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Bientôt ils furent en vue d’une demeure imposante dotée d’une cheminée gigantesque qui semblait vouloir toucher le soleil.

-« Maître, je vois une grande maison au loin, est-ce là que nous nous
rendons ? » Demanda Vololo.

-« Si tu me poses la question c’est certainement parce que c’est notre
destination ! » Lui répondit le vieil homme.

Et les voici à la porte de ce qui s’avéra être une véritable habitation de
seigneur, deux gardes magnifiques en protégeant l’entrée.

La petite fille impressionnée marqua un temps d’arrêt et le musicien lui en
demanda la raison :

-« Pourquoi t’arrêtes-tu ainsi mon enfant ? »

-« C’est qu’il y a deux soldats en armes qui nous barrent le chemin. »

-« Aucun mortel n’empêche d’entrer celui qui est envoyé par le créateur, demande-leur de nous laisser passer. »

-« Messieurs les soldats voulez-vous nous laisser passer s’il vous plaît ? »

Et aussitôt les gardes s’écartèrent pour leur céder le passage.

Les deux battants de l’impressionnante porte en bois d’ébène finement sculptée
s’ouvrirent sans un bruit et découvrirent aux yeux émerveillés de vololo
l’intérieur grandiose et éblouissant de l’endroit.

Tout semblait être perfection et harmonie dans l’architecture du lieu.

Il n’était pas un détail pour troubler l’impression de pureté qui s’en dégageait
et Vololo ne put retenir un petit cri d’admiration.

-« Que se passe-t-il ? » Demanda le musicien.

-« Rien, maître, si ce n’est que tout est si beau ! »

Pendant que Vololo prononçait ces mots apparut le maître des lieux.

Superbe et majestueux, d’une belle stature et de grande prestance, le blanc de sa
chevelure éclatant sur le pourpre de son habit, symbole vivant d’autorité et
imposant le respect.

Du haut des hautes marches du perron de marbre, il souhaita la bienvenue à nos
deux amis :

-« Qui que vous soyez, soyez les bienvenus, car je vous ai vus dans mes rêves et une
petite voix me disait de vous accueillir avec tous les honneurs ! »

-« Nous sommes au service de la musique et cherchons un endroit calme et tranquille
pour que je transmette mon savoir à cette enfant avant que Zanahary ne me
rappelle auprès de lui. » Lui répondit le vieil homme.

-« Et bien vous avez frappé à la bonne porte, cette demeure sera la votre tant qu’il
vous plaira, entrez donc et venez vous restaurer car vous semblez avoir fait
une longue route. »

Ils entrèrent dans la salle richement décorée au milieu de laquelle était dressée
une table massive chargée de victuailles.

-« J’avais fait préparer ceci car je sais que les rêves sont des guides ! »
Déclara le roi en invitant d’un geste de la main ses hôtes à s’asseoir.

Vololo n’avait jamais eu l’occasion de manger des choses aussi bonnes et c’est
sans retenue qu’elle se délecta jusqu’à plus faim.

Ensuite, écrasée de fatigue et repue, elle s’allongea sur un divan et s’endormit sans
plus attendre.

Le seigneur fit appeler des serviteurs qui l’emportèrent dans une chambre toute
décorée en rose et la déposèrent délicatement sur un lit paré de fins draps de
soie.

Pendant ce temps le vieux musicien et le roi devisaient tranquillement.

Car j’ai oublié de vous dire que leur hôte était un roi, un grand roi même
puisqu’il était le roi des Betsimisarakas.
Ce qui peut se traduire par : (les nombreux qui ne se séparent jamais).

Les deux hommes devisaient donc :

-« Ô grand roi, je te remercie de ton accueil et de tout ce que tu nous offres, mais
dis-moi quel mal étrange ronge ton cœur. Car si je suis aveugle, je ne suis
point sourd aux détresses des hommes et je sens que ce lieu fut autrefois égayé
d’éclats de rire et de fêtes grandioses, qu’est-il arrivé pour qu’aujourd’hui
cela ne soit plus ?

- Ah vieux musicien, tu ravives au plus profond de mon cœur une blessure cruelle.
Comme tu le dis si bien, il n’y a pas si longtemps de cela ce château était
empli des rires et des cris de mes enfants, ils étaient la lumière de ma vie le
soleil de mon existence. Nous les regardions, ma tendre épouse et moi
tendrement enlacés, s’ébattre et jouer et cela suffisait à notre bonheur.
Hélas, trois fois hélas, un jour maudit entre les jours mauvais, lors d’une
promenade dans la forêt, le monstre maléfique qui l’habite, celui que l’on
nomme Kakabe, s’empara de ma famille et depuis les retient prisonniers.

