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Diégo

Aprés une installation rapide et surtout une bonne douche car il fait trés chaud, nous
partons à travers la ville en reconnaissance.
Nous sommes frappés par le calme de cette ville contrairement à Tamatave ouTuléar .
La ville est propre et avec toutes les pluies des derniers jours,
contrairement à ce que j'ai pu
lire, la ville n'est absolument pas poussièreuse.
La première impression est bonne, cette ville me plaît bien, elle possède un charme
particulier avec son atmosphère nonchalante et
ses arcades ombragées qui sont
les bienvenues pour se protéger du soleil ardent. Nous sommes également surpris par
l'absence de mendiants, aucune sollicitation !!!


Ce qui me frappe également
c'est l'absence de pousse-pousse contrairement aux autre villes traversées.
La ville n'est pas
trés grande et de nombreux taxis 4L de couleur jaune, vestiges increvables bien
sympathiques, permettent de se déplacer facilement.


Port mythique pour des générations de marins,
les rues de Diégo portent encore les marques de la présence française.
Nombre de bâtiments se sont érigés du temps de l'administration française
afin d'accueillir fonctionnaires, officiers et matelots en escale.
Quelques maisons à étage aux tons pastels délavés par le temps témoignent de la splendeur
passée, balustres, pignons, colonnades.

Nous remontons la rue Colbert, artère principale de Diégo en direction de la mer et du port.
Nous longeons boutiques, restaurants, hôtels, banques, la halle métallique due à
Gustave Eiffel qui abrite aujourd'hui l'alliance française (anciennement marché couvert).
Puis la rue Colbert se termine devant la Résidence de Province, aujourd'hui siège de
l'administration territoriale.
Autrefois, résidence du Gouverneur, elle fut bâtie à la fin du XIXè siècle et
est un bel exemple d'architecture créole.
Puis nous nous dirigeons vers ce qui fut en son temps le plus bel hôtel de Diégo,
Hôtel des Mines rebaptisée Hôtel de la Marine durant la présence française
que l'on doit à un dénommé Alphonse Mortages,
un aventurier sympathique et généreux devenu riche grâce aux mines d'or d'Andavokoera.
Mais pour la petite histoire a fini sa vie complètement ruiné.

Cette splendeur du passé offre désormais le spectacle de ses
ruines à l'immense baie de Diégo.

Quelques palmiers pour seuls grooms dans cette bâtisse aujourd'hui sans toit, les cocotiers ont repris leur droit sur ce bout de route en bord de mer.

 

 

 

 

Mais de ces ruines qui ne se résignent pas à mourir tout à fait,
chacun espère le sauvetage et la résurrection. Des bruits courent que le gouvernement
actuel aurait des intentions dans ce sens.
Juste à côté, nous arrivons au Square Clémenceau, plus communément appelé
"kiosque à musique".
Autrefois tous les dimanches cette place était animée par la fanfare.

La vue est imprenable sur la baie.
Nous décidons de rentrer tranquillement car la nuit ne va pas tarder à tomber et il nous faut organiser la journée de demain.
Nous continuerons notre visite de la ville demain matin.
Nous devons contacter un chauffeur de taxi pour nous amener à Ramena en fin de matinée. L'hôtel nous donne les coordonnées d'un taxi et nous faisons affaire, rendez-vous est pris pour le lendemain vers 11h.
La soirée se passe tranquillement malgré les coupures intempestives de courant et la chaleur au restaurant de l'hôtel "La Joncque," trés bon chinois. , Heureusement, nous pourrons bénéficier de la climatisation pour la nuit, sans coupure, vraiment trés appréciable.

Publié à 12:22 le 21.04.2007 dans Carnet de Route N°4
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