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Fort-Dauphin - Tuléar - Isalo - Antananarivo- Tamatave


Carnet de Route n°2



Le départ
Mardi 4 juillet 2006

Nous quittons Saint-Denis de la Réunion à 13h 35 direction Tuléar (Toliara) avec une escale à Fort-Dauphin (Taolagnaro).
Nous profitons de cette escale obligatoire pour rester 4 jours à Fort-Dauphin.



Nous voyageons sur Air Madagascar, c'est une compagnie que j'aime bien, le personnel est trés attentionné et fort sympathique. De plus, en voyageant avec la compagnie malgache, on bénéficie de 30 % de réductions sur les vols intérieurs, ce qui est trés apppréciable quand on connaît l'étendue du pays et l'état des routes.
Aprés 1h50 de vol (et oui c'est rapide !!!) nous arrivons à Fort-Dauphin et là tout le monde descend même ceux qui poursuivent leur route jusqu'à Tuléar.
En fait, il n'y a pas de bureau des Douanes à Tuléar et toutes les formalités sont donc faites à Fort-Dauphin.
Comme d'habitude, je prends mon visa à l'arrivée. C'est beaucoup moins cher mais il faut prendre son mal en patience. Comme de toute manière, même si vous possédez votre visa, il vous faudra attendre pour récupérer vos bagages. Moi, j'ai trouvé la tactique, dés que je monte dans l'avion je me mets en fonction "Mora, Mora" ce qui signifie "doucement, doucement" en malgache, les habitués de Mada connaissent !!! et j'ai une patience d'ange pendant tout mon séjour !!!!
Le visa est de 20 euros, et oui tout augmente. Au mois d'octobre dernier j'avais payé 15 euros, enfin cela reste encore moins cher qu'au Consulat.
Le passage en douane par contre sera trés rapide et dans une ambiance bon enfant, les douaniers ont le sourire. Quels changements, autrefois ce n'était pas aussi agréable, ils ont dû avoir des consignes.



Nous sommes attendus par l'agence Air Fort Services que j'avais contacté via internet. Comme nous n'avons pas beaucoup de temps, je leur ai communiqué ce que j'avais envie de faire et demandé de me concocter un programme sympa pour les trois prochains jours.



J'ai tout de suite aimé l'atmosphère de cette ville aux routes défoncées, bordée d'une plage superbe et dominée par la magnifique chaîne de l'Anosy et du Pic Saint-Louis.
La baie avec ses épaves est époustouflante de beauté.
 


Nous découvrons un paysage totalement différent, nous qui sommes surtout habitués aux paysages vallonnés et verdoyants de l'est de Madagascar. Ce mariage de la mer et de la montagne est magnifique. Nous sommes également surpris de rencontrer toutes ces étendues d'eau douce, lac, succession de bras de rivière.
Tout est trés vert, nous apprenons qu'il a plu pendant plusieurs jours et je croise les doigts pour qu'il fasse beau pendant ces trois jours !!!

Aprés un passage à l'agence pour connaître le programme des prochains jours et régler quelques formalités, le chauffeur nous amène au Motel Gina déposer nos affaires. Notre bungalow est trés sympa, rond tout en pallissandre et pierres de taille, situé en ville à l'écart de la rue (détail important, car la rue est animée de jour comme de nuit !!!) et blotti au milieu d'un jardin. On va être super bien.



Le chauffeur de taxi nous propose de nous faire faire un petit tour de la ville, car demain nous quittons Fort-Dauphin pour Evatra.

Mais d'abord, passage obligé par la banque et là il faut faire trés vite car les banques ferment à 16 h à Madagascar et il ne nous reste que 10 minutes !!! On se rabat sur le distributeur, bien sûr "en panne" c'est courant. On court donc au guichet, les portes commencent à se fermer mais nous sommes accueillis avec le sourire.
De plus mon mari s'excuse en malgache et c'est toujours la même réaction d'étonnement de voir un Vazaha parler leur langue.
Ils apprécient beaucoup.
Nous partons donc faire un petit tour de la ville avant la tombée de la nuit, qui ne va tarder. En cette saison d'hiver austral, il fait nuit à 17H30.
Nous irons voir la plage Monseigneur, paradis des surfeurs :



Puis nous faisons un saut jusqu'à la fameuse plage de Libanona



Puis nous rentrons pour préparer nos sacs pour le lendemain. Une partie des
bagages va rester à l'agence. Nous n'avons pas besoin de tout notre paquetage pendant ces deux jours. Sur les conseils d'Abel, notre chauffeur de taxi depuis notre arrrivée, nous allons mangé "chez Perline" qui se trouve à un petit quart d'heure de marche de l'hôtel.



Nous nous renseignons sur d'éventuels problèmes d'insécurité à circuler de nuit dans Fort-Dauphin. On nous assure qu'il n'y a aucun problème. C'est vraiment agréable de pouvoir se déplacer de nuit sans crainte. Nous croisons des malgaches vaquant à leurs occupations, beaucoup d'activité dans cette petite ville,
et nous ne serons nullement inquiétés.

En arrivant devant chez Perline, nous sommes surpris par un attroupement et de la musique.
Quelle surprise !!!
Un écran géant est installé en pleine rue pour le match de ce soir Italie/Allemagne.
Super ambiance dans la rue !!!!

Un petit aperçu de notre premier repas Gasy pour moins de 8 euros : carry crevettes et riz blanc pour Monsieur et brochettes de Capitaine et riz cantonnais pour Madame bien sur arrosé de 2 THB (de 64 cl chacune !!!) et pour finir 2 bananes flambées au caramel.
Pas mal, non ????

