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Annuaire Malgache974


Conseils aux voyageurs


Je vais faire un état des lieux
des différentes pathologies rencontrées à Madagascar.

Mais que cela ne vous dissuade pas de visiter ce beau pays.

Il suffit simplement de garder à l'esprit que
Madagascar n'est pas une destination facile.
Les conditions sanitaires imposent de strictes précautions


http://www.astrium.com/madagascar.html

LE PALUDISME



Madagascar est un véritable terrain palustre.
On trouve dans la Grande île les quatre espèces d’hématozoaires
responsables du paludisme pouvant infecter l’homme.
Le plasmodium malarea, le plasmodium vivax, et plasmodium ovale et
le plus redoutable d’entre eux, le plasmodium falciparum.

En outre, 95 % du territoire malgache et 90% de la population sont exposés
à la transmission permanente ou saisonnière du paludisme.



Le paludisme (de palu = marais : fièvre des marais), appelé aussi Malaria chez les Anglo-saxons est une maladie due à un parasite du sang, le Plasmodium.
C'est Alphonse LAVERAN, médecin militaire français (prix Nobel de médecine en 1907), qui a découvert en 1860 à Constantine (Algérie) l'agent responsable du paludisme.

L’infection est transmise à l’homme lorsqu’une femelle de moustique anophèle, elle-même parasitée, effectue un repas sanguin par piqûre. L’activité de ce moustique est nocturne, de la tombée au lever du jour, son vol est silencieux et sa piqûre indolore.

La durée et l’intensité de la transmission du paludisme dépendent des conditions bioclimatiques.

Le paludisme est
- stable à forte transmission toute l’année au niveau de la côte Est
- stable avec une forte transmission en saison des pluies au niveau de la côte Ouest et au Nord.
Le paludisme est
- instable et saisonnier (novembre à avril) au niveau des hautes terres
centrales
- instable à transmission liée aux précipitations au sud, les périodes pluvieuses étant irrégulières, parfois relativement brèves, moins de 2 mois.

I
l y a des zones sans transmission représentées par les zones d’altitude supérieures à1500 m et les grandes agglomérations urbaines.

Il existe plusieurs espèces de Plasmodium responsables d'accès palustres mais c'est la forme due au Plasmodium falciparum qui est la plus fréquente dans près de 90% des accès palustres et peut être mortelle sans traitement.

Pour information :
La France est le pays le plus touché en Europe
avec environ 5 300 cas de paludisme
rapportés en 2005 par nos voyageurs.

QUELS SONT LES SIGNES ?

Les signes de la maladie peuvent apparaître dans un délai de 7 jours à plusieurs semaines après la piqûre infectante.
Le plus souvent, le paludisme se manifeste par :
- une fièvre à 39-40°C qui apparaît brutalement.
- des frissons, sueurs, fatigue, maux de tête, vomissements, diarrhées,courbatures.


Si le tableau clinique est plus typique, il se présentera sous la forme d'accés fébriles intermittents se déroulant en trois stades avec :
  1. une sensation de froid avec des frissons et un malaise intense, durant approximativement pendant 1 à 2 heures,
  2. suivie d'une fièvre montant trés rapidement jusqu'à 40°C voire plus, et durant environ 1 à 4 heures,
  3. la défervescence thermique s'accompagne ensuite de sueurs profuses associées à une asthénie intense et à des courbatures.
Dans certains cas, plus rares, les manifestations sont beaucoup plus
graves : c’est ce qu’on appelle un accès “pernicieux”.
Il est exclusivement dû au Plasmodium falciparum et provoque un coma avec des lésions cérébrales, rénales et pulmonaires, évoluant parfois jusqu’au décès.


En France, le nombre de décès rapporté en 2005
est d’une dizaine dus aux
cas sévères de paludisme.

LE DIAGNOSTIC



Il repose sur l'examen "La goutte épaisse" au microscope d'une lame sur laquelle on a placé une goutte de sang frais.


COMMENT EVITER LE PALUDISME ?

Aucun moyen préventif n’assure à lui seul une protection totale.
Il n'existe pas, à l'heure actuelle, de vaccin efficace contre cette maladie.
De nombreuses études sont en cours, mais sans résultats pour l'instant.

