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Conte n°5

Le petit moulin

Il était une fois, dans les temps anciens, il y a très longtemps déjà,

un homme qui s’appelait Randria.


Il habitait une petite maison près de l’embouchure de la rivière d’Anove, à quelques kilomètres au nord de Manompana.

Cet homme était très pauvre et avait beaucoup de mal à nourrir sa famille.

Pourtant, Randria n’était pas paresseux, il était très courageux au contraire et ne ménageait pas ses forces lorsqu’il s’occupait de sa terre.

Mais à cette époque là, les cyclones venaient régulièrement détruire les cultures et bientôt vint le moment où il ne put remplir la marmite familiale.

 

 

 

 

 

 

C’était pour lui très cruel de voir ses enfants qu’il aimait tant (il en avait sept), maigrir de jours en jours, sans se plaindre. (Ils étaient bien éduqués !)

 

 

 

 

 

Randria décida alors de se mettre en quête d’un moyen de gagner de quoi subvenir aux besoins de son foyer.

Il prit la route du nord et demanda à toutes les personnes qu’il rencontrait s’il n’y avait pas du travail.

Hélas, il rencontrait toujours la même réponse :

« Désolé, mais pour nous aussi les temps sont difficiles ! »

Il marcha longtemps et quand il fut bien fourbu il se reposa un instant au bord de la mer.

 

 

Il regardait au loin, l’esprit vagabondant sur la crête des vagues, lorsqu’il entendit une petite voix qui l’appelait :

« Randria, Randria, écoute-moi ! »

Cela était très étrange car il était seul sur la plage, aucune âme qui vive aux alentours.

Peut-être est-ce la faim qui me fait entendre des voix, se dit-il.

Et il repartit dans sa méditation.

Mais la voix l’appelait encore :

« Randria, Randria, écoute-moi ! »

Quel était ce mystère et d’où venait cette voix ?

Randria se mit à regarder attentivement autour de lui sur le sable car la petite voix semblait venir de là.

Mais il n’y avait personne, à part un coquillage étrange, aux formes biscornues, qu’il n’avait jamais vu auparavant.

 

 

Randria le ramassa et la voix se fit de nouveau entendre :

« Randria, Randria, écoute-moi ! »

La voix venait bien du coquillage !

Randria le colla tout contre son oreille et entendit ceci :

-« Randria, Zanahary a eut pitié de ta grande détresse et m’autorise à te donner une chance de te sortir de la misère qui est tienne actuellement ! »

C’était la voix de l’ancêtre protecteur de la famille de Randria qui parlait à travers le coquillage !

Randria écouta donc avec le plus grand intérêt la suite du message :

-« Je vais te donner la possibilité d’influer positivement sur ton destin. Mais cela ne sera pas facile, il te faudra beaucoup de courage et d’abnégation pour aboutir.

Il faudra que tu ailles très loin dans la forêt, en marchant toujours vers l’ouest, au bout d’une semaine de marche tu arriveras dans une clairière au centre de laquelle se trouvera une maison.

 

 

Une maison de bois, toute faite de rondins d’ébène, la plus solide des maisons de bois qu’il puisse se trouver.

C’est la demeure du Kakabe. Ce n’est pas un homme, c’est un monstre plein de poils, qui mesure au moins trois mètres et qui peut t’avaler d’une seule bouchée.

Il est le gardien des secrets de la forêt et la mort attend ceux qui osent pénétrer son territoire.

Mais, si ton cœur est pur et que ton désir de nourrir ta famille est plus grand que ta peur, alors tu frapperas à la porte du Kakabe.

Tes mains trembleront sans doute très fort à ce moment, mais il faudra te maîtriser, car le secret de cet affrontement est dans la maîtrise de soi.

Le Kakabe t’ouvrira et te demandera ce que tu viens faire, surtout ne montre pas ta peur lorsque tu le verras, reste impassible comme si c’était un humain comme toi.

