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Pendant qu’ils travaillaient le temps passait et vint le temps du zénith de l’astre
flamboyant et son cortège de courageux combattant qui remplirent le palais de
leurs cris de guerre.

Ils étaient beaux, ils sentaient le sable chaud, ils partirent joyeux pleins
d’ardeur conquérante, et ne revinrent point.

Le Kakabe les avaient mangés !

L’abattement
succéda à l’espoir que toutes ces ardeurs viriles avaient suscité dans
le cœur du roi et le triste décompte des jours reprit son cours.

Les leçons se faisaient de plus en plus difficiles mais Vololo ne se rendait pas
compte de ses progrès, le vieux musicien souriait de plaisir dans sa barbe et
sentait que bientôt sa protégée pourrait faire danser les mélodies.



Mais il fallait encore travailler.

Une année passa encore et vint le jour bruyant des guerriers. Mais ceux-ci étaient
moins nombreux que la fois précédente, la peur commençait à étendre ses sombres
ailes sur la région.

Cette fois là encore aucun d’eux ne revint, et l’abattement du roi devint dramatique.

Il resta un mois sans se lever, sans se laver, et il fallait lui faire boire de
force du bouillon de poulet avec beaucoup de gingembre de peur qu’il ne meure.

Il revint à la vie grâce aux mélodies qui firent des prouesses pour le tirer de sa
léthargie.

Mais il n’était plus que l’ombre de ce qu’il avait été, un grand roi aimé et
respecté pour son équité et sa bonté.

Cela faisait trop longtemps qu’il était séparé de ceux qu’il aimait, il lui manquait
la présence de sa tendre épouse et de ses enfants chéris.

Vololo, quant à elle, était devenue une très belle jeune fille, et son travail
quotidien en avait fait une musicienne de première qualité. Il ne lui manquait
encore qu’un peu de pratique pour que les mélodies acceptent de danser sur sa
musique.

Mais ce qu’elle avait en plus c’était son chant, car depuis le début elle
accompagnait de sa voix les cordes de son instrument. Le roi lui-même venait
l’écouter faire ses gammes, et l’on pouvait entendre les oiseaux reprendre ses
phrases musicales comme s’ils voulaient communiquer.

Cela faisait longtemps maintenant que le vieux musicien n’avait plus joué de son
instrument, ses doigts étaient devenus trop raides et le jour de rejoindre le
créateur n’était plus très loin.

Le solstice d’été revint et personne ne se présenta pour combattre le kakabe.

C’était pitié de voir le roi scruter l’horizon désespérément vide.

Alors, sans que personne ne la voie, Vololo prit le valiha sous son bras et prit la
direction de la forêt.

Elle était guidée par une force qui la dépassait, et marchait sans peur vers le
monstre qui avait dévoré depuis des années la fine fleur des combattants les
plus téméraires et les plus aguerris.

Elle marcha longtemps, traversant les rizières de plaine qui donnent le riz pour
l’année puis les rizières de collines qui sont cultivées par ceux qui
sont plus pauvres, puis arriva à la limite des terres cultivées où commence la
forêt sombre et magnifique, domaine du Kakabe.

Là, il faut dire qu’elle hésita un peu, car la forêt de l’est est très
impressionnante et même les plus braves frissonnent en s’y engageant.

Mais elle était décidée à aller jusqu’au bout et sans plus attendre elle s’enfonça
dans la forêt mystérieuse.

Il ne fallu pas plus de quelques minutes pour qu’elle soit complètement engloutie
par la végétation exubérante et sauvage et perde tout sens d’orientation.

Elle marcha encore droit devant sans se poser de questions quand elle se trouva
soudain devant une grotte comme surgit du néant.

Un rugissement terrible et effrayant s’en éleva et le monstre carnivore se dressa
devant elle.

Immense, terrifiant, abominable, féroce, impressionnant de force mauvaise et exhalant
une odeur épouvantable de fauve.

Vraiment, de quoi faire mourir de peur le plus brave des braves sans que l’on puisse
l’accuser de lâcheté.

Et bien, Vololo n’eut pas peur, elle s’assit tranquillement devant l’ignoble bête
et sans trembler se mit à jouer de son instrument.

Alors le miracle s’accomplit, les mélodies se mirent à virevolter dans les airs
au-dessus du kakabe et celui-ci les regardait avec ravissement.

Car la beauté de la musique n’est pas réservée qu’aux êtres humains et même la bête
la plus féroce peut se laisser charmer par les mélodies.

Le kakabe se mit à dodeliner de la tête, puis c’est tout son corps qui se mit à
bouger, et c’était incroyable de le voir se mettre à danser avec les mélodies.

Car, vous pouvez peut-être ne pas me croire, mais le Kakabe dansait de la plus belle
manière qu’il soit et il souriait aussi. Il faisait des pirouettes dans les
airs et la terre tremblait lorsqu’il retombait tellement il était gigantesque.
Et
Vololo continuait à faire vibrer les cordes du valiha, encore et
encore, des heures durant, jusqu’à ce que le Kakabe tombe épuisé de
fatigue et s’endorme profondément.

Alors, elle s’avança vers la grotte qui s’ouvrit pour laisser le passage à la Reine au
Prince et à la Princesse qui attendaient depuis si longtemps.

Quelle joie et quelle surprise lorsqu’ils revinrent au château !

Ce furent des retrouvailles magnifiques, des embrassades à n’en plus finir, des
câlins et des bisous.



Comme par enchantement, la nouvelle se propagea dans tout le pays et le peuple
heureux de la bonne nouvelle vint crier sa liesse.

Ce fut une fête mémorable qui dura sept jours et sept nuits, les plus beaux zébus
du
Roi furent offerts en remerciement du dénouement heureux de l’histoire,
toute la cave fut bue et ce ne fut que chants, danses et rires,
vraiment une belle fête !

C’est pendant les réjouissances que le vieux musicien se décida à tirer sa révérence.

Après un dernier verre de rhum il s’affaissa doucement sur sa chaise et son âme
s’envola vers le créateur.

-« Alors musicien, content de ton élève ? » Lui demanda le créateur.

-« Oui Zanahary je te remercie d’avoir exaucé mon vœu ! »

-« Je t’en accorde un autre, car tu as eu une vie exemplaire toujours tournée vers le
bien de tes semblables et cela me plaît, demande ce que tu veux cela te sera
accordé ! »

-« Ce que je désire c’est que la musique soit donnée pour toujours à tous les êtres humains ! »

-« Ah, je reconnais bien là ta gentillesse, comme je te l’ai promis je ne peux que te
l’accorder
bien qu’ils ne le méritent pas. Mais n’est-il pas écrit quelque part
dans mon grand livre qu’il suffit d’un homme de bien pour racheter
l’humanité ?

Enfin, je t’accorde ton vœu, que la musique soit accessible aux hommes, mais ils ne
pourront pas voir les mélodies qui sont divines et par la même
inaccessibles ! »

C’est donc grâce au vieux musicien altruiste que la musique fut donné aux hommes, et
même si les mélodies sont invisibles il suffit parfois de fermer les yeux en
écoutant une belle musique pour les voir danser leurs ballets éthérés.

Pour
ce qui est de Vololo, elle fut un peu triste d’avoir perdu son maître
de musique mais elle se vit consolée par le prince qui lui apprit à
jouer d’autres
gammes.

Ils devinrent très proches et ce qui devait arriver arriva :

Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants, très beaux et très gentils, et tous
vécurent longtemps dans le bonheur et la joie.
 

Me croirez-vous si je vous disais qu’ils furent tous musiciens ?
 


Je vous laisse un temps de respiration, on dit un
soupir en langage musical, pour que s’évanouissent les dernières vibrations mélodiques!

Vous êtes toujours là !

Bien, alors dans l’histoire qui suit vous découvrirez des thèmes chers au cœur des
malgaches, le partage, la loyauté et les liens d’amitiés, si forts chez
nous qu’ils finissent par enrichir notre vocabulaire.

Publié à 07:40 le 2.06.2008 dans Livres Contes
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