La simultanéité des 2 moyens de protection doit être observée.
Pour éviter une infection palustre, il est impératif de respecter certaines précautions :

- Lutter contre les moustiques :

Sans piqûre d'anophèle, pas de paludisme !!!

- porter des vêtements amples, clairs et longs le soir, resserrés aux
extrémités.
- appliquer des répulsifs sur les parties découvertes du corps
sans oublier de renouveler l'application si besoin.



Sont conformes aux recommandations du Ministères de la Santé Insect Ecran, 5/5Tropic, et la toute récente gamme Repel Insect (adulte, enfant, tissus).

- utiliser des insecticides le soir dans la chambre (bombe insecticide,
diffuseurs ou fumigènes.
- dormir sous une moustiquaire en bon état, de préférence
imprégnée d’insecticide (pyréthrinoïdes) et bordée.

Trois avantages : barrière mécanique, effet répulsif et effet mortel (KD) pour tout insecte qui se pose dessus.
C’est la protection majeure reconnue par l’OMS.




  • prendre une prophylaxie médicamenteuse :


  • Les résistances du paludisme aux médicaments antipaludéens augmentent constamment.

    Pour bien comprendre le problème,
    un petit peu d'Histoire s'avère nécessaire :

    Alors que le paludisme faisait des ravages durant la seconde guerre mondiale dans les troupes américaines en Asie du Sud-Est, un antipaludique est synthétisé.

    Après la guerre, de vastes programmes sont lancés à travers le monde pour l'éradication de la maladie : ceux-ci reposent sur le déversement de tonnes d'insecticides pour détruire les insectes et sur l'administration d'un traitement à toute la population exposée.

    Les premières résistances au traitement ne tardent pas à apparaître, d'abord en Asie du Sud-Est, puis dans certaines régions d'Amérique du Sud et d'Afrique de l'Est.

    Sous l'effet de la pression médicamenteuse, les parasites élaborent des mécanismes de résistance par des voies métaboliques qui leur permettent de ne plus être sensibles aux médicaments.

     

     


       
       
    Les premières résistances du parasite Plasmodium se font à la chloroquine. Elles concernent principalement P. falciparum, le plus fréquent mais aussi le plus dangereux. Mais d'autres espèces du Plasmodium présentent également des résistances.

    Cette résistance du parasite à la chloroquine est appelé chloroquino-résistance.
    Elle se caractérisée par la persistance de parasites malgré le traitement.

    Trois seuils de résistances ont été définis en fonction du taux de parasites dans le sang (parasitémie) après traitement.
    Ces 3 seuils correspondent aux classements par zone des pays, appelés par l'OMS :
    zones 1, 2, 3.



  • zone 1 : disparition des parasites au 7ème jour, suivie d'une réapparition


  • zone 2 : diminution de la parasitémie,


  • zone 3 : aucune diminution de la parasitémie.

    Les pays du groupe 0 sont des pays sans paludisme.


    Madagascar est classée en zone 2

    Pour un séjour à Madagascar, la prophylaxie repose sur l'association de chloroquine 100 mg (ex: Nivaquine®) et proguanil 200 mg (ex: Paludrine®), se présentant aussi sous une nouvelle forme commerciale associant les deux produits: Savarine® pour les adultes pesant plus de 45 kg.

    Traitement journalier commencé 4 à 5 jours avant l'exposition au risque de paludisme et poursuivi pendant 4 semaines après le retour.

    En alternative à chloroquine + proguanil, il est possible d'utiliser préventivement : une association d'atovaquone 250 mg et de proguanil 100 mg (ex: Malarone®).

    L'association d'atovaquone et de proguanil doit être débuter la veille du départ prise une fois par jour au cours d'un repas (ou à l'occasion d'une prise d'aliment lactée) et poursuivie tout le séjour, plus 7 jours au retour.



     

    On parle souvent de la Doxycline, voici quelques précisions et remarques :

    La croissance permanente de la chimiorésistance du paludisme, le caractère très onéreux de certains antipaludiques récents laissent entrevoir une place de choix de la doxycycline dans la prévention du paludisme.
    De plus de très nombreuses maladies des voyages peuvent être prévenues par cet antibiotique.