Nous rentrerons dans le noir ( y a pas de lampadaires !!!) mais sous un ciel étoilé d'une pure merveille qui vaut mieux que tous les lampadaires du monde.
Arrivée chez Gina, le grand écran est déployé ici aussi pour le match mais vraiment trop crevés par notre première journée, nous préférons aller dormir.




Publié à 11:45 le 27.04.2007 dans Carnet de Route N°2
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Départ pour Evatra


Mercredi 5 juillet 2006

Nous sommes debout à 6h, Abel vient nous chercher à 7h pour nous transférer au bord du Lac Lanirano qui se trouve à 2km de Fort-Dauphin. Au petit déjeuner, nous faisons la connaissance d'un réunionnais qui ne devait que passer à Fort-Dauphin. L'endroit lui plaît tellement qu'il y passera son mois de vacances. Effectivement, on regrettera de ne pouvoir faire certaines sorties comme la montée du fameux Pic Saint-Louis.



Nous rejoignons les berges du Lac Lanirano où nous attend un bateau à moteur.




Nous faisons la connaissance de Dany qui va être notre guide pendant ces deux jours, de Vévelyne notre cuisinière et de son petit garçon ainsi que de Félix son époux et gardien de l'Evatra Lodge où nous allons séjourner.




Toute cette joyeuse équipée embarque et nous voilà parti pour 1 h de cabotage à travers lacs et les "Aroyos" (bras de rivière) qui pénètrent au coeur d'une végétation aquatique faite de pandanus, ravinalas et d'oreilles d'éléphant à profusion.







Au fil de l'eau, nous rencontrons de nombreuses espèces d'oiseaux
et des pêcheurs sur leur pirogue.








Publié à 11:40 le 27.04.2007 dans Carnet de Route N°2
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Evatra Lodge



L'Evatra lodge est situé au bord de l'eau prés d'Evatra 1er village, composé de petits bungalows simples et propres. Il n'y a pas l'eau courante, ni l'électricité. Nous allons vivre au rythme de la nature, qu'est-ce-que cela fait du bien de temps en temps !!!!
et pour la toilette, et bien ce sera au seau !!!


 
Nous sommes les seuls résidents et tout le monde est aux petits soins pour nous.



Aprés une installation rapide, Dany nous invite à commencer la découverte du site, il fait tellement beau qu'il faut en profiter.
Nous voilà donc partis pour plusieurs heures de marche. Dany décide de nous emmener vers la crique de Mahonoro.
Nous empruntons les petits sentiers sablonneux des zébus, et arrivons à Evatra 1er village.
Ce village compte 1456 habitants, 1000 enfants pour 456 adultes !!!!


Beaucoup d'enfants n'est-ce pas ???


Le village est pauvre, mais la population semble manger à sa faim.
La mer et la nature sont généreuses. Il y a beaucoup de poissons, crabes et langoustes, du manioc, et des mandarines.
Par contre, il y a un problème sanitaire certain, les enfants ont la gale et des vers.
Dany me dit qu'il n'y a aucun médecin sur place et aucune association ne s'occupe de ce village. Etant éloigné de Fort-Dauphin les aides n'arrivent jamais jusqu'à eux.

Au bout de 45 mn de marche, nous arrivons à Mahanoro.





Le cadre est idyllique, plage de sable fin, eau transparente.



Ce sont les vacances scolaires, les enfants aident la famille en pêchant, pour les garçons ce sera poissons et crevettes et pour les filles les petits mollusques dans les rochers.






Publié à 10:30 le 27.04.2007 dans Carnet de Route N°2
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Evatra


Aprés une petite baignade, 1h plus tard nous reprenons notre route à travers des paysages fantastiques, ça fourmille de criques et de baies, aussi tranquilles que désertes, la mer déferle sur les grandes dalles de granit qui bordent toute la côte, laissant apparaître ici et là de splendides criques et plages de sable blond et blanc.






Puis nous arrivons à la fameuse et magnifique plage de Lokaro.



Nous croisons un groupe de jeunes filles en train de pêcher au filet des crabes et des crevettes sur le bord de plage. Ce joyeux groupe de jeunes femmes nous offre un trés joli spectacle. Elles se suivent l'une dernière l'autre en file indienne en tenant un grand filet puis ensuite font une ronde pour rassembler leur prise.
On assiste à un magnifique ballet.





Nous rejoignons Dany qui, pendant que nous prenions nos photos, nous attendait à l'ombre des filaos en compagnie de deux autres malgaches assis dans le sable. Il avait allumé un feu et faisait cuire les deux poissons qu'il avait pêchés pendant que nous nous baignons à la crique de Manohoro.
C'est une trés bonne surprise.!!!



L'un des hommes nous proposent des huitres. C'est un vieil homme, et nous apprenons qu'il n'a que 63 ans !!! ses mains sont tremblotantes et nous nous en inquiétons car les huitres ne sont pas trés grosses et il les ouvre avec une hachette.
Notre guide nous rassure, nous sommes en présence du "Roi des huitres de Lokaro". Il fait cela depuis qu'il est enfant.





Nous dégustons nos petites huitres qui sont délicieuses arrosées d'un jus de citron et partageons notre poisson avec les pêcheurs. Du pur bonheur !!!!
un moment de partage trés fort.











Publié à 10:00 le 27.04.2007 dans Carnet de Route N°2
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Evatra suite .....

