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Vous pensez bien que tous ces changements ne passèrent pas inaperçu dans le village.

Comment cette famille avait-elle pu en une seule journée obtenir tous ces biens ?

Les mauvaises langues ne tardèrent pas à parler de sorcellerie et bientôt tout le village ne parla plus que de cela !

Tant et si bien que le chef du village rassembla tout les notables :

-« Chers amis et voisins, si je vous ai réunis aujourd’hui c’est qu’il se passe quelque chose de bizarre dans la famille de Randria. Lui qui était le plus misérable de la région, voilà qu’il possède la plus belle maison, les plus belles oies, les plus beaux canards.

Ce matin même, son fils aîné est parti faire paître un troupeau de trente zébus, et des plus beaux, tous noirs avec l’œil tacheté de blanc. Vraiment, tout cela est vraiment trop étrange, il faut absolument connaître la raison d’un tel enrichissement, aussi je propose que nous allions lui en demander l’explication ! »

 

Tous les notables furent d’accord avec le chef, et se mirent en route pour se rendre au foyer de Randria, le chef en tête avec sa canne au pommeau d’argent.

Arrivés au seuil de la demeure de notre ami, ils hélèrent les occupants et demandèrent l’autorisation de rentrer.

 

 

Randria vint lui-même les inviter à pénétrer dans sa demeure et tous sont ébahis devant la magnificence des lieux.

Une fois l’étonnement passé, le chef s’adressa à Randria :

-« Voilà, si nous sommes venus à toi en telle délégation c’est que ta nouvelle situation intrigue tout le monde dans le village, aussi pour faire taire les rumeurs nous avons préféré venir te demander directement le pourquoi du comment de tout ceci ! »

Randria, qui n’avait rien à cacher, leur raconta toute son histoire.

Quand il eut fini, les regards dubitatifs que l’assemblée jetait sur lui donnaient à comprendre qu’il ne les avait pas convaincus.

Aussi décida-t-il de leur faire une démonstration.

Il demanda à son épouse de sortir la natte d’honneur pour ses invités, installa tout ce petit monde autour et déposa le petit moulin au milieu.

 

 

Puis il prononça la fameuse formule :

-« Petit moulin, petit moulin,

Présent du destin,

Donne-moi du rhum ! »

A peine avait-il fini de parler que les bouteilles de rhum sortirent du petit moulin, dix bouteilles, vingt bouteilles, cent bouteilles…

Balimbalobozoko ! Le petit moulin s’arrêta de fabriquer des bouteilles de rhum.

Difficile de vous dépeindre la stupéfaction sur les visages des notables assis autour de la natte.

Mais une fois la stupeur passée, tous, comme un seul homme, applaudirent au miracle dont ils venaient d’être témoins.

 

 

On ouvrit les bouteilles, tout le monde but, et bientôt ce fut une véritable petite fête qui se tint chez Randria, avec des chants, des blagues et bien sûr des toasts pour féliciter l’heureux propriétaire d’un tel extraordinaire petit moulin.

 

 

Après cela, tout le monde rentra chez soi et raconta à sa famille, ses proches, ses voisins, l’incroyable histoire de Randria.

Ce qui fait que bientôt, dans le village, on ne trouva pas un seul habitant qui ne soit jaloux de lui.

Car dans la cour de Randria il y avait plein de belles volailles appétissantes, alors que chez les autres il n’y en avait que très peu, et encore, de vilaines volailles avec seulement la peau et les os.

Un de ses voisins, moins timide que les autres, vint lui demander s’il n’était pas possible qu’il lui procure quelques poules pour avoir des œufs.

Randria, d’un naturel généreux, lui donna ce qu’il voulait.

Le lendemain, tout le monde se présenta à son domicile pour en avoir autant.

Randria fit tourner le petit moulin toute la journée pour satisfaire tout le monde, car il pensait qu’entre membres d’un même village il faut s’entraider.

A la tombée de la nuit tous les villageois possédaient une basse-cour considérable.

Le lendemain, le chef du village devait faire piétiner sa rizière, or il faut beaucoup de riz pour nourrir les nombreuses personnes qui viennent donner leur aide en cette occasion.

 

 

Aussi vint-il demander à Randria s’il était possible qu’il lui prête le petit moulin pour la journée.

Pas de problème ! Lui répondit Randria. Ce cadeau de Kakabe est pour tous, autant pour moi que pour ceux qui en ont besoin, voilà les mots qu’il faut prononcer pour le faire fonctionner :

-« Petit moulin, petit moulin,

Présent du destin,

Donne-moi … »

Tout ce que tu lui demanderas il te le donnera !