    La classe des cyclines est née en 1944 et fut commercialisée en 1948. La doxycycline, semi-synthétique, a été découverte en 1966.

    Contre-indications : Allergie. Association rétinoïdes. Enfant de moins de 8 ans (coloration et hypoplasie émail dentaire). Femme enceinte (>2e trimestre), allaitement.

    Précautions d’emploi : Le risque de photosensibilisation, abondamment décrit avec les premières cyclines, est très relativisé, voire nié, par de récentes étu:s ; il est probable que ce risque n’existe pas dans la race noire.

    Administration avec plusieurs verres d’eau.

    Prévention du paludisme :

    Elle est internationalement reconnue, et recommandée pour les zones de multirésistance (zones forestières et frontalières d’Asie du Sud-Est). Elle a été moins étudiée ailleurs. L’armée française l’utilise depuis plusieurs années pour ses troupes stationnées en Afrique Noire (plusieurs dizaines de milliers de prescriptions au long cours) : l’efficacité et l’observance sont jugées excellentes et les effets secondaires seraient très réduits.

    Adulte et enfant de plus de 8 ans et poids > 40kg : 100mg/j . Enfant de plus de 8 ans et poids < 40kg : 50mg/j.

    Débuter la veille de l’arrivée en zone de transmission, poursuivre tout le séjour et 4 semaines après le retour.

    Recommander les mesures de protection solaire.

    http://www.astrium.com

    Règles d'or :
    Il est fortement recommandé de consulter un médecin en cas de suspicion de paludisme.
    Consulter un médecin face à la survenue de tout symptôme anormal (fièvre en particulier) pendant et après le séjour. Car même si une chimioprophylaxie adaptée a été bien prise et que la protection contre les moustiques a été respectée, il est possible de développer un paludisme.


    Les erreurs à ne pas commettre :


  • sortir " 5 minutes " sans protection : une seule piqûre suffit


  • penser que la " clim " dispense de protection ; s'il est vrai qu'une climatisation centrale avec des pièces condamnées dispense de moustiquaires ; ce n'est pas le cas dans un lieu ou les pièces sont climatisées individuellement


  • utiliser des sprays insecticides dans une pièce aérée : aucune efficacité
       
       

    Cas particuliers :

    - la femme enceinte : Les femmes enceintes doivent tout particulièrement se protéger contre le paludisme.
    En effet, un accès palustre chez les femmes enceintes peut entraîner de l’anémie et des troubles de l’immunité, mais surtout une forte fièvre pouvant provoquer un accouchement prématuré.
    Il est déconseillé de se rendre dans la zone III (forte Chloroquino-résistance) au cours d’une grossesse. Antipaludéen autorisé SAVARINE® ou MALARONE®,

    -
    l'enfant : le paludisme est plus grave chez les jeunes enfants.
    Il est donc important qu'ils puissent bénéficier d'une chimioprophylaxie efficace. Recommandation : association chloroquine (NIVAQUINE®) 1,5mg/kg/j +proguanil (PALUDRINE®) 3mg/kg/j, la SAVARINE® n’étant prescrite qu’à partir de 15 ans ou MALARONE ®, enfants de 11 à 40 kg : comprimé enfant (62,5 mg/25 mg) suivant poids : 1 cp/j de 11 à 20 kg, 2 cp/j de 21 à 30 kg, 3 cp/j de 31 à 40 kg


    - les
    personnes originaires d’un pays tropical et ayant séjourné plusieurs mois en dehors d’une zone d’endémie :
    Attention, lors de leur prochain voyage en région impaludée, il est impératif que ces personnes suivent un traitement prophylactique, au même titre que tout autre voyageur.
    En effet, leur défense immunitaire contre le paludisme (préalablement acquise dans leur pays d’origine) aura été perdue entre temps, au cours des mois passés en zone non endémique.


    - Contre-indications :
    Il y a beaucoup de rumeurs à propos des médicaments antipaludéens.