 
Nous rentrons au campement vers 13h, et pour nous rafraîchir en guise d'apéro, nous dégustons une bonne noix de coco bien fraîche.
Pendant notre absence Vévelyne nous a préparé un bon repas : crudités variées, crevettes péchées du matin au curry avec un riz jaune aux petits légumes et en dessert petites mandarines pays bien douces, bien sûr repas  arrosé de l'incontournable THB (Three Horses Beer, bière locale bien connue des habitués de Mada).

Aprés le repas, bien que fatigués, nous préférons profiter du beau temps et partons en bateau dans la baie d'Evatra. Nous quittons la lagune d'eau douce pour arriver sur une large bande sableuse qui la sépare de la mer.



La plage est immense et déserte, la mer est houleuse c'est le paradis des surfeurs.



Cette fin de journée trés riche en découverte se terminera paisiblement. Mais avant le dîner, les enfants du village nous font une belle surprise. Une petite fête est organisée en notre honneur autour d'un feu de camp.



Ils commencent bien sûr par l'hymne national malgache et à ma grande surprise, mon mari se joint à eux. A l'école quand il était petit, les enfants apprenaient les deux hymnes nationaux, le Francçais et le Malgache.  Je ne suis pas la seule à être surprise, un vazaha qui connaît l'hymne national malgache, çà ne se voit pas tous les jours !!!



Ils nous interprètent tout le répertoire appris avec leur institutrice et nous avons également droit à quelques pas de danse.



Tous ces enfants sont trés touchants et pour les remercier de leur prestation, il y a distribution de bonbons. Et comme tous les enfants du monde, ils sont ravis.



Puis nous dînons aux chandelles sous le ciel étoilé.
Une trés belle journée se termine.



Publié à 09:30 le 27.04.2007 dans Carnet de Route N°2
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Fin du séjour à Evatra


Jeudi 6 juillet 2006


Réveil 6h du mat, il fait frais, l'air est vif. Tout est calme et paisible. Que du bonheur !!!



Nous prenons notre petit déjeuner en plein air, et Dany vient nous avertir que le départ est prévu pour 8h30. Pour notre dernière matinée à Evatra,
il veut nous faire découvrir Evatra 2ème village et la baie des pêcheurs.
Mais avant, séance photo, Félix le gardien vient me demander si je peux le prendre en photo avec toute sa petite famille. Nous lui ferons parvenir par l'intermédiaire de l'agence.



Du coup, c'est partie pour la séance photo de toute l'équipe !!!



Au départ nous prenons la même direction que la veille. Nous traversons Evatra 1er village. Ce matin, il y a efferescence au village. Des villageois d'un village situé 8km plus loin viennent échanger leur production de manioc contre du poisson. Ils n'utilisent pas de monnaie mais font du troc.

Nous passons devant la case du masseur !!!



Les enfants sont en vacances. L'école est fermée et ils jouent à des jeux universels : billes, corde à sauter, marelle, toupies.



Les femmes sont à la rivière pour laver le linge.



Nous rencontrons à nouveaux des paysages incroyables !!!



Et nous arrivons à la baie des pêcheurs. C'est surtout l'endroit des pêcheurs de langoustes, la fameuse langouste rouge de Fort-Dauphin réputée être la meilleure. Nous en réservons deux pour midi.



Nous finissons la matinée au campement avec les enfants. Ils me demandent bien sûr de les prendre en photo. Ils sont tous craquants. Les yeux pétillants, ils laissent éclater leur joie à la vue de leur image sur le numérique.





Notre séjour à Evatra se termine, nous garderons un fabuleux souvenir de cet endroit et de ses habitants. Notre prochaine étape est la réserve de Nahampoana à 7km de Fort-Dauphin. Nous quittons Evatra vers 13h afin d'arriver pas trop tard et pouvoir visiter la réserve. Nous empruntons le même chemin qu'au départ. Tout aussi paisiblement nous regagnons Fort-Dauphin. Nous aurons même la chance de voir un crocodile au bord de la mangrove en train de se chauffer au soleil.






Publié à 09:29 le 27.04.2007 dans Carnet de Route N°2
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La réserve de Nahampoana


Abel, notre chauffeur de taxi, nous attend. Il a pris soin de récupérer le reste de nos bagages que nous avions laissés avant de partir pour Evatra. Je remets un carton de linge à Dany et lui demande de faire le nécessaire auprés du chef du village d'Evatra pour procéder à la distribution de linge pour les plus démunis. Je fais confiance à Dany, j'ai pu me rendre compte de son implication dans le village pendant ces deux jours.
Puis nous partons directement pour la réserve de Nahampoana.



La réserve de Nahampoana est une réserve privée, rachetée par l'agence Air Fort Services il y a environ cinq ans. Cette réserve était à l'origine une ancienne station d'acclimatation crée dès le début de la colonisation pour introduire de nouvelles espèces de plantes à Madagascar. Puis elle fut laissée à l'abandon à l'indépendance du pays.
Située à 7km de Fort-Dauphin, la réserve de Nahampoana se laisse découvrir en toute tranquillité, mettant en évidence
la richesse d'une faune et d'une flore typique du Sud malgache.



Les espèces endémiques se sont aussi développées et forment aujourd'hui un merveilleux jardin maîtrisé par endroits et sauvage et naturel dans d'autres.
Nous sommes acceuillis par Gauthier qui sera notre guide. Nous nous installons rapidement, la chambre est vraiment trés bien pour un prix correct.Puis nous rejoignons Gauthier pour la visite du Parc. Nous découvrons quelques espèces de lémuriens sur les 36 que comptent Madagascar, des reptiles (pas beaucoup car c'est l'hivernage), de nombreux caméléons et beaucoup d'oiseaux.







