L'Atelier d'Ankazobe est un rendez-vous incontournable lors d’un passage à la Capitale, une leçon de vie et de partage où chacun récolte les fruits de son propre travail !
Située à l'est d' Antananarivo, dans le quartier de Mandroseza, à 30 mn environ en taxi du centre ville au milieu des rizières, la Ferronnerie d'Art de Violette et Dieudonné vous ouvre ses portes.
Il y a maintenant vingt ans, Violette et Dieudonné, un couple malgache héritent de la petite ferblanterie familiale . Au départ, une dizaine d'ouvriers y travaillent. Aujourd'hui plus de 450 hommes et femmes, toutes rejetées par la société malgache, sont embarqués dans ce projet que le couple a monté, brique par brique, pour faire échec à la misère et au désespoir.
Seule condition de recrutement : être sans ressources ou handicapé.
Violette et Dieudonné accueillent ces laissés pour compte de la société, handicapés, paumés, repris de justice, ex drogués ou encore femmes seules avec leurs enfants, qui trouvent dans ce lieu, le travail nécessaire pour satisfaire leurs besoins vitaux et ceux de leur famille et retrouver leur dignité d'êtres humains à part entière. Avec un salaire et trois repas par jour, ce métier leur permet de vivre de leur artisanat, de se soigner et de scolariser leurs enfants.
Les revenus issus de la vente des objets d’art sont réinvestis dans l’entreprise, qui s’autofinance totalement.
Contact :
Ferronnerie d'Art de Violette et Dieudonné
Lot VE 26 Ankazobe - Mandroseza
103 Antananarivo
finfitfan@yahoo.fr
00 261 20 24 264 91
Pour les photos et en savoir un peu plus rendez-vous à cette adresse :
Apporter un soutien aux communautés locales et générer des revenus durables pour la population vivant autour de la forêt, tels sont les défis à relever. Les régions concernées sont la SAVA. Un festival de musique va être organisé par des artistes locaux notamment Rajery, Razia Said pour célébrer l’année mondiale de la forêt qui se tiendra le 24 septembre prochain jusqu’au 1er octobre à Ambodirafia à l’orée de la forêt de Masoala.
Cette manifestation intitulée « Mifohaza Masoala » consiste à faire participer les villageois, en créant des sources d’inspirations, en les sensibilisant, en les motivant à être fiers de leurs ressources naturelles et en leur proposant des solutions durables pour améliorer leur vie. Cet évènement qui durera sept jours, permettra d' organiser un reboisement et une restauration de la forêt de Masoala afin d'aider le parc national de Masoala à regagner son statut de site touristique et surtout à faire prendre conscience des problèmes de déforestation à Madagascar et encourager les efforts pour stopper les trafics dans le Parc.
L’association Tany Meva, fondatrice de cet événement a choisi Masoala parce que Razia Said, l’initiatrice de ce projet est originaire d’Antalaha. Lire le post dans la rubrique "Musique" à son sujet.
Mifohaza Masoala est une cause environnementale portée par la musique.
L’événement commencera par une procession musicale « La marche des 10.000 arbres » qui partira de la capitale Antananarivo, et traversera la campagne, ameutant sur son passage toute la population grâce à des concerts impromptus tout au long du chemin. Cette procession se terminera par l’un des plus ambitieux festivals de musique jamais organisé à Madagascar. Une sélection exclusive de musiciens malagasy et internationaux attirera les quelques 70.000 habitants vivant autour de la forêt.
Ces différents événements devraient être relayés par la presse tant nationale qu’internationale. D’ores et déjà, des entités de conservation d’envergure mondiale sont prêtes à soutenir ce mouvement.
Un personnage, haut en couleur, se bat quotidiennement pour faire prendre conscience à la population de la nécessité de préserver leur forêt. Vous le reconnaitrez si vous avez suivi l'emission " Rendez-vous en terre inconnue" avec l'acteur Thierry Lhermitte qui découvrait pour la première fois Madagascar.
Il s'agit d'Augustin Sarovy
Augustin Sarovy est biologiste, diplômé de l'université de Jussieu (Paris).
Le destin de ce Malgache d’une trentaine d’année est un véritable conte de fées.
Son histoire, son enthousiasme et son combat le rendent extrêmement attachant.
A la suite d'un drame familial, il doit quitter son village natal d'Ambodivoangy, à l'âge de 11 ans. Il va grandir seul dans la brousse en exerçant tous les métiers, notamment chercheur d'or.
Dans son errance, il assiste impuissant à l'agonie de villages entiers, victimes d'une désolation qu'ils ont eux-mêmes provoqué en détruisant la forêt.
Cette vision l'obsède.
Mais contrairement à beaucoup de ses compatriotes, il n'est pas fataliste.
Son existence bascule à 20 ans lorsqu'il devient assistant d'un scientifique français en mission dans la région. Quelques années plus tard, et un diplôme de biologiste en poche, il retourne dans son village et fonde l'ONG "Antongil Conservation" dont le but est la conservation de la dernière forêt humide de Madagascar.
J'ai toujours aimé la forêt et je pense qu'après avoir vécu avec mon père, qui a détruit de la forêt pour vivre, vu des amis qui mangeaient des lémuriens, il fallait que je fasse quelque chose. Comme j'étais guide pour les touristes dans un des parcs nationaux de Madagascar, je me suis dit : ici la nature est déjà sauvée, donc je vais aller sauver la forêt de mon village. Depuis 1995, j'ai guidé les touristes sans me faire payer, en échange de quoi ils devaient m'aider à créer l'association pour la conservation.
En quoi consiste votre approche ? C'est simple, car le problème de développement et de conservation à Madagascar est culturel. Donc, notre but est d'apprendre aux gens à comprendre comment faire autrement que brûler la forêt. Je me suis dit que quand on est malade et qu'on a des blessures, la réussite des "soins" se fait aussi avec la fête et ce qui fait du bien; et ce que les gens préfèrent, c'est la musique et la danse. Ainsi, pour faire passer notre message pédagogique, nous avons réussi à rassembler plus de 10 000 personnes dans un grand concert pour la forêt. L'année prochaine, j'espère faire venir 20 000 paysans de tous les villages alentour, et surtout leur faire organiser la fête eux-mêmes. C'est comme pour tous les projets de développement dans la région : nous voulons une approche où les gens participent et ne sont pas des assistés.
Augustin Sarovy avec sa guitare et ses comptines sensibilise les plus jeunes à la protection de l'environnement. Il chante dans les écoles pour sensibiliser les enfants à la défense de la grenouille tomate "sangongon" ou du lémurien.
« Un album vendu, c'est dix arbres cultivés, » sourit l'artiste, qui éditera bientôt un deuxième album.