    Non, vous ne deviendrez pas aveugle après avoir pris ces médicaments. Certes, ils peuvent avoir des effets indésirables comme tous les médicaments efficaces mais ces effets indésirables sont généralement mineurs et disparaissent dès que vous arrêtez le traitement. Les complications graves sont rares. Par contre, le risque de mourir par le paludisme est bien réel. Chaque jour, dans le monde, des milliers de personnes meurent de cette maladie. Le risque de mourir par les médicaments préventifs est une pure fantaisie.

    Ils existent cependant des contre-indications :

    - la chroroquine est contre-indiquée en cas de rétinopathie sévère.
    - la méfloquine est contre-indiquée encas d'antécédents de troubles
    psychatriques ou d'insuffisance hépatique sévère
    - la doxycycline est contre-indiquée chez la femme enceinte et l'enfant
    de moins de 8ans.


    - Durée du séjour :
    Pour les séjours d'une semaine :

    La chimioprophylaxie est discutée.
    Les mesures de protection contre les piqûres de moustique sont prépondérantes.
    Pour les séjours < à trois mois :
    La chimioprophylaxie et les mesures de protection contre les piqûres de moustique sont recommandées.

    Pour les séjours > à trois mois :
    La chimioprophylaxie est discutée. Les mesures de protection contre les piqûres de moustique sont prépondérantes. Cependant de nouvelles études sur les recommandations relatives à la prévention du paludisme chez les personnes qui voyagent ou qui séjournent longtemps à l'étranger ne devraient pas différer sensiblement de celles qui s'appliquent aux voyageurs partant pour un court séjour si le traitement est bien suppporté.

     

    Le vaccin ???
    Différents essais de vaccinations sont conduits dans plusieurs laboratoires très spécialisés.
    Ces recherches sont difficiles et, à plusieurs reprises, des résultats préliminaires qui semblaient prometteurs n'ont pas été confirmés. Raisonnablement, on peut considérer comme certain que l'on disposera un jour d'un ou plusieurs vaccins contre le paludisme.
    En revanche, personne ne peut dire sérieusement quand ces vaccins seront disponibles, quelles seront leur efficacité et la durée de la protection qu'ils entraîneront et, surtout, quel sera leur impact dans la lutte contre le paludisme dans les zones d'endémie.

    CONCLUSION



    Presque tous les cas de paludismes peuvent être guéris si l'infection est diagnostiquée rapidement et traitée de façon adéquate.Cependant, des délais de diagnostic du paludisme, même courts, peuvent rendre le traitement difficile et diminuer le taux de guérison.

    Si le paludisme est une maladie connue du grand public,il circule encore de nombreuses rumeurs, fausses et dangereuses, parmi les voyageurs et les expatriés, concernant les médicaments antipaludéens.
    Ces rumeurs sont souvent le fruit d'une presse mal informée,qui a tendance à l'exagération.
    Tous les médicaments ont des effets secondaires. Aucun médicament n'est à 100 % parfait.

    En revanche, le paludisme est incontestablement plus dangereux et mortel que n'importe lequel des médicaments antipaludéens qui, depuis des années, ont sauvé des millions de vies humaines.



    Sources :
    http://www.gsk.fr/

    Institut Pasteur


    Informations récentes :
    Le gouvernement malgache a autorisé la vente d'un nouvel anti-paludéen dénommé "Coarsucam", afin de lutter contre le paludisme qui constitue actuellement une des premières causes de mortalité dans le pays.

    "Il s'agit d'un traitement obtenu grâce à la combinaison de l'artésunate à l'amodiaquine qui a l'avantage de soulager l'observance des consommateurs", explique un responsable du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP).

    Le nouveau médicament anti-paludéen est essentiellement disponible dans les grandes villes.

    http://www.jeuneafrique.com



    Publié à 05:40 le 20.04.2007 dans Sante et conseils
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    Les vacccinations


    Avant le départ, il faut passer chez son médecin !





    Les vaccinations obligatoires doivent être à jour et certaines conditions nécessitent des vaccinations supplémentaires à faire plusieurs jours avant le départ.

    Un voyage est une occasion de remettre à jour le calendrier vaccinal de base.

    En effet, les vaccinations recommandées en France sont encore plus nécessaires dans les pays tropicaux.