Nous découvrirons peut-être la cinquième espèce ce soir !!!! le fameux microcèbe, mais là il faudra que la chance soit avec nous.

Le parc est trés agréable. On y observe entr'autre le palmier trièdre unique au monde (Dypsis decary).



Nous finissons notre visite par une petite ballade en barque. Une petite rivière ceint la réserve que l'on peut découvrir également par barque,
petit parcours sympa au milieu d'une végétation dense et humide.
Nous croisons un martin pêcheur et Gauthier nous dit que dans la région le martin pêcheur est considéré comme être l'âme des Ancêtres. Il en profite donc pour nous raconter la légende qui l'on transmet aux enfants Antanosy de génération en génération.

A l'époque des guerres interethniques, un homme de la tribu des Antanosy plongea dans la rivière pour échapper à ses poursuivants. Il ne laissa dépasser que le bout de son nez pour pouvoir respirer, et un martin pêcheur vint se poser sur son nez. Ses agresseurs prirent ce bout de nez pour une branche et passèrent leur chemin. Depuis ce jour le martin pêcheur ayant sauvé la vie de ce guerrier est considéré comme l'âme des Ancêtres et est protégé.

Aprés le repas du soir, nous allons tenter de voir la vie nocture du parc et surtout essayer de voir le fameux lémurien Microcèbe.
Nous nous munissons de nos lampes torches, déjà pour ne pas se casser la margoulette mais aussi essayer grâce au faisceau de lumière de débusquer
deux petits yeux rouge dans la nuit noire.
Et nous aurons cette chance, surtout grace à l'expérience de Gauthier, de voir ce tout petit lémurien (plus petit primate du monde) qui mesure qu'un vingtaine de centimètre pour environ cent grammes.




Nous rencontrerons également beaucoup de caméléons du plus minuscule au plus gros.
Nous sommes surpris tous les caméléons que nous rencontrons sont blancs. Gauthier nous apprend que c'est tout à fait normal car ils sont en train de dormir. Comme tous les reptiles, le caméléon est un animal à sang froid.
Il utilise les rayons du soleil pour activer ses fonctions physiologiques.
La nuit tombée, le caméléon cesse toute activité.
Dans l'obscurité les cellules de sa peau ne sont plus sollicitées. La plupart des espèces prennent alors une couleur blanchâtre facilement repérable dans le faisceau lumineux d'une torche. De plus, la nuit il se fait le plus petit possible en enroulant sa queue dans une spire parfaite.




Nous passons la nuit bercée par les bruits de la forêt et nous réveillons avec le chant des oiseaux et surtout les cris des lémuriens.
 
Du pur bonheur !!!




Publié à 09:05 le 27.04.2007 dans Carnet de Route N°2
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Départ pour Tuléar et Anakao

Vendredi 7 juillet 2006

Notre petit-déjeuner se passe à regarder le ballet que nous offrent les sifakas. Je pourrai passer des heures à les regarder, tellement ils sont incroyables. Mais nous devons partir, notre avion pour Tuléar est prévu pour 9h35.



Nous quittons Fort-Dauphin (Taolagnaro) pour nous rendre à Tuléar (Toliara).
Les formalités se font trés vite, pas de douane, puisque nous sommes sur un vol intérieur.
Le vol dure 50 minutes, c'est vraiment rapide.
A l' arrivée, nous sommes sollicités par une quantité de chauffeurs de taxi, donc aucun souci pour effectuer son transfert jusqu'à l'hôtel. Les prix sont fixes (10 000 ar - environ 4 € ) j'apprécie car je n'ai pas trop envie de marchander.
J'aurai bien le temps de m'excercer plus tard !!!
Et nous voilà embarqués dans une superbe 4L verte flashante remplie de coussins.



J'ai porté mon choix sur l'hôtel Escapade. Il se trouve sur la principale avenue de Tuléar, le boulevard Galliéni, dans le quartier animé du Sans Fil,
trés bien situé pour se déplacer et tout prés de la gare routière.
Le prix de la chambre est correct (33 000 ar/ 12 € environ) et la chambre trés agréable, bien décorée dans un petit jardin à l'arrière du bâtiment principal qui sert de restaurant et de bar.





Aprés s'être restaurés et installés, nous décidons de visiter aussitôt la ville. La première chose qui me frappe en arrivant à Tuléar est la couleur du ciel d'un bleu azur trés lumineux.
Tuléar est la ville la plus ensoleillée de Madagascar,
le soleil est quasi permanent tout au long de l'année.
Nous décidons de prendre un pousse-pousse pour nous rendre en ville. Bon, je ne me sens pas trés à l'aise, je suis gênée par ce style de transport. Mais, aprés reflexion, j'accepte car aprés tout c'est leur gagne pain. Ils ont besoin que nous les fassions travailler. Nous n'avons que l'embarras du choix, des pousse-pousses aux couleurs bigarrées sillonnent les larges avenues de la ville. Verts, jaunes, rouges, bleus, ils sont partout.



Tuléar est une ville basse et étendue, blanche et lumineuse. Elle est située en bord de mer sur les dunes. Il y règne une activité importante qui démarre tôt le matin.
Les marchés sont ouverts tous les jours en non-stop.



Nous trouvons trés vite un cyber-café, c'est vraiment génial de pouvoir donner des nouvelles. En plus ce n'est pas cher 1800 ar/heure soit 70 centimes d'euros/heure.
Le débit n'est pas trop lent, malgré que tous les postes (10) soient tous occupés.
Quand je pense qu'il y a à peine 10 ans on n'arrivait même pas à passer
un coup de téléphone !!!!