J’ai tout essayé pour les libérer, j’ai envoyé les plus forts de mes soldats, les
plus habiles de mes archers, mes meilleurs chasseurs, les plus rusés
braconniers et tout ce que compte comme hommes braves dans mon royaume.

Mais aucun d’eux ne revint, et le Kakabe dans son repaire se rit de ma douleur.

On ne peut l’affronter qu’une seule fois dans l’année, le jour où le soleil est au
Zénith de sa révolution, le reste du temps il est invisible à nos yeux.

Voilà, musicien, les raisons de ma tristesse. »

Le vieux musicien resta quelque temps songeur à la suite de ce récit et finit par
dire :

-« Grand roi, je ne sais pour quel dessein le créateur a guidé nos pas jusqu’ici mais je
prierai chaque jour pour que ta famille te soit rendue.

- Je t’en remercie musicien, accepterai-tu de jouer pour moi de ton
instrument ?

-Bien sûr, avec joie ! »

Le musicien fit courir ses doigts sur le Valiha, et aussitôt les mélodies
accoururent et se mirent à danser au-dessus du roi. Celui-ci ne pouvait les
voir bien évidemment, mais cela lui faisait du bien et lui faisait oublier pour
quelques instants sa profonde douleur.

C’est ainsi que le musicien prit l’habitude de jouer pour le roi chaque soir après le
dîner, les mélodies étaient toujours présentes au rendez-vous, comme si elles
partageaient la douleur du roi et cherchaient à l’apaiser.

En ce qui concerne Vololo, elle fut bientôt adoptée par tous les habitants du
château ainsi que du roi lui-même, grâce à sa gentillesse et son désir d’être
agréable à tous.

Comme elle était du même âge que la fille du roi, on lui donna des habits de
princesse et tous les bijoux qui vont avec, et c’était un régal pour les yeux
de la voir déambuler dans le palais ainsi vêtue.

Car le conteur a peut-être oublié de vous dire que Vololo était très belle, avec de
longs cheveux noirs et des yeux noisette, ainsi qu’un grain de peau des plus
satiné.

Elle avait aussi une grâce naturelle dans ses mouvements qui pouvait faire croire
qu’elle avait toujours vécu dans une atmosphère raffinée.

Ce qui n’était pas le cas, si vous vous rappelez bien le début de
l’histoire !

Elleapprenait avec le vieux musicien le secret des mélodies, mais cela prenait
beaucoup de temps et demandait énormément d’attention et de travail.

Chaque matin, après le petit-déjeuner, ils s’installaient tous les deux dans le jardin
royal et la leçon commençait :

-« Ecoute le chant de cet oiseau ! » Lui disait le musicien. « Ecoute son
chant et pénètre-toi de la pureté de ses notes, entends-tu comment il s’arrête
sur un seul son ? »

Vololo écoutait de toute son âme et de tout son cœur.

-« Tu dois essayer de faire vibrer les cordes du valiha de la même façon que coulent
les notes de la gorge de cet oiseau, chaque mouvement doit se terminer sur une
seule note comme l’oiseau sait si bien le faire. »



Et inlassablement, jusqu’à l’heure du déjeuner, Vololo essayait de reproduire le
chant de l’oiseau.

Mais c’était si difficile que parfois elle se décourageait et se disait que jamais
elle n’arriverait à autant de pureté.

Alors elle reposait le valiha, se prenait la tête entre les mains et s’efforçait de
ne pas pleurer.

C’était beaucoup demander à une petite fille de son âge, mais l’enchantement des
mélodies était à ce prix.

Un jour qu’elle était vraiment déprimée de ne pas arriver à reproduire ce qu’elle
ressentait intérieurement le vieil homme lui dit :

-« Crois-tu que la beauté sublime et la pureté soient des choses faciles à obtenir ?
Crois-tu que transcender son être est à la portée de tous ? Pour arriver à
faire ce que tu désires le plus il te faut toujours beaucoup travailler, mais
ce travail lui-même est déjà un résultat en soi. Personne ne t’obligera à
chercher à atteindre ce qu’il y a de meilleur en toi, il n’y a que toi qui en
es capable.

C’est un choix qui t’appartient, si tu veux t’arrêter maintenant personne ne te
grondera, tu es libre de continuer à souffrir pour arriver à ton but ou bien
abandonner et retourner à la médiocrité, car ce qui est médiocre n’est pas forcément
mal, cela dépend des possibilités de chacun et peut-être du destin aussi. Mais
tout le monde ne croit pas en la destinée, il y en a qui disent que nous même
faisons notre destin. »

Vololo écoutait ce que lui disait le musicien mais ne comprenait pas tout, c’était un
peu difficile pour une fille de huit ans. Ce qu’elle savait c’est que son cœur
lui disait de persévérer dans la recherche de la pureté des sons, même si cela
était parfois décourageant de difficulté.


Publié à 07:45 le 2.06.2008 dans Livres Contes
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