    Il ne faut pas s'en tenir aux obligations administratives car elles sont souvent établies pour éviter l'importation d'une maladie infectieuse dans un pays où elle n'existe pas,et non pour protéger le voyageur.

    Il est important de disposer d'un délai suffisant pour établir l'ensemble du programme vaccinal. Le délai optimum conseillé est de un mois avant le départ ce qui permet de réaliser l'ensemble des vaccinations nécessaires.

    Enfin, le point le plus important à souligner est que l'établissement du calendrier vaccinal du voyageur doit tenir compte du voyageur, du type de voyage (conditions, durée...)
    et des conditions épidémiologiques du pays.

     



     



     

     

    Les vaccinations contre les maladies suivantes sont également recommandées :

     

    Aucune vaccination n'est obligatoire pour se rendre à Madagascar

    sauf celle contre la fièvre jaune uniquement

    pour les voyageurs ayant quitté depuis moins

    de 6 jours un pays où sévit la fièvre jaune.

     

     

    CHU de ROUEN

     

     

    • hépatite A: vaccination recommandée
    • hépatite B: vaccination recommandée
    • typhoïde: vaccination recommandée
    • rage : vaccination recommandée pour un séjour brousse

     

    La vaccination contre le choléra n'est plus disponible en France, compte tenu de sa faible efficacité et de l'abandon (justifié) de l'obligation de se vacciner pour la quasi totalité des pays (en tout cas pour du tourisme).

     

     

     

     

     

     

     

     





    Publié à 04:15 le 20.04.2007 dans Sante et conseils
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    L'eau


    Il convient d’être vigilant vis-à-vis d’une part

    de l’eau de consommation et,
    d’autre part, de l’eau de baignade.


    L’EAU DE CONSOMMATION



    Eau potable sur la planète
    http://astrium.com

    Outre l’eau de boisson,elle comprend les eaux de lavage des aliments crus,
    les glaces et les glaçons.
    L’eau de consommation est le véhicule d’un certain nombre de maladies comme la typhoïde, le choléra, l’amibiase et d’autres maladies diarrhéiques qui existent à Madagascar.

    On doit recommander, pour toutes les boissons ou préparations contenant de l’eau, d’utiliser selon les cas et les possibilités :
    • de l’eau minérale en bouteille capsulée, Eau vive, Olympiko.... pas chère.
    • de l’eau bouillie (au moins 15 mn),
    • de l’eau filtrée : on peut utiliser des filtres de voyage faciles à transporter et relativement robustes (filtre Katadyn),
    • de l’eau traitée (au choix, selon les besoins) :


    -
    par Aquatabs* (1 comprimé/litre, attendre 30 mn avant de consommer l’eau),
    - par Hydroclonazone* (1 cp/l, attendre 60 mn avant de consommer l’eau),
    - par Micropur forte* (1 cp/l, attendre 30 mn avant de consommer l’eau,
    - par de l’eau de javel à 12° Chl (3 gouttes/litre, attendre 60 mn avant de consommer l’eau).



    Attention :
    seuls 80 % des bactéries et virus sont détruits par ces traitements
    et les parasites y sont résistants.
    Pour la conservation de l’eau traitée,
    on peut utiliser des sels d’argent : Micropur*.
    Tous les fruits (y compris les tomates) qui ne peuvent être cuits
    doivent être épluchés (avec des
    mains propres) après trempage dans de l’eau traitée.
    Salades et fruits nons épluchables doivent être lavés dans une eau traitée.
    Ne pas consommer de cresson cru, glace, sorbet,
    crème glacée vendus à la sauvette .
    A noter : le risque de contracter une infection en se lavant les dents avec l’eau du robinet est minime.
    Toutefois, si l’eau est “douteuse”, il est préférable
    d’utiliser une eau traitée.


    L'eau de baignade

    Se baigner dans des lacs, dans des eaux stagnantes, marcher nues pieds vous expose à la bilharziose. C'est une maladie parasitaire due à la pénétration à travers la peau d’un ver, le trématode, appelé plus communément bilharzie.
    Trés répandue à travers le Monde, elle est présente dans 53 pays d’Afrique, de l’est méditerranéen et de la péninsule arabique. Il y aurait 100 millions de personnes infestées.