Pas de temps à perdre, il nous faut préparer notre départ pour Anakao.
Nous nous dirigeons vers l'embarcadère au port pour réserver notre acheminement vers Anakao pour le lendemain. Et fait extraordinaire pour la région, il se met à pleuvoir.
La pluie est vraiment trés rare dans cette partie de Madagascar.



Nous partons demain à 9 h avec la Compagnie du Sud, le coût du transfert aller-retour pour deux personnes s'élève à 140 000 ariary soit environ 52 € (et oui, c'est pas donné !!!)



Le port de Tuléar n'est pas un port à proprement parlé puisqu'il n'y a pas vraiment de quai, mais l'immense plan d'eau au milieu duquel se trouve le poste d'accostage est un excellent abri pour les navires,
car il est protégé de la houle par un long récif de corail parallèle à la côte.


Samedi 8 juillet 2006


Nous avons donc rendez-vous à 9h à l'embarcadère mais nous faisons un petit crochet par le marché car il me faut des citrons pour la gorge de mon chéri !!!! (fanafody gasy = médicament malgache)




Nous repartons avec de quoi soigner un régiment et allons nous positionner devant la Compagnie du Sud pour patienter. C'est trés animé, on assiste à un va et vient de charettes boeufs. C'est vraiment typique, certaines sont trés rudimentaires avec des roues en bois. D'autres sont plus modernes, possèdent pneus et amortisseurs.



Petit contre-temps !!!
Mais à Madagascar cela arrive souvent. On commence à connaître, aussi on ne s'inquiète pas il y a toujours une solution. Nous apprenons que la vedette est en panne. Aie !!! Je sais que l'on peut s'y rendre en 4h de route mais cela ne m"enchante guère.

On nous propose de partir en bus par la route, en cours de route de visiter la grotte de Sarodrano et d'embarquer au niveau de Saint-Augustin afin de nous rendre jusqu'à Anakao.
Ouf !!! une heure de route çà va en plus on va profiter pour visiter la grotte. Nous faisons le chemin avec un groupe d'enseignants italiens, avec qui nous avons des échange trés sympas grâce à une des italienne qui est prof .....de français.


La route est bonne, nous profitons des paysages tantôt de plaines sableuses,
tantôt de bush épineux.



Nous roulons vers le sud et à quelques dizaines de kilomètres de Tuléar, nous arrivons à la grotte de Sarodrano, un petit site bien charmant.



Il s'agit d'une grotte d'eau douce qui se trouve juste à quelques dizaine de mètres de la mer. Avec son cours d'eau souterrain, elle est considérée comme un lieu sacré et normalement il est interdit de se baigner. Mais le fady (tabou) n'est plus réellement respecté.


Puis nous nous dirigeons vers Saint-Augustin (37km de Tuléar) c'est de cet endroit que nous embarquerons vers Anakao. La baie de Saint Augustin est bordée de longues falaises calcaires, paysages incroyables qui ressemblent à des paysages méditerranéens.



Nous embarquons dans une barque à moteur pour au moins une heure de temps, la mer n'est pas trop mauvaise mais nous arrivons complètement mouillés et frigorifiés. Nous n'avions pas été prévenu et donc nous n'avons pas été assez prévoyant. Il faut rapppeler que nous aurions du prendre la vedette depuis Tuléar et que cette dernière était en panne.
Bon, pour le retour nous prendrons nos dispositions (kway et plastiques).





Publié à 09:00 le 27.04.2007 dans Carnet de Route N°2
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Anakao


Carole du Longo Vezo nous acceuille
et se demandait bien où nous étions passés.
Normalement l'hôtel assure le transfert de ses hôtes, et Carole avait demandé à la société qui nous a tranférés de l'avertir, ce qu'ils se sont bien gardés de faire pour empocher la course.








Nous faisons rapidement connaissance avec tous les résidents
car nous déjeunons tous à la même table.
C'est super sympa, nous faisons connaissance d'un couple d'Australiens (les premiers australiens a avoir grimpé le Piton des Neige de la Réunion !!!) de deux jeunes femmes qui traversent pour la troisième fois Madagascar à vélo et qui entament leur troisième mois, d'un couple franco-malgache d'enseignant de Tana, d'un guide de l'Isalo et d'autres.
Bref tout un petit monde de voyageurs avec qui nous échangeons les bons plans, les expériences, les voyages.


Il y a beaucoup de vent et j'espère que cela ne va pas durer. Mais c'est la saison et surtout la région du vent. Nous décidons d'aller repérer les lieux et d'aller
jusqu'au village vezo d'Anakao.

Nous longeons la plage pour nous rendre au village, une agréable petite marche.



Nous passons devant Chez Monica,
une adresse que les habitués reconnaîtront, l'hôtel existe toujours mais Monica est retournée dans sa Suisse natale.
Nous nous arrêtons boire un thé et profitons pour visiter
les bungalows,trés sympas.



Anakao se trouve à 22 km de Saint-Augustin,
c'est un des plus grand village de pêcheurs Vezo.
Un nouvelle ethnie, une nouvelle culture s'offrent à nous, nous sommes au pays des Vezo.
A l'aise sur l'eau dès l'enfance, leur existence est dédiée à la mer.






Vezo veut dire ramer.
Un proverbe Vezo dit : "Vezo nenga-daka, tsy misy raha vitany" qui veut dire un Vezo sans pirogue ne peut rien faire.
Pour le Vezo, la pirogue est à la fois un équipement de travail, un moyen de transport et, durant leur migration, une demeure également.
Les enfants se fabriquent comme jouets des pirogues en miniature.
Dés l'âge de 4 ans ils sont initiés à la navigation avec des maquettes et un peu plus grand des mini-pirogues




Les Vezo utilisent une pirogue traditionnelle d'origine indonésienne témoignant des racines lointaines de l'éthnie.
Taillée dans un tronc d'arbre, elle est dotée d'une voile carrée et d'un seul balancier.