Tu lui diras que tu es venu pour chercher de quoi nourrir ta famille, mais il ne te croira pas, alors il te fera souffrir mille tortures qu’il te faudra supporter sans une plainte, sans un cri.

A

u moindre gémissement, au moindre pleur, il te tuera sans pitié, mais si tu arrives à surmonter cette épreuve en silence, alors il te fera un présent qui te permettra d’être à l’abri du besoin jusqu’à la fin de tes jours.

Voilà, maintenant tu dois faire ton choix, tu connais ce qui t’attend, c’est à toi de décider de ton destin ! »

Randria ne savait que penser de cette histoire, l’idée de souffrir mille tortures ne l’enchantait guère, mais d’un autre côté, l’occasion de trouver un moyen de nourrir sa famille ne se représenterait sans doute pas de sitôt.

Alors, il se décida et sans plus tarder s’enfonça dans la forêt en direction de l’ouest.

 

 

(Il faut savoir qu’à cette époque la forêt était beaucoup plus dense qu’elle ne l’est actuellement et qu’il fallait du courage pour s’y aventurer.)

Notre ami marcha longtemps, il dut se frayer continuellement son chemin à coups de sabre et c’était très fatigant.

Il ne s’arrêta qu’à la nuit tombée, grignota quelques fruits glanés ici et là, et essaya de dormir malgré la fraîcheur de la nuit et les bruits inquiétants de la forêt.

Cela dura sept jours et sept nuits, avant qu’il ne découvre la clairière où se dressait la maison du Kakabe.

Tout le temps de la marche, Randria s’était préparé à la rencontre avec le monstre de la forêt, mais en cet instant les doutes l’assaillirent et il se demanda ce qu’il est venu faire ici.

Il resta ainsi à la lisière de la clairière un bon moment, avant de se décider à venir frapper à la porte du Kakabe.

Toc toc toc !

-« Qui est là! » Gronda une voix forte et impressionnante.

-« C’est moi, Randria ! » Articula-t-il avec peine d’une petite voix apeurée.

-« Et que veux-tu pour venir me déranger chez moi ? » Gronda à nouveau la voix de stentor.

-« Je viens chercher un moyen de nourrir ma famille ! » Répondit notre ami avec un peu plus d’assurance.

-« Ah, tu viens pour cela, alors entre si tu en as le courage ! » Dit le Kakabe.

Randria ouvrit la porte et pénètra dans l’antre du monstre.

Dès qu’il eut franchi le pas de la porte, Kakabe se saisit de lui et lui donna un grand coup de poing sur la tête, il va sans dire que notre pauvre ami tomba aussitôt sans connaissance.

Quand il se réveilla, ses pieds et ses mains étaient solidement attachées et il ne pouvait plus bouger.

Le voyant réveillé Kakabe le prit dans ses bras puissants et le déposa sur le salaze, (vous savez, la grille que l’on met au-dessus de la cheminée pour faire fumer la viande et le poisson ! C’était un salaze de Kakabe, sur lequel tiendrait facilement une demi-douzaine de personnes).

Il le déposa donc sur le salaze et lui dit :

-« Alors, comme cela tu es venu pour trouver un moyen de nourrir ta famille ?

Nous allons bien voir si tu dis la vérité !

Et prestement il alluma un grand feu sous les fesses de Randria !

On ne peut pas dire que cette situation soit enviable, c’est d’ailleurs de là que vient l’expression : « avoir chaud aux fesses ! »

Randria, malgré la chaleur grandissante, ne dit rien.

Le kakabe lui demanda encore :

-« Dis-moi pourquoi tu es venu, sinon je remets du bois sur le feu ! »

Mais notre ami lui répondait toujours qu’il était venu pour trouver un moyen de nourrir sa famille.

Alors Kakabe mit une grande brassée de bois sec et souffla de sa large poitrine velue sur le feu.

Aussitôt de longues flammes vinrent lécher les parties charnues de notre pauvre ami saucissonné sur le salaze.

