visiter Fianarantsoa.
 
 
En route pour une petite visite des lieux !!!
 
 

 

 

 



Publié à 11:28 le 24.04.2007 dans 2006 TAMATAVE MANANARA TANA FIANARANTSOA
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Visite de Fianarantsoa

Le temps d'une petite sieste, le soleil est de retour,
nous voilà donc partis à la découverte de Fianarantsoa.
Nous sommes croisés par un train, événement assez rare à Madagascar pour être signalé.
Il s'agit du fameux train FCE qui relie Fianarantsoa à la Côte Est inaugurée en 1936.

 


Les archives parlent de huit millions de mètres cubes de déblais et de 225.000 mètres cubes de maçonnerie pour un parcours de moins de 170 kilomètres.

La longueur des mèches d’explosif utilisées aurait atteint 1730 kilomètres, et les cartouches, le nombre faramineux de 3.470.000 !

Avec son parcours souvent à flanc de falaise, ses 56 tunnels creusés à la main, ses quatre grands viaducs dont celui d’Ankeba à 40 mètres au dessus d’une vallée, sa quarantaine d’autres ouvrages d’art, le FCE comme on l’appelle est vital pour l’économie de la région, et est à lui tout seul une attraction touristique à grand spectacle.

Avec un arrêt à toutes les gares où l’on peut déguster les spécialités culinaires de toute la région, c'est un voyage à ne pas manquer !

Un petit conseil, paraît-il qu'il est préférable d' effectuer le trajet plutôt dans le sens Manakara- Fianarantsoa pour mieux « vivre » la découverte de la falaise. Pour nous ce ne sera pas pour cette fois car il faut quand même compter environ 10h de trajet !!! et nous sommes tenus par le temps. Un comble en vacances !!! mais pas grave nous reviendrons.


 

 

Vous aurez les horaires et les tarifs ci -dessous :    

 
Alors en voiture pour 10 heures de train !!!!
Merci Pierre Alain Rafinesque  pour ces merveilleuses vidéo.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
   
  
              Nous reprenons la piste pour rejoindre la nationale en longeant les champs de thé. Ces strates d’un vert tendre et lumineux à perte de vue, bien alignées, forment un bel ensemble. Pas d'activité dans les champs de thé, la récolte s'effectue de juin à octobre. Pas bien grave, nous avions visité l'usine à thé de Bois chéri à l'Ile Maurice lors d'un précédent voyage. Nous connaissons donc le principe mais j'invite les voyageurs qui ne connaissent pas, d'aller visiter car c'est trés intéressant d'assister aux différentes étapes de la transformation.

 

C’est la seule plantation de thé de Madagascar. En 1970, les premiers essais de transplantation de boutures originaires du Kenya furent lancés. Grâce à une altitude de 1250 m et à un climat humide, les essais furent concluants.

Aujourd’hui, le vaste domaine s’étale sur 335 hectares, 94 hectares sont gérés par les paysans eux-mêmes et 80 % de la production est exportée, principalement vers Mombasa (Kenya), où se trouve une des plus importantes bourses au thé du monde.

 

 

FIANARANTSOA

 

Fianarantsoa, la ville au mille clochers,
la ville « où l’on apprend le bien », est le centre historique du Betsileo.
 
L'architecture de la ville rappelle celle de Tana : la ville basse, le lac Anosy, les vieux quartiers grimpant sur une colline escarpée où trône une cathédrale, ses escaliers, ses ruelles et ses maisons aux vérandas en bois et en colonnes de briques.
 
Fianarantsoa a été fondée en 1830 par la Reine Ranavalona 1er, qui souhaitait à l’époque construire une deuxième grande ville, entre Tananarive et le Sud. Elle chargea le gouverneur Rafaralahindrianaly d’instruire les habitants de la région,
ce qui donna le nom de la ville « le bon apprentissage ».
Etape incontournable entre le nord et le sud,
Fianarantsoa merite elle aussi plus qu'une étape.

Encore une fois je m'aperçois qu'il nous faudra revenir !!
!

Située entre plusieurs collines qui nous dévoilent une géologie de blocs de granites lisses et ronds, Fianar est entourée de rizières en terrasses et de torrents impétueux.

 

 

La ville est construite sur 3 niveaux, avec sa ville basse où se trouvent la gare,

sa ville moyenne, avec la mairie et les banques, et sa vie haute,

où vivaient autrefois les rois locaux.

 

 

On s’y perd d’abord, puis on découvre la vieille ville "Tanàna Ambony" qui s'impose avec sa longue ruelle pavée , ses clochers, ses escaliers et le labyrinthe de ses sentiers étroits, et le fouillis de ses vieilles maisons aux colonnes de brique entourées de vérandas et aux toits de tuile patinés par le temps adossées à la colline comme une grappe de raisin de toutes les couleurs. Un palais y avait même été construit au sommet, mais il n’en reste que la pierre sur laquelle étaient exécutés les condamnés à mort.
 
 
 
 
Nous passons d'abord devant la Cathédrale étonnante d’Ambozontany de style Toscan.construite à la fin du 19e siècle, seule trace de la présence chrétienne dans la ville.
 
 
Puis nous nous dirigeons ensuite vers la Vierge à l'enfant qui domine et protége la ville depuis ses hauteurs et nous permet de nous repérer grâce à une superbe vue.
C'est le meilleur endroit pour bénéficier du panorama sur les trois niveaux de la ville.
La balade est superbe.
 
Avant de rentrer nous profitons de notre passage à Fianarantsoa pour aller faire graver nos photos au Labo de Pierrot Men, un grand photographe malgache connu internationalement puisque chaque année il expose ses oeuvres dans les principales
villes de Madagascar, en Europe, en Afrique, aux Etats-Unis.
  
 
  Nous rencontrons Pierrrot Men qui nous fera visiter son labo et nous présentera ses nouvelles photos. Je suis vraiment trés contente de le rencontrer car c'est un artiste que j'apprécie beaucoup. Il arrive avec ses clichés en noir et blanc à capturer les émotions, les moments de vie quotidienne tout en finesse.
 
Un sacré talent !!!

http://www.dakotaridgegallery.com/pierrotmen/index.htm



Publié à 11:27 le 24.04.2007 dans 2006 TAMATAVE MANANARA TANA FIANARANTSOA
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Fin du voyage


Voilà la fin du voyage approche,

nous reprenons tranquillement la route le lendemain en fin de matinée vers Tana.

Nous faisons une halte pour la nuit à Ambositra.

Nous avons découvert une nouvelle facette de ce pays,

encore différente mais tout aussi attachante.

Rendez-vous est déjà pris pour une prochaine fois car nous nous sommes rendus compte

que la région récelle de plein de belles choses et qu'il nous faudra absolument revenir.

 

  

 

 



Publié à 11:26 le 24.04.2007 dans 2006 TAMATAVE MANANARA TANA FIANARANTSOA
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