Ils les fabriquent eux-mêmes, utilisant des techniques d'une autre siècle transmises par leurs ancêtres et qui ont peu évolué depuis.
Les outils sont restés rudimentaires.


Les Vezo qui vivent en symbiose avec cette grande étendue connaissent bien leur milieu. Ils écoutent la mer, la sentent, savent en interpréter les couleurs et en connaissent bien les caprices, de même qu'ils savent interpréter le ciel, les nuages et le vent.
Ils ont également une connaissance pointue de la faune marine et des zones de fréquentation des espèces.
Ces savoirs se transmettent de générations en générations.

Leur pêche est une pêche de subsistance, artisanale, destinée à la consommation immédiate ou bien est séchée ou fumée et commercialisée dans les terres.
Les méthodes n'ont pas vraiment évolué.

Nous sommes aux premières loges pour notre premier coucher de soleil sur Anakao.



Les nuits sont fraîches mais avec deux couvertures en plus
nous passerons une excellente nuit.
Ces bungalows en bois et falafas sont trés agréables à vivre,
bien isolés du froid et de la chaleur.
Il n'y a pas l'eau courante mais l'electricité est permanente grâce à des panneaux photovoltaîques.

Pour l'eau, aucun souci, des seaux d'eau douce sont mis à notre disposition pour la douche.
La journée, l'eau chauffe au soleil et un bac d'eau de mer est disponible pour les toilettes.
Pour laver son linge, il est préférable de donner son linge à laver
car le personnel a l'habitude de laver avec peu d'eau.

Il faut rappeler qu'il n'y a absolument pas d'eau douce sur Anakao.
Des forages ont été faits mais en vain, pas une goutte d'eau douce !!!!!
Tous les matins les piroguiers Vezo font une dizaine de kilomètres en pirogue pour aller chercher de l'eau douce qu'ils ramènent dans de grands fûts bleus en plastique pour alimenter les hôtels.




La population, quant à elle, de grand matin, va creuser le sol afin d'y retirer de l'eau.



On trouve aussi quelques puits.



L'eau doit être puisée de bonne heure car elle est un peu sucrée
si on tarde elle deviendra salée.






Publié à 08:40 le 27.04.2007 dans Carnet de Route N°2
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L'Ile de Nosy Vé

Dimanche 9 Juillet 2006

Aujourd'hui, au programme nous décidons d'aller sur l'Ile de Nosy Vé.
Le Longo Vezo fait travailler les pêcheurs du coin et contacte un pêcheur Michel pour qu'il nous y emmène. Il s'occupera du repas de midi et nous y passerons la journée. Nous avons rendez-vous à 8h.




Nosy-vé est un petit îlot faisant face au village d'Anakao,située à 4 km.
Cette ile coralienne est une réduction au millième de la grande île.
En effet sa taille est de 1,5 km de long et 500m de large.
EIle est aujourd'hui complètement inhabitée.
Mais depuis la découverte de Madagascar par les Portugais en 1500, elle a été régulièrement fréquentée par les navigateurs européens (portugais, français , hollandais et anglais).
Durant des siècles, cet îlot a été la base maritime de trafiquants d'esclaves,
de commerçants et de pirates.
De cette époque subsistent quelques ruines et tombeaux, mais cette langue de terre aride est retournée à l'état sauvage.





L'îlot offre aux visiteurs une superbe plage déserte qui le ceinture presque entièrement.



Cette langue de sable est aussi, avec l'île de la Réunion, l'un des seuls lieux connus de nidification dans tout l'hémisphère sud du paille-en-queue blanc ou phaeton à queue rouge (phaeton rubricauda).





L'ile de Nosy-vé est devenu un parc marin,
un droit d'entrée dérisoire est demandé à chaque visiteur pour l'entretien du site.


Les oiseaux ne sont absolument pas farouches
et nous pouvons les observer à loisir.




La matinée se termine tranquillement et
nous nous rapprochons du campement
où Michel est en train de préparer le feu pour nos grillades de poisson du midi.
Pour nous faire patienter, il nous tend palmes, masque et tuba.
Personnellement je préfère une petite sieste sur le sable chaud !!!!

A peine installés, Michel accoure et me demande de le suivre rapidement car nous devons rejoindre l'hôtel au plus vite, le fils de notre hôte Roméo vient de se blesser.
Je n'en sais pas plus,
mais j'imagine qu'il a dû se blesser sur les coraux car nous l'avons croisé
au départ en train de surfer.
Nous embarquons sur la pirogue et en cours de route,
Eric nous rejoint en bateau à moteur.
Nous faisons échange avec deux  de ses plongeurs qui iront goûter à notre place le poisson grillé et nous nous dirigeons rapîdement vers l'hôtel.
J'apprends que Roméo s'est en fait ouvert la cuisse assez profondément
avec le lavabo qui s'est descellé et cassé en tombant.
Donc petite séance de sutures à domicile qui se passe sans problème puisque nous avons tout le matériel et qui a surtout évité une évacuation à l'hôpital de Tuléar qui je le rappelle se trouve à 5h de route ou à 1h et demi de bateau.

J'en profite donc pour rappeler aux futurs voyageurs de partir toujours équipé d'une bonne trousse à pharmacie et si possible d'un kit de sutures.
Cela rend vraiment service pour soi ou pour son entourage.