La douleur était grande et une vilaine odeur de cochon grillé emplissait la maison, mais Randria serra les lèvres et ne dit rien, pas un cri, pas une plainte, même pas le plus petit gémissement.

Avant lui, nombreux furent les hommes qui vinrent chercher une solution à leurs problèmes, mais aucun d’entre eux n’avait su taire sa douleur et tous avaient été tués.

Kakabe fit durer le supplice encore un bon moment, mais quand il vit que cet homme là ne proférait pas une plainte, il l’enleva de sur le salaze et mit fin à ses tourments.

Il lui passa un onguent de sa préparation sur les fesses et aussitôt toute douleur cessa.

Il lui dit alors :

-« Beaucoup d’hommes sont venus avant toi pour la même raison, mais aucun ne sut endurer la douleur en silence, ils ont tous payé de leur vie leur échec. Toi seul a su taire ta souffrance et pour prix de cet exploit je te remets ce petit moulin.


Ce petit moulin sera ta plus grande richesse, en apparence il ne diffère pas des autres petits moulins qui servent à moudre le café, mais avec celui-ci tu obtiendras ce que tu voudras.

Car c’est un petit moulin magique, il te suffira de lui ordonner au nom de Kakabe de te donner ce que tu désires, et aussitôt tu l’auras.

Il faudra dire :

-« Petit moulin, petit moulin,

Présent du destin,

Donne-moi…

Et ce que tu auras demandé tu obtiendras. »

Randria est tout étonné de ce que lui dit Kakabe, et regarde avec circonspection ce petit moulin qui semble ordinaire.

Il demande à Kakabe :

-« Je peux faire un essai ?

Bien sûr, essaye le maintenant. »

Et Randria prononce la formule magique :

-« Petit moulin, petit moulin,

Présent du destin,

Donne-moi du riz à manger »

Et aussitôt le petit moulin se met à tourner et du riz déjà cuit s’en échappe, du bon riz bien rouge et bien assaisonné !

 

 

-« Quand tu veux faire arrêter le moulin, dit Kakabe, il faut dire :

Balimbalobozoko.

Très bien, dit Randria, il dit Balimbalobozoko et aussitôt le petit moulin s’arrêta. »

Notre ami, transporté de joie de posséder un moulin magique, remercia chaleureusement le Kakabe et ne lui tint pas rancune pour les souffrances passées.

Il était maintenant très pressé de montrer son acquisition à sa femme et courut de toute la vitesse de ses jambes dans la forêt en tenant le petit moulin serré contre son cœur.

Mais, s’il lui fallut une semaine pour faire le chemin à l’aller il mit quand même quelques jours pour s’en retourner.

Il est vrai que la joie de pouvoir satisfaire les besoins de sa famille lui donnait des ailes, et qu’il ne manquait de rien lorsqu’il s’arrêtait pour manger, car il lui suffisait de faire tourner le petit moulin pour avoir ce qu’il désirait dans l’instant.

Il arriva enfin chez lui, tout essoufflé mais rayonnant.

Il vit sa femme et ses enfants encore plus maigres que lorsqu’il les avait quittés, et son cœur se serra quand il croisa leur regard plein d’espoir.

-« Bienvenue dans ta maison ! » Lui dit sa femme en lui déroulant la natte pour qu’il s’installe.

-« As-tu trouvé quelque chose pour donner à manger aux enfants ? » Demanda t-elle d’une voix inquiète, ne le voyant rien rapporter si ce n’est un petit moulin.

-« Ne t’inquiète plus de rien ma chérie, j’ai la solution à tous nos problèmes, dorénavant nous ne manquerons plus jamais de rien.

-Que dis-tu mon mari, ne te joues pas de moi car je ne vois rien dans tes bras si ce n’est un petit moulin à café !

-C’est lui-même qui subviendra désormais à tous nos besoins.

-Que dis-tu mon mari, serais-tu devenu fou, comment veux-tu que ce petit moulin nous nourrisse ?

