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Conte n°6 la Vovo Magique


Mais on rencontre d’autres choses magiques dans ces histoires, qui sont toutes vraies je vous le rappelle,

écoutez par exemple :

 

 

LA VOVO MAGIQUE

 

 

Vovo (Nasse à poisson)

 

 

I

l était une fois, il y a longtemps de cela, très longtemps même car du temps du père de mon grand-père cela faisait longtemps déjà !

Dans ces temps lointains, il y avait du côté de Vatobe ( un peu au nord de Manompana) un homme qui était très riche.

Ses richesses se comptaient en rizières, zébus, pirogues qui donnaient du poisson, en terrains plantés de bananiers, de soanambos, de cocotiers et tant et tant d’autres choses que le conteur finirait par assécher sa bouche s’il devait toutes les décrire.

Cet homme avait sept fils et sept filles, le chiffre magique que seul un homme béni de dieu peut espérer. Ces enfants savaient eux aussi produire des richesses et faisaient augmenter le patrimoine chaque jour que Zanahary fait.

Tous ses enfants sauf un, car le dernier né de cet homme comblé, n’était pas capable de ramener un ariary à la maison.

Pire encore, on l’avait vu maintes fois perdre des œufs qu’il emmenait vendre au village, ou bien des poulets, voire des canards, se faire voler sur la vente du riz familial, et on raconte même qu’une fois, il avait égaré un zébu !!!

Quand le père vint à mourir, Rakoto (c’était son nom !), en regard de son incompétence, fut mis à l’écart par le reste de la famille, et devint petit à petit plus pauvre que le dernier des pauvres.

Il vivait dans une vieille case de falafa qui ne le protégeait plus des intempéries, et dépendait des dons de ses frères pour sa nourriture quotidienne.

Ceux-ci, ayant perdu le sens de la famille à force de compter leur argent, furent bientôt las de ce fardeau et décidèrent de rejeter l’incapable aussi loin d’eux qu’il était possible.

Pour cela ils payèrent à l’ombiasa (devin), (qui lui aussi aimait les richesses), le prix des cérémonies nécessaires à un tel acte. (Car ce n’était pas quelque chose de bien, et il fallait faire en sorte de se protéger d’une éventuelle malédiction !).

D

ès que le rituel fut accompli, ils le chassèrent dans la forêt et ainsi étaient-ils désormais débarrassés de lui.

Rakoto, triste et pleurnichant, s’en fut comme ils le désiraient, sans prononcer une seule parole de reproche.

Il marcha longtemps, aussi longtemps que ses petites jambes le portèrent.

Quand il fut à bout de forces, il avisa un grand arbre et s’assit le dos contre son tronc.

Comme il était très fatigué, il ne tarda pas à s’endormir.

Pendant son sommeil il fit un rêve étrange où une voix forte et rassurante lui disait de ne pas s’inquiéter, qu’il lui suffirait de mettre sa vovo tous les soirs dans la rivière, et qu’au petit matin lorsqu’il la retirerait tout ce dont il avait besoin y serait présent.

Quand le froid du petit matin le réveilla, qu’elle ne fut pas sa surprise de trouver près de lui une vovo toute neuve, et tressée dans une écorce qu’il ne connaissait pas. Peut-être que les Razanas, les esprits protecteurs de ses ancêtres avaient eu pitié de lui et lui avaient fait ce présent ?

Il lui tardait d’être le soir afin d’essayer cette vovo qui était peut-être magique.

En attendant, ce rêve lui avait redonné du courage, et il trouva la force de se construire une petite cabane de branchages près de la rivière, ainsi que de ramasser des fruits afin d’apaiser sa faim. Tout ceci l’occupa toute la journée, et le crépuscule le surprit sans qu’il sache ce qu’il désirait le plus, aussi s’assit-il un instant sur la berge, sa vovo tendrement serrée dans ses bras et se mit à réfléchir.

Finalement il se dit que ce dont il avait le plus besoin c’était d’une marmite, avec laquelle il pourrait se préparer à manger.

Aussi mit-il la vovo à l’eau, en prononçant cette phrase :

- « Oh, vovo qui est mienne, donne-moi une marmite ! »

Le lendemain, dès que le soleil fut levé, il remonta la vovo et y trouva la marmite demandée.

Sa joie fut bien grande, lui qui n’avait jamais rien réussi, voilà qu’il lui suffisait de mettre sa vovo à l’eau et son souhait était réalisé.

La journée passa bien vite, et à la tombée du jour il remit sa vovo à l’eau en demandant :

- « Oh, vovo qui est mienne, donne-moi du riz ! »

Et le lendemain, lorsqu’il remonta la vovo, elle était pleine de riz.

Le jour suivant il demanda une natte, puis après un bol, et encore une cuillère, et bientôt sa petite cabane fut entièrement équipée.

E

nsuite il demanda une poule et la vovo la lui apporta. Le lendemain ce fut un coq, le surlendemain un canard, et après une oie, et même un zébu.

À chaque fois la vovo lui donnait ce qu’il avait demandé.

Au bout de quelque temps il se sentit seul et un jour tout tremblant il mit sa vovo à l’eau en disant :

- « Oh, vovo qui est mienne, donne-moi une femme qui soit gentille et qui m’aime ! »

Et le lendemain, lorsqu’il remonta sa vovo, une adorable jeune femme lui prit la main et lui dit qu’elle l’aimait.

C’était vraiment une vovo magique qui était capable d’exaucer tous les vœux qu’il soit possible de formuler.

Ensuite, il demanda à la vovo des amis pour partager son bonheur, et bientôt ce fut un village entier qui se construisit près de la rivière.

Et c’était lui, Rakoto l’incapable, qui en était le chef.

La richesse de ce village devint bientôt connue dans toute la région, et lorsque ses frères et ses sœurs apprirent qui en était le chef, ils décidèrent de venir lui rendre visite.

Quand sa femme apprit la nouvelle de la visite de sa famille, elle s’empressa de le prendre en aparté et de lui dire ceci :

- « Oh toi mon aimé, ne révèle jamais à quiconque que c’est ta vovo qui m’a fait venir ici. C’est un secret, un tabou qu’il ne faut pas transgresser sinon je disparaîtrai à jamais ! »

Rakoto lui promit de ne rien dire, et il tiendrait parole car il ne souhaitait pas voir sa tendre épouse disparaître.

Vint le jour de la visite de ses frères et de ses sœurs, qui arrivèrent plein de joie pour faire la fête. Ils avaient apporté du betsa-betsa ainsi que du rhum, et burent tous ensemble dans une atmosphère de joie et de retrouvailles. Rakoto était très content de revoir ses frères et sœurs et ne leur tenait pas rancune de la conduite qu’ils avaient eue auparavant.

Quand ceux-ci le virent joyeux et un peu saoul, ils le questionnèrent mine de rien :

- « Hé, dis-nous petit frère, comment as-tu acquis toutes ces richesses. Ces volailles si nombreuses qu’il est impossible de les compter, ces immenses champs de riz qui croissent à perte de vue, ces magnifiques zébus si gras et forts ?

- « Ah mes frères, en vérité, c’est Zanahary qui me l’a donné ! » Répondit-il sans dévoiler son secret.


Publié à 07:05 le 2.06.2008 dans Livres Contes
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