On ira se remettre de nos émotions autour d'un bon punch coco fait maison !!!



Du coup, la journée est chamboulée aussi Eric propose à tous les résidents une petits sortie en bateau afin d'apercevoir quelques baleines.
Nous savons qu'elles sont là depuis plusieurs jours.
A chaque sortie plongée, elles ont été vues.
Mais je ne suis guère optimiste car la mer est assez remuante.

Comme prévu elles nous ont boudés. Je suis déçue mais quand même contente de cette petite balade en mer bien vivifiante et bien......arrosée.
Ce sera pour une autre fois à l'occasion d'un prochain voyage.




Ce soir, tout le monde est averti que le repas est servi plus tôt. .....Finale de coupe du Monde oblige !!!!! Super ambiance, nous avons été tous invités chez Eric et Carole !!!!
Mais bon, je ne m"étends pas plus sur le sujet, vu que tout le monde connaît le résultat.
Nous rejoignons nos bungalows, un peu tristes





Publié à 07:45 le 27.04.2007 dans Carnet de Route N°2
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Anakao 2ème jour

Lundi 10 Juillet 2006

Je me réveille trés tôt pour assister au lever du jour
et je peux vous dire que c'est aussi beau qu'un coucher de soleil.

Absolument magnifique !!!!



Aujoud'hui, nous décidons de nous rendre au village.
Mais cette fois, au lieu de passer par la plage,
nous empruntons la route et traversons une belle savane d'euphorbes.




Arrivés au village, nous traversons le marché.
Sur les étals nous retrouvons quelques légumes,
tomates, brèdes, manioc, patates, lentilles et pois.
Les villageois se nourrissent exclusivement de poissons et pratiquent le troc avec les cultivateurs de l'intérieur des terres.
Ce n'est qu'en période de pénurie quand la mer est vraiment trop mauvaise qu'un zébu est tué et la viande partagée entre tous les villageois.
Nous ferons un passage à la boutique souvenirs, qui est vraiment trés jolie,
car le départ est prévu pour demain matin.



Mon intervention de la veille a déjà fait le tour du village,
donc demande de petits conseils de santé au passage que je donne bien volontiers !!!

Puis nous allons chez Emile, personnage incontournable d'Anakao.
D'ailleurs, c'est ici que nous buvons notre meilleure THB de tout le séjour.



Emile est un homme trés gentil et serviable.
Son établissement est le seul d'Anakao à être tenu par un Malgache. Il propose des bungalows, un service de restauration et fait également office d'épicerie, un endroit trés sympa et animé.




Mardi 11 juillet 2006

Aujourd'hui retour sur Tuléar,
le petit -déjeuner est pris et nous attendons notre départ prévu pour 7h.
Nos bagages sont transférés par l"équipe du Longo Vezo au point de départ.





Nous avons passé un excellent séjour à Anakao.
Nous y reviendrons et pour ma part je me laisserai tenter par un baptème de plongée.
Bref, je me jetterai à l'eau !!!!


Voici le site du Longo Vezo qui est vraiment bien fait :
http://www.longovezo.org




Publié à 07:00 le 27.04.2007 dans Carnet de Route N°2
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Retour à Tuléar


En fin de compte nous lèvons l'ancre à 9h 30 !!!!!
et oui, il ne faut pas oublier que nous sommes à Madagascar.

Les impatients doivent choisir un autre pays pour leurs vacances.
La traversée se fait sans encombre.
La vedette que nous n'avions pas pu prendre au départ a été réparée.
Elle est sécurisée et chaque passager a son gilet de sauvetage.

L'arrivée à Tuléar est unique en son genre.
Le débarquement se fait en charette Zébus, à ne pas louper !!!!!!!!!!!!!!
Les photos parlent d'elles-mêmes.










Le comité d'acceuil est comme d'habitude à son poste,
chauffeurs de taxi, tireurs de pousse-pousses.
Notre choix se porte sur Patrick, enfin c'est plutôt lui qui nous choisit.
Le pauvre !!!
On a beau lui dire qu'il n'est pas assez costaud pour nous prendre tous les deux
avec en plus nos bagages, il ne veut rien entendre.
En plus il doit être nouveau, car il ne connaît pas bien la ville et bien sûr,
il va se tromper et rallonger la course.
Nous arrivons à bon port et pour le remercier de sa peine, car en plus le soleil est de plomb, nous lui donnons le double du prix prévu.
Il l'a bien mérité.

Du coup, il propose de nous atttendre et de nous reprendre aprés le repas.
Affaire conclue !!!!
Patrick est ravi, sa journée est assurée.

Nous nous installons de nouveau à l'hôtel Escapade,
où nous avions laissé une partie de nos bagages et surtout les papiers importants (billets, carte bleue et un peu d'argent) dans le coffre de l'hôtel.
Tout le monde est content de se revoir, çà fait plaisir.
Nous commandons nos sandwishs et allons faire un petit brin de toilette car aprés le voyage et surtout la petit tour en charettes boeufs ce n'est pas du luxe.
Quel plaisir de prendre une bonne douche bien chaude !!!