Et pour le faire s’arrêter, il faut dire : Balimbalobozoko !

Le chef prend le petit moulin et s’en va s’occuper de faire piétiner sa rizière qui était située à quelques kilomètres du village.

Quand il arriva, il posa le petit moulin au milieu d’une grande feuille de bananier et lui demanda de donner le riz du petit-déjeuner, celui que l’on mange avec du sucre et que l’on appelle sosoa :

-« Petit moulin, petit moulin,

Présent du destin,

Donne-moi du sosoa ! »

Et aussitôt le petit moulin se mit à tourner et déversa le sosoa dans la feuille de bananier.

Bientôt il y eut trop de riz, ça débordait de partout, il fallait arrêter le petit moulin !

Mais le chef ne se rappellait plus le mot magique ! C’est comment déjà ?

-Bombobabobarako !

Non, ce n’était pas ça, et le riz continuait à sortir du petit moulin.

-Bombolikobarabo !

Mais ce n’était pas ça encore, et maintenant le sosoa envahissait la rizière ! Vite il fallut envoyer quelqu’un pour demander à Randria le mot magique !

On demanda au coureur le plus rapide des hommes présents d’y aller !

Il courut, il courut à perdre haleine, de toute la vitesse de ses jambes et arriva enfin tout essoufflé et haletant au portail de la maison de Randria.

-« Nous ne connaissons plus le mot magique pour arrêter le moulin ! » Arriva t-il à dire.

-« Le riz envahit tout, vite dit-moi le mot pour que cela cesse ! » Ajouta t-il encore.

-Balimbalobozoko !

Le coureur répéta plusieurs fois le mot et repartit pour la rizière.

Quand il arriva toute la rizière du chef était submergée par le sosoa, on aurait dit un petit déjeuner de géant !

Le coureur prononça la formule :

-Balimbalobozoko !

Et aussitôt le petit moulin s’arrêta.

Mais quels dégâts dans la rizière du chef, il faudrait au moins une semaine de travail pour enlever tout cela !

Le chef ramena le petit moulin à son propriétaire, et jura aux grands dieux qu’il ne viendrait plus l’emprunter, car cela lui avait posé beaucoup trop de problèmes !

Un autre jour, ce furent les habitants d’Andrangazaha, le village au sud de Manompana, qui vinrent demander le petit moulin pour avoir du kitay, le bois sec pour faire cuire à manger. Car autour de leur village il n’y avait plus d’arbres, tout avait été coupé sans que personne ne pense à replanter.

 

 

Randria leur prêta de bon cœur, et leur en expliqua le fonctionnement.

Dès qu’ils arrivèrent dans leur village, ils rassemblèrent toute la population pour voir le moulin magique fonctionner et se partager le bois.

-« Petit moulin, petit moulin,

Présent du destin,

Donne-nous du kitay ! »

Et tout de suite du bon bois bien sec, qui ne fume pas sortit du petit moulin.

Les habitants battaient des mains, et commencèrent à se servir. Chacun prit le maximum qu’il pouvait porter, on en ramassa un peu partout dans le village, mais le bois continuait de sortir du petit moulin, il n’y avait maintenant plus de place il fallait l’arrêter !

On demanda au responsable de la stopper, mais celui-ci avait oublié le mot magique. Il en essaya un de mémoire :

-Bombibabobododo !

Mais ce n’était pas ça, un autre alors :

-Bomtitobololo !

Mais ce n’était toujours pas le bon mot, et le bois commençait à écraser les maisons du village tellement il y en avait.

Vite, il fallut envoyer quelqu’un demander le mot au propriétaire.

Heureusement dans le village il y avait un coureur très rapide, c’était un gars qui chassait les pintades en les coursant et en les épuisant de cette manière.

Il s’élança aussitôt, et en un temps record arriva au domicile de Randria.

-« Nous ne connaissons plus le mot pour arrêter le petit moulin, et le bois écrase toutes les maisons du village ! » Lui dit-il tout effaré.

-Balimbolobozoko ! Randria répéta plusieurs fois le mot et le chasseur aux longues jambes repartit vers son village.

Quand il arriva enfin pour stopper le petit moulin, les dégâts étaient importants dans le village, presque toutes les maisons avaient été ensevelies sous les morceaux de bois sec.

Il y en avait tellement que l’on ne reconnaissait plus rien !

-Balimbalobozoko ! Dès qu’il eut prononcé le mot le petit moulin s’arrêta.

L’emprunteur vint rendre le petit moulin à son propriétaire, et lui aussi jura aux grands dieux qu’il ne viendrait plus le demander.