    A Madagascar on retrouve essentiellement :


  • Schistosome haematobium : à l'origine d'une bilharziose urinaire, essentiellement en Afrique et au Proche-Orient.

  • Schistosome mansoni : à l'origine d'une bilharziose intestinale, au Brésil et en Afrique sub-saharienne.



  • La bilharziose urinaire est présente dans la région de Majunga et dans la partie sud ouest de Diégo.



    La bilharziose intestinale est surtout présente dans le sud-est du pays et aussi dans la région de Tuléar (Sud) où existe également la bilharziose urinaire.


    Dans tous les cas, le cycle parasitaire fait intervenir un hôte intermédiaire, un mollusque vivant dans les eaux douces.
    Les larves de schistosomes sont libérées dans le milieu aquatique. L'homme s'infeste par simple contact avec les eaux douces (lacs, rivières, mares, fleuves), car le parasite peut alors traverser la peau saine pour aller se développer dans les vaisseaux sanguins. Les vers adultes vivent en couple dans les veines des sujets contaminés. La femelle pond, de facon continue, de nombreux œufs qui sont éliminés dans les urines et dans les selles.



    Les symptômes


  • Symptômes liés à une bilharziose urinaire (schistosomes haematobium) :

  • . Manifestations aiguës : fièvre, dysurie (difficultés à uriner), pollakiurie (mictions très fréquentes), hématurie (sang dans les urines).
    . Douleurs des reins, comme dans la colique néphrétique.
    . Signes génitaux chez l'homme : épididimyte (inflammation testiculaire), hémospermie (sang dans le sperme).
    . Fausses couches à répétition ou accouchements prématurés.
    . Stérilité.


  • Symptômes liés à une bilharziose digestive (schistosomes mansoni) :

  • . Manifestations aiguës : fièvre, diarrhée (avec glaires et sang dans les selles), vomissements.
    . Signes hépatiques : ascite (accumulation de liquide dans le ventre), vomissements sanglants pouvant révéler des varices dans l'œsophage, cirrhose.
    . Signes intestinaux : douleurs abdominales et diarrhée liées à des ulcérations ou à des kystes. Risque de complication à type d'appendicite ou d'occlusion intestinale.
    . Fibrose pulmonaire (toux, dyspnée), pouvant entraîner une défaillance cardiaque.


    Traitement curatif

    Il repose dans les pays industrialisés sur le praziquantel (Biltricide®), 40mg/kg en une prise, une seule fois : efficacité quasi absolue. Ce médicament n’est délivré en France que par une pharmacie hospitalière.

    Prévention individuelle

    - Eviter contacts cutanés (et bien sûr les bains) en eau douce stagnante dans les pays infestés.
    Les bains au milieu d’un fleuve ou d’une rivière ne posent pas de problème si l’on ne revient pas à terre par les berges (plongée à partir d’un bateau, d’une jetée…).

    - En cas de contact accidentel, s’essuyer avec une serviette le plus vite, le plus vigoureusement et le plus complètement possible.

     



    Publié à 04:05 le 20.04.2007 dans Sante et conseils
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    La turista

    Turista :

    la moitié des voyageurs y ont droit



    Près d'un voyageur sur deux souffre d'une turista, ou diarrhée du voyageur, lors de son séjour.






    La diarrhée du voyageur est un problème majeur des touristes et
    des résidents en pays tropical. Fort heureusement, cette affection plus gênante que grave
    est habituellement bénigne,
    mais elle peut parfois persister assez longtemps. La réhydratation en est le traitement principal et la prophylaxie repose essentiellement sur l'hygiène des mains et l'hygiène alimentaire.

    Généralités


    Contrairement aux idées reçues,
    la "turista" est rarement due
    aux changements de régime et de climat,
    aux épices ou à la fatigue du voyage.

    Elle est presque toujours d'origine infectieuse, bactérienne le plus souvent (colibacilles, Campylobacter, salmonelles, shigelles...) parfois parasitaire (Cryptosporidium, lamblias, amibes...), rarement virale ( Rotavirus, ...).

     


    Elle survient en trois à huit jours sans élément déclenchant apparent.
    Constituée de quatre à cinq selles non moulées, la turista est le plus souvent associée à des douleurs abdominales,
    à une sensation de malaise, à des nausées ou des vomissements.