L'aprés-midi se passe au cybercafé pour donner des nouvelles à la famille, à la banque pour renflouer le porte-monnaie et en ville à se balader.
Nous allons au fameux marché aux coquillages
qui se trouve derrrière la bibliothèque de l'Alliance Française.
On y trouve encore à la vente hélas, des espèces protégées (comme les casques et les tritons) mais aussi des oeufs "d'autruches éléphant" Aepyornis qui sont interdits à l'exportation.


http://www.madagascar-vision.com/salon800/page2d.asp?CAT=-1&STAND=1002&PROC=3&PAGE=635

Il faut bien se renseigner avant d'envisager d'emporter ce genre de souvenirs avec soi, et aussi éviter d'encourager la pêche des coquillages, car souvent ils ne sont pas ramassés morts mais ceuillis vivants sur le récif.
La collecte de coquillages vivants contribuent à la destruction du récif et, de plus, ces coquillages sont des protecteurs du corail car ils mangent les animaux destructeurs du corail.
Heureusement, ce marché se diversifie et on y trouve de nombreux objets en bois, sculptures, alaolo, vannerie, broderie......


EN N'ACHETANT PAS CES COQUILLAGES, VOUS CONTRIBUEZ A LA PROTECTION DU LAGON !

et vous passerez la douane sans encombre, ils sont interdits à l'exportation !!!



CASQUE ROUGE
Cypraecassis rufa
 
 
Le casque rouge est un prédateur des oursins qui sont eux, de grands dévoreurs de corail. Surexploité pour son usage en bijouterie (camés, pendentifs,... vers l'Italie m'a -t-on dit) il est en danger.


GRAND TRITON
Chariona tritonis



Ce grand triton se nourrit de l'étoile de mer Acanthaster planci
qui détruit le corail


C'est son seul prédateur connu,
c'est une espèce en danger
car trop pêchée pour le plaisir des collectionneurs.



OREILLE D'ELEPHANT
Cassis cornuta

L'oreille d'éléphant compte parmi les plus gros coquillages connus
ou en tout cas parmi les plus lourds.


Ensuite pas trés loin, nous nous rendons dans une maison où sont exposés les fameux tapis malgaches d'Ampanihy.



Nous avons eu la chance de rencontrer à Anakao,
une jeune femme qui travaille avec Eric Mallet, un français venu s'installer à Ampanihy, petite bourgade isolée de l'extrême sud à 296 kms de Tuléar, il y a une dizaine d'années.

Jusque dans les années 70, Ampanihy était célèbre dans toute l'île et même ailleurs dans le monde pour ses tapis en mohair et son élevage de chèvres angora réputé.
Eric Mallet s'est donc mis en tête de relancer l'activité disparue.
Les tapis d'Eric Mallet ont rapidement connu un vif succès.

Les tapis mohair sont de plus en plus recherchés car les ateliers de tissage sont rares à travers le monde et une belle partie de la production mondiale provient d’Ampanihy.

Désormais, environ 70 familles soit une centaine de personnes issues de la région Antandroy et Mahafaly ont été formées et vivent de la production de ces tapis malgaches.


Les femmes tissent, les hommes teintent et effectuent les travaux plus physiques.



La laine de chèvre vient, malheureusement, d’Afrique du Sud puis elle est acheminée vers l’Europe pour être traitée, avant le tissage du tapis Mohair par les artisans de la région. Malheureusement à plusieurs titres.
D’abord parce qu’il est triste de devoir chercher ailleurs la matière première d’un artisanat autrefois entièrement fondé sur des produits malgaches, 
mais ceux-ci se sont dégradés, le poil des chèvres locales est plus rigide.
Ensuite parce que, la dépréciation de l'ariary aidant, les achats à l’extérieur pèsent de plus en plus dans la fabrication de tapis dont Eric Mallet s’interdit cependant de modifier les prix,
au moins pour l’instant.

Si la laine est importée, les autres éléments du tapis Mohair sont Made in Madagascar : les teintures végétales pour colorer le tapis sont issues des plantes endémiques, collectées dans la brousse environnante et leur apportent leur couleur unique.
Les bordures en coton sont également faites en coton malgache.
Le mohair est une laine résistante, lumineuse et soyeuse,
sa résistance est parfaite et sa douceur exceptionnelle.
 
Pour tisser un tapis Mohair, il faut environ 5 kg de poils pour avoir un tapis de 2m x 3m. Et oui !!! ce n'est pas donné, mais quand on voit le travail long et fastidieux, et que ce tapis à 70 000 noeuds/m2 ,on comprend mieux. Ce sont de véritable ouvre d'art. Pour vous donner un ordre d'idéé, il faut compter environ 250 euros le m2.





Publié à 06:30 le 27.04.2007 dans Carnet de Route N°2
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En route vers Rahonira


Mercredi 12 juillet 2006

Aujourd'hui, grand départ pour l'Isalo.
Avant de partir pour Anakao, nous avons contacter un guide que nous a recommandé le patron de l'hôtel. Jules est accompagné de son fils Stéphane. Il lui apprend le métier, Jules nous accompagnera jusqu'à Rahonira puis Stéphane prendra la suite comme un grand !!!!


La route est vraiment trés belle, elle vient tout juste d'être refaite, un vraie piste d'atterrissage !!!
Notre peugeot 309 est trés confortable, et certainement beaucoup plus que
les charettes boeufs que nous croisons.



Nous passons devant des tombeaux "Mahafaly".
Ce sont de véritables monuments et les décorations peintes racontent la vie du défunt.



En effet, on croit ici que la vie sur terre n'est qu'un bref passage :
la vraie vie est celle des morts qui doivent se présenter avec tout ce qu'ils ont acquis
durant leur vie terrestre, devant leurs nouveaux pairs,
les ancêtres et devant le Zanahary (le créateur).
Cette croyance explique l'art et l'amour avec lequel les tombeaux,
demeures définitives, sont construits.



Puis arrêt obligatoire au pied d'un magnifique baobab.