Malgré ces déboires, la renommée du petit moulin traversa les mers et un jour un grand bateau vint mouiller à l’embouchure de l’Anové. (une dizaine de kilomètres au nord de Manompana)

 

 

 

Des étrangers débarquèrent et se rendirent en grande pompe au domicile de Randria.

-« Bonjour, qu’est-ce qui vous amène ? » Demanda notre ami.

-« Salutations à toi, noble possesseur du petit moulin ! » Lui répondit celui qui semblait être le chef des étrangers.

-« Nous venons de loin, de par les mers, car nous avons entendu des voyageurs parler du petit moulin que tu détiens, ainsi que de ce dont il est capable.

Dans notre pays nous manquons de sel, et nous aimerions, si cela te sied, emprunter le petit moulin afin de nous faire une réserve.

-Si vous le ramenez une fois utilisé, je ne vois pas d’inconvénient à vous le prêter, mais avant tout il faut que je demande l’avis du conseil du village.

Randria alla voir le chef, accompagné de la délégation des étrangers, et on réunit le conseil.

 

 

(Il faut vous dire que les palabres durèrent quelques jours, car la chose était nouvelle, pouvait-on croire en la parole des étrangers ?)

 

 

Le petit moulin était, au-delà même du village, un patrimoine collectif !

Finalement, la gentillesse et la générosité des villageois prirent le pas sur les hésitations. Après avoir demander aux étrangers qu’ils s’engagent sur l’honneur à restituer le petit moulin après utilisation, celui-ci leur fut confié.

-« Rappelez-vous bien les mots magiques ! » Leur dit Randria avant qu’ils n’embarquent.

Et après une salve de remerciement, le bateau disparut bientôt à l’horizon.

C’était un grand bateau, beaucoup plus grand que les plus grandes pirogues de tout Madagascar, avec trois grands mats et des voilures immenses, un navire taillé pour transporter beaucoup de marchandises.

 

Le voyage de retour dura plusieurs mois, quand les marins furent à quelques kilomètres de leur port d’attache le capitaine décida de remplir les cales de sel afin de vendre la cargaison à son arrivée avant que la population ne soit avertie de la présence du petit moulin.

Hé oui, il y a toujours des gens qui ne pensent qu’au profit !

Aussi descendit-il dans la cale et y déposa le petit moulin :

-« Petit moulin, petit moulin,

Présent du destin,

Donne-moi du sel ! »

Et aussitôt le petit moulin commença à déverser du sel dans la cale du navire.

Le capitaine exultait, quels bénéfices en perspective !

Il ne put s’empêcher de danser de joie devant le prodige qui s’accomplissait sous ses yeux.

Et le petit moulin continuait à produire du sel, maintenant la cale était presque pleine et il fallait penser à l’arrêter.

C’était quoi déjà le mot magique ?

-Bombobobobololo !

Mais ce n’était pas ça, et le sel continuait à s’accumuler.

-Bombarakabalala !

Toujours pas ça, le capitaine commençait à s’inquiéter :

-Bombikikobombilo !

Mais ce n’était pas le mot qui convenait, et la situation devenait critique, le second vint prévenir le capitaine que le bateau était près de couler, il y avait trop de poids.

Le capitaine essaya encore une fois :

-Bombiboloboroko !

 Mais il n’y avait rien à faire, il n’arrivait plus à se rappeler mot magique, et le moulin continuait inexorablement à fabriquer du sel, le poids était tellement important que l’eau menaçait maintenant de submerger le bateau !

Le capitaine dit au second d’appeler tous les hommes pour jeter le sel à la mer.

Tous les marins se mirent au travail, ils formèrent une chaîne et jetaient le sel par-dessus bord.Mais plus ils en jetaient, plus le petit moulin en fabriquait.

Cela dura un bon moment, puis les forces des hommes diminuant le petit moulin fabriquait plus de sel qu’ils n’en jetaient.

Alors, la mort dans l’âme, le capitaine fut obligé de se résigner à jeter le petit moulin à la mer sous peine d’aller rejoindre les poissons avec tout son équipage.

ILs purent rentrer sain et sauf au port avec leur cargaison, mais le petit moulin était perdu.

Et comme personne n’avait prononcé le mot magique, il continua à fabriquer du sel au fond de la mer. Et il continue encore jusqu’à maintenant.

C’est à cause du petit moulin que la mer est si salée !

Si jamais, lorsque vous vous promenez au bord de la mer, vous voyez un petit moulin qui fabrique du sel, souvenez-vous du mot magique pour l’arrêter :

Balimbolobozoko !

Ce n’est pas si difficile pourtant !

 

..../.... A SUIVRE 


Publié à 07:10 le 2.06.2008 dans Livres Contes
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