    Elle ne présente aucun signe de gravité : les selles sont normalement colorées,
    sans glaires, ni pus, ni sang et il n'existe pas de fièvre.
    Par contre si un de ces signes est associé
    il faut immédiatement consulter un médecin.



    Comment prévenir ?


    La turista est presque toujours évitable si l'on suit scrupuleusement quelque mesures d'hygiène simples :

    -la consommation d'une eau potable (allez lire post sur l'eau)
    - se laver systématiquement les mains avant les repas et après être allé aux toilettes.
    En l'absence d'eau ou de savon, on peut utiliser un gel ou une solution hydro-alcoolique que l'on trouve en para-pharmacie.
    - le respect de la règle d'or :

    « Bouillir, cuire, peler ou laisser ».
    • Laver soigneusement les légumes consommés crus, peler les fruits.

    • Éviter les aliments exposés à l'air libre.

    • Bien cuire les viandes, les poissons les crustacés et les coquillages.

    • Les plats cuits doivent être consommés chauds.

    • Privilégier les œufs servis durs avec coquille intacte ou en omelette -très cuite.

    • Éviter les crudités non épluchés, les coquillages si vous ne connaissez pas leur provenance.

    Classification des aliments en fonction du risque de contamination

     
    Aliments à risque élevé

    Fruits de mer
    Poissons et viandes mal cuits
    Plats préparés consommés froids
    Glaces artisanales
    Crudités
    Fruits pré-épluchés
    Lait et produits laitiers
    Aliments avec traces de moisissures
    Eau du robinet, glaçons,
    Boissons non encapsulées.

    Aliments à faible (ou sans) risque

    Plats cuits consommés chauds
    Pain, biscuits et aliments secs
    Confiture, miel
    Fruits épluchés par le voyageur
    Eau et boissons encapsulées
    Eau décontaminée par ébullition (au moins une minute),
    désinfection chimique (efficacité imparfaite ; Aquatabs, Micropure Forte), filtration mécanique sur céramique (très efficace).



    Comment traiter ?
     
    LA REHYDRATATION ORALE
    En cas de diarrhée, la perte d'eau et de sels minéraux peut être importante. La déshydratation peut se révéler fatale, surtout aux âges extrêmes de la vie (enfants et personnes âgées), elle doit être obligatoirement traitée. La réhydratation orale ne concerne que les cas de déshydratation mineure ou modérée. Les déshydratations majeures et les cas de diarrhée associés à des vomissements sévères empêchant toute prise de nourriture ou de boissons par voie orale, doivent être hospitalisés afin de bénéficier d'une réhydratation par voie intraveineuse.

    La réhydratation orale se basera sur quelques conseils simples :

    • Il faut abondamment boire, 2,5l minimum que l'on ait soif ou pas. Les boissons doivent non seulement contenir de l'eau mais aussi des sels minéraux, on conseillera alors les jus de fruits, les boissons douces, salées ou sucrées. Dans tous les cas, les boissons seront préparées à partir d'eau bouillie ou chimiquement traitée. Il convient d'éviter les boissons alcoolisées, le café, le thé : ces derniers aggravent les douleurs abdominales et la diarrhée.

    • Il existe des solutions de réhydratation orale à reconstituer avec de l'eau bouillie ou traitée (Adiaril*, Alhydrate*,…). Leur formule de base dérive de celle préconisée par l'Organisation Mondiale de la Santé et contient tous les sels minéraux nécessaires à une bonne réhydratation. Elles sont fortement conseillées dans les diarrhées de l'enfant. leur reconstitution varie d'une marque à l'autre (voir les indications des fabricants) mais dans tous les cas, elles doivent être utilisées dans les 12 heures si elles sont conservées à température ambiante et dans les 24 heures si elles sont gardées au réfrigérateur.

    • Une bonne alternative aux solutions de réhydratation est le Coca-Cola décaféiné ou non, mais contenant impérativement des glucides (bannir le Coca-Cola "light"). Pour les personnes n'aimant pas les bulles, il peut être dégazifié par l'adjonction d'un sucre par verre.