-Attends de voir, je vais te faire une démonstration ! »

Et sans plus tarder il mit le petit moulin au milieu de la natte et prononça la phrase magique :

-« Petit moulin, petit moulin,

Présent du destin,

Donne-moi du riz à manger. »

Et voilà le petit moulin qui se met en marche et le riz tout cuit se répand sur la natte.

 

 

La femme resta bouche-bée devant un tel prodige, mais les enfants ne se préoccupèrent pas de cela et se précipitèrent pour manger, les yeux pétillants de joie.

 

 

Quand le riz eut rempli toute la natte, Randria dit :

Balimbalobozoko, et le moulin s’arrêta.

-« Maintenant il faut un bon mets pour accompagner tout ce riz, qu’est ce qui vous ferait plaisir les enfants ! » Demanda Randria.

-« Du poulet en sauce ! Répondirent-ils en chœur. Oui, c’est du poulet en sauce que nous voulons ! »

Alors encore une fois Randria prononça la formule magique :

-« Petit moulin, petit moulin,

Présent du destin,

Donne-moi du poulet en sauce ! »

Et aussitôt du bon poulet bien cuit avec une sauce savoureuse se déversa sur le riz.

 

 

Les enfants battaient des mains, cela faisait tellement longtemps qu’ils n’avaient pas mangé à leur faim !

Les voilà maintenant avec plus de poulet qu’ils ne pourront en manger.

Voyant qu’il y a suffisamment de mets pour toute la famille, Randria dit :

Balimbalobozoko, et le moulin s’arrêta.

Toute la famille se régalait du bon repas, et on n’entendait plus un bruit, si ce n’est les mâchoires qui mastiquaient et les os de poulet qui craquaient sous les dents.

Une fois le repas terminé, tout le monde s’allongea pour faire la sieste, et bientôt les enfants s’endormirent avec des sourires sur leurs visages.

C’était le plus beau des spectacles pour notre héros, et il ne regrettait pas les souffrances endurées.

Sa femme se blottit près de lui et lui demanda :

-« Cher mari, ce moulin magique donne t-il seulement à manger, ou bien peut-il donner d’autres choses ?

-Dis-moi ce que tu désires, et je te l’obtiendrai. Répondit Randria.

-Alors, ce que je voudrai c’est une belle maison pour remplacer notre pauvre masure ! »

Aussitôt, notre ami prononça la formule magique :

-« Petit moulin, petit moulin,

Présent du destin,

Donne-moi une belle maison ! »

Et voilà qu’une magnifique maison sort du petit moulin sous les yeux médusés de l’épouse.

 

 

-« Ah!, vraiment, c’est une belle acquisition que ce petit moulin, est-ce que l’on pourrait avoir quelques poules et quelques canards pour égayer la cour ? » Demanda-t-elle encore.

Aussitôt dit, aussitôt fait :

-« Petit moulin, petit moulin,

Présent du destin,

Donne-moi des canards et des poules ! »

 

 

Et voilà que des volailles sortirent du petit moulin, il fallut d’ailleurs bientôt l’arrêter avant qu’il n’y en ait trop :

Balimbalobozoko et le petit moulin s’arrêta.

-« Il faudrait aussi une paire de zébus pour aider dans les champs ! » Demanda encore l’épouse.

Randria s’exécuta :

-« Petit moulin, petit moulin,

Présent du destin,

Donne-moi des zébus ! »

Et aussitôt apparurent des zébus magnifiques, les plus beaux, les zébus sacrés.

Un zébu, deux zébus, trois zébus….

Il y en avait maintenant tout un troupeau !

 

 

Bimbalobozoko ! Et le petit moulin s’arrêta.

Toute la journée, les uns et les autres demandèrent ce qu’ils voulaient et Randria exauça leurs vœux par l’intermédiaire du cadeau de Kakabe.

Quand la nuit s‘annonça, ils possédaient tous les biens terrestres qu’une famille riche peut espérer.

.../...à suivre

Publié à 07:15 le 2.06.2008 dans